Je suis le journal du hacker

Rédigé par Cyrille BORNE - - 1 commentaire

J'avais fait un article qui devait s'appeler, pourquoi je n'aime pas le journal du hacker et il me le rend bien dans lequel j'écrivais en gros ceci :

On me diffuse alors que je n'ai pas demandé mon avis. Cher public vous pourrez tout de même reconnaître que même si je suis pétri de défauts on ne peut pas dire que je fais des efforts pour me faire connaître et j'ai envie de maîtriser un peu le backlink vers chez moi même si vous pouvez trouver que c'est complètement surréaliste ou stupide. La justification dans ce qui précède est assez simple, je ne suis pas un inconnu, contrairement à un blog qui débute et pour qui le planet-libre ou le jdh sont des tremplins ou pour des gens qui veulent faire du trafic, j'estime de façon très humble qu'il ne faut pas se sentir obligé d'imposer du Borne en plus. A part énerver les gens ça n'apporte pas grand chose, si des gens multiplient des sources ils risquent de tomber sur un billet quatre fois dans la même journée sans pour autant que je sois responsable de sa propagation. C'est l'effet du retweet qui m'insupporte et qui m'insupportait quand j'avais un compte twiiter, les gars qui balançaient la timeline complète de Maître Eolas c'est faire offense à l'intelligence des gens qui ne sauraient pas qui est maître Eolas. Alors là vous allez dire, il se la pète mais dans le Libre francophone je fais partie des gens qui sont connus, je n'ai pas dit que c'était important ou bien de me connaître mais entre l'ancienneté, les billets à troll et quelques beaux tacles, il se trouve qu'on finit tôt ou tard par tomber sur moi sans qu'il soit nécessaire de remettre une couche. Le concept de plus du journal du hacker qui pointe un site sans avertissement, je trouve que c'est mal. D'une part ne pas commenter et se contenter du backlink c'est montrer qu'on fait un travail de fainéant, désolé mais faire un site qui recense masse d'articles et où les personnes ne sont pas foutues d'écrire un commentaire pour expliquer un peu ce qu'on va trouver, je trouve que c'est médiocre, d'autre part un blog comme le mien je pense qu'on ne peut pas l'indiquer un peu sans préciser son contexte : il s'agit d'un homme chauve de 41 et père de famille, un homme un peu étrange qui raconte un peu n'importe quoi pour s'amuser, il peut dire tout et son contraire, faire des pirouettes complètement folles pour dire qu'il a raison. Je pense que c'est à la responsabilité de celui qui fait un lien de dire où il envoie son lecteur c'est comme si je mettais un lien ici vers un truc particulièrement sale ou vers une vidéo d'un youtubeur Linuxien sans expliquer de quoi il en retourne.

Et puis sur le principe, je trouve que le jdh c'est un site qui s'appuie sur le travail des autres, ce qui finalement revient à mon introduction, demander l'avis des gens qui sont linkés. Vous me ferez remarquer qu'on écrit pour être lu et que 99.9% des gens se sentiraient honorés d'avoir un billet pointé sur une structure qui commence à prendre sa place dans le libre francophone. Malheureusement il se trouve et pour l'avoir constaté que les billets qui traînaient dans les lieux non habituels, comprenez les quelques blogueurs de mon âge avec qui je joue au ping pong par blog interposé, à part me retrouver avec une poignée de débiles qui vont intervenir dans un billet sans comprendre qu'il y a un cadre, ça ne m'intéresse pas, moi je veux du lecteur éduqué, je veux du lecteur qui lorsqu'il ouvre son billet bornien du jour sait ce qui l'attend, je veux du lecteur qui sait danser le MIA et qui sait même danser le MIA sur du Saez. Le reste, le lecteur de passage, le lecteur de mauvaise qualité, je le laisse aux autres ceux qui préfèrent à la qualité le nombre. Oui lecteur Bornien tu as du mérite et sache que tu es un bon lecteur, et que tu peux hurler haut et fort, non mais attends moi je lis Cyrille BORNE et je m'énerve même pas, ça t'ouvrira des portes, dans certains monastères c'est une épreuve, lire trois billets sans broncher. Même si au jdh je pense qu'on n'a pas compris cette subtilité qui, je dois le dire ne doit pas s'appliquer à grand monde, on fait l'effort de ne pas me linker et je remercie le jdh pour ça car il faut bien comprendre et de façon très sérieuse que quand bien même ça me rapporterait 200 lecteurs de plus sur un billet ça me rapporterait certainement 200 fois plus de problèmes.

J'allais jusqu'à maintenant une fois par semaine sur le site pour voir si je trouvais des articles pertinents, c'est le cas, j'en ai trouvé plusieurs. Je me suis abonné depuis quelques jours au flux RSS, et j'en suis satisfait, les gens se font vraiment violence pour trouver des billets et faire découvrir des blogs. Alterlibriste the last possesseur de ZTE OPEN C on earth a poussé notre ami Arnaud Minable qui n'est autre que le gars qui m'a fait découvrir le monde des Optiplex, je trouve que c'est bien, ça permettra à son blog de décoller. Et puis j'ai envie de dire d'ailleurs que quand on voit la liste des participants, on retrouve des gens connus, des gens bien, je profite donc de leur force de veille pour enrichir la mienne.

Pourquoi ce billet ?

Parce que je suis honnête. J'utilise le service alors que j'ai craché dessus, j'aurai pu jouer les fourbes et l'utiliser en cachette, ce n'est pas le genre de la maison. Ce qui précède n'est en aucun cas un méa culpa mais j'apporte quelques précisions sur un billet qui a été écrit en 2015 et qui a été nettoyé comme tous les billets antérieurs à 2016 :

  • ma situation personnelle n'a pas changé en un an et demi, je considère toujours que me faire apparaître dans ce genre d'appareil c'est relayer des billets qui seront perçus comme une provocation. Ma liberté d'expression m'autorise bien sûr à les écrire, à les partager mais de la même manière que certains sites sont interdits aux moins de 18 ans, je considère qu'il y a des sites que certaines personnes ne devraient pas lire. Je doute par exemple qu'il est sain de recommander à un électeur de droite convaincu la lecture du canard enchaîné. Si on mettait le canard enchaîné de façon régulière dans la boîte de cet électeur, il y a de fortes chances pour qu'il s'agace. La logique voudrait qu'il s'agace non pas contre le canard enchaîné mais contre celui qui le dépose dans sa boîte aux lettres chaque matin, malheureusement on sait qu'il ira gueuler directement sur le canard sans passer par l'intermédiaire. Je souhaite donc que chaque "rédacteur" du jdh réfléchisse à deux fois avant de poster, on n'ira pas penser, je l'espère, que je m'acharne mais quand je vois des articles de Frédéric qui apparaissent dans le jdh, celui qui envoie le lien prend quand même le risque d'énerver des propriétaires d'une distribution quelconque, que ça parte en sucette et lancer Frédéric dans une nouvelle tournée d'adieu de quinze jours.
  • le jdh est un facilitateur dans une veille que je fais de moins en moins, mon lecteur RSS a tendance à s'appeler Google. Je découvre des sites au fil de mes recherches, les sites auxquels je suis agrégé écrivant de moins en moins ou ayant disparus, je ne vais pas vivre dans l'angoisse d'aller chercher de l'information en permanence histoire d'avoir plus de 40 flux dans mon Kriss Feed, merci donc le jdh de travailler pour moi.
  • le jdh permet à des gens qui le veulent de mettre en avant leur site et de le faire connaître, pas évident de commencer un blog en 2017 et certains pourraient se décourager de ne pas avoir beaucoup de lecteurs ni de commentaires, un sentiment d'inutilité sur le postulat qu'on lit pour être écrit.

En conclusion car il faut bien conclure, j'ai déjà fait long, il faudra garder tout de même dans un coin de tête que le jdh n'est rien sans les écrits des autres, une position intéressante car elle force la communauté à se transcender mais elle prend le risque de se retrouver dans la même situation qu'un gars qui voudrait se lancer dans la chasse aux mammouths, manquer assez rapidement de matière première dans ce monde où l'écrit meurt.

Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis

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x360 dans la douleur

Rédigé par Cyrille BORNE - - 7 commentaires

Au lycée une gamine avait laissé son ordinateur de la région en panne, après plusieurs relances, plus d'un an et une démission, l'ordinateur est resté dans la placard. Vous connaissez les théories Borniennes du, on va pas gâcher, un collègue m'a demandé si on pouvait récupérer. Première étape, le diagnostique de la panne. La région a fait un excellent choix avec ce modèle de HP, il se trouve que très régulièrement et quand je dis très régulièrement, c'est très très régulièrement, le SSD est mort. C'est donc cette panne que j'ai pu diagnostiquer sans souci. Seulement quand on fait pas les choses à moitié, on colle ça dans la machine.

oh mon dieu, je n'ai pas mis de vernis !

Il s'agit comme on peut le constater d'un SSD qui n'est pas en taille standard, c'est à dire du 2.5. Si on fait une recherche sur exactement le même produit, on se retrouve avec un bidule vendu quand même à 60 € sur ebay dans des endroits plus ou moins obscurs et pas en France. La moralité c'est que le collègue a renoncé à la réparation mais la faute à coup de chance, il m'a montré Lordi de son fils, Lordi qui aurait été bercé à côté d'un mur. Du fait d'avoir la machine dans un état vraiment dégueulasse, j'ai proposé tout simplement de basculer les SSD de l'un à l'autre sachant que la casse matériel n'est pas prise dans la garantie offerte par la région, la dalle était fendue donc autant y aller franco. La machine se démonte assez simplement, il y a par contre deux vis qui sont sous les caches en plastique qu'il faudra retirer, on arrive à ça :

J'ai d'ailleurs compris pourquoi ils avaient fait le choix de ce format de SSD, si vous regardez la partie noire plus haut, on a l'impression que c'est un emplacement 2.5 pour un SSD mais en fait il s'agit de la prolongation de la batterie. C'était une des modifications qui était promise pour cette machine afin d'avoir une autonomie supérieure pour des élèves qui seraient dans une utilisation régulière et intensive. Et la batterie parlons en, comme j'ai fait mon montage, démontage pendant un contrôle d'informatique d'où les pieds des élèves en train de faire du tableur, les élèves, pas leurs pieds, j'ai remis directement Lordi à mon collègue qui m'a dit qu'il ne chargeait pas. On obtient de façon plus précise le message branché mais pas en charge. Les solutions, qu'on peut trouver sur le net :

  • supprimer dans le gestionnaire de périphérique puis relancer
  • flasher le bios
  • débrancher la batterie, rebrancher la batterie

Aucune de ces solutions n'a fonctionné, on peut supposer que la batterie après être restée plus d'un an dans le placard a fini par se polariser dans l'autre sens. J'ai donc récupéré la batterie dans le portable dégueulasse, démonté et remonté, ça passe. On peut d'ailleurs voir la batterie sortie comment ça fait bizarre et surtout se dire que pour la remplacer, il faudra prendre sa version standard et donc moins puissante. On remarquera que sous l'emplacement de la batterie, il n'y a plus de connecteur SATA au cas où on aurait été joueur pour mettre du 2.5 dedans.

J'ai souvenir qu'à une époque et moi le premier, on pensait que l'ultraportable c'était forcément de l'obsolescence programmée avec des appareils qui ne se réparent pas. Force est de constater que la batterie n'est tenue que par 4 vis et une nappe, faut pas être nécessairement Cyrille BORNE pour changer une batterie sur un ultraportable.

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Lulu

Rédigé par Cyrille BORNE - - 8 commentaires

Lulu c'est le triple album de Saez qui vient de sortir et finalement la meilleure des synthèses c'est cette critique de Télérama, une critique dégueulasse, assassine, facile, mais malheureusement pas si loin de la vérité. Saez s'est lancé dans un concept de crowdfunding qui englobe, albums, tournée de concert, un packaging en quelque sorte mais vraiment en quelque sorte. En fin de l'année 2016, il sort la première partie et si certaines chansons sont vraiment de pures merveilles, il y a une gêne, la répétition, à la limite de l'obsession. L'album est écrit en réponse aux attentats et on tourne sur cinq chansons avec pas loin du même texte, la même idée, les mêmes mélodies d'ailleurs dont certaines qui font penser à de précédents albums. C'est discutable. Comprenez que si vous lisez du Michel Houellebecq, sans dire que vous lisez le même bouquin à chaque fois, vous avez quand même le style d'un gars très imprégné dans ses obsessions. Je pourrai d'ailleurs pousser la comparaison avec moi-même, il m'arrive de faire des billets qui sont similaires, comme si j'avais besoin de récrire quelque chose de façon régulière pour être sûr de l'avoir bien dit. Et puis il ne faut pas se mentir, je pense qu'on finit tous à tourner en rond à raconter plus ou moins les mêmes conneries, le renouvellement passe ailleurs, par de nouvelles passions, de nouvelles expériences.

On arrive donc avec ce Lulu, qui se veut un triple album et le "malaise" est bien présent, avec un nouveau qui s'installe, la sensation de puiser dans mistral gagnant de Renaud en boucle, pas que Renaud d'ailleurs, du Brel à tous les étages. Je trouve qu'à cette sensation de déjà vu se rajoute une vulgarité exagérée quand l'auteur est capable de faire des textes magnifiques, et enfin un manque de rock, je suis un grand fan de pilules ou de cigarettes.

Vous ne me verrez pas écrire Saez c'était mieux avant. Saez c'est pour moi un véritable artiste, le gars qui calcule pas, et si à un moment il fait six fois la même chanson, s'il fait des textes outranciers, je ne peux que regarder et respecter, même si on sent que l'artiste n'a pas l'air d'aller bien, ça s'accompagne sûrement du côté autodestructeur des "vrais", les gars écorchés, Mano Solo en faisait partie. Cette lassitude, cette fatigue, ce malaise, enfin ce qu'on voudra, j'ai l'impression de le voir palpable sur scène. De plus en plus gros, de plus en plus statique, même s'il n'a jamais été très expansif, une sensation d'ennui.

J'écrivais dans le billet sur le micro d'argent que nous sommes désormais dans une période où l'on n'attend plus rien. Même si je ne suis pas emballé par ce dernier album, comme je n'étais pas emballé par Messina, mais pas déçu, ce serait comme être déçu par un animal, l'animal fait ce qu'il a à faire par instinct, je continue d'attendre le prochain Saez car Saez c'est le gars qui peut faire n'importe quoi, il n'a pas de plan de carrière, il n'a pas de calcul pour faire plaisir, il fait son job, être lui-même et je pense que ça doit pas être facile tous les jours.

Et puis quand tu entends ça, le Damien tout seul avec sa guitare, ou même à capella face à un public silencieux qui n'ose même pas chanter en coeur, face à un texte tellement magnifique que tu n'aurais jamais imaginer l'écrire, tu sais même pas comment finir ton billet, presque honteux.

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Demain c'est vraiment pas si loin

Rédigé par Cyrille BORNE - - 13 commentaires

La campagne présidentielle, enfin ce qui ressemble à la campagne présidentielle est quand même franchement pathétique. D'ailleurs ce n'est pas le mot campagne qui est adapté, nous sommes face à une succession d'affaires qui élude complètement le reste et pourtant le reste il faudrait quand même en parler. L'emploi, la sécurité, la bouffe, l'école, tous ces thèmes qui forment notre quotidien mais pas seulement, la relation des français avec les politiques. Ma génération, qui fait encore semblant de s'intéresser à l'actualité ne peut que constater le drame, que ce soit Fillon qui est quand même franchement dedans, le ministre qui vient de démissionner après avoir fait bosser ses filles de 16 ans, et puis pourquoi pas Jacques Cheminade qui montre son incompréhension du monde avec le refrain sur le jeu vidéo. Que penser par exemple d'un Macron qui veut nous faire sauter le portable mais qui veut aussi relancer le service militaire, un service militaire de un mois. En un mois le gosse qui vit avec son téléphone portable, qui est insolent qui vient de passer en gros 16 ans dans les mailles du filet scolaire va apprendre à lire et à devenir un petit soldat de la nation, se lever et faire son lit au carré à 6 heures du matin. En fait Macron devrait transposer cette idée à l'éducation tout simplement et nous envoyer les billes pédagogiques, car à ce niveau là c'est du miracle, certains parents me font signe aussi de leur intérêt.

C'est moche. Mais en fait c'est encore plus moche que ce qu'on peut imaginer. La notion de responsabilité, celle que veulent embrasser ces gens, et bien curieusement à une petite échelle les gens fuient. En 2014 on s'inquiétait déjà de voir qu'il manquait des candidats pour certaines municipalités. Ah ben c'est sûr c'est pas la grosse municipalité mais la petite, celle où l'indemnité de maire n'est pas assez importante pour s'arrêter de travailler mais où par contre les responsabilités sont suffisamment importantes pour vous envoyer en prison si un gamin qui se pend aux barres de foot se casse une jambe parce qu'elles ont cédé sous ses assauts. Le problème que je souligne ici pour les mairies, je n'ai pas besoin d'aller en fait si loin, il suffit de regarder dans mon quotidien. Désormais dans les écoles, c'est souvent la petite dernière qui se retrouve directrice, ou le petit dernier. Pourquoi ? Parce que pour 200 € par mois, les gens n'ont pas envie d'en faire encore et encore, toujours plus et encore plus. Oui il y a de façon indiscutable, pouvoir et pouvoir, et ce qui est certain c'est qu'il faut réellement que la mise soit importante pour avoir envie de prendre le risque. Tiens même à mon niveau, j'ai accepté à contre coeur la place de prof principal, nous sommes au moins deux à rendre le tablier l'an prochain et préférer consacrer son temps à autre chose.

Ma génération a été fortement politisée. Les manifestations étudiantes, 1981, l'Europe, j'ai souvenir à l'époque que ceux qui avaient 18 ans en terminale nous racontaient qu'ils allaient voter pour ou contre Maastricht. Moi-même je me souviens que très rapidement âgé de 18 ans, j'ai voulu ma carte d'électeur parce qu'à l'époque ça avait du sens. Bien sûr, les trafics d'armes, Pasqua, la corruption, on y était en plein de dedans, c'était pas forcément mieux avant mais j'avais 20 ans de moi, et quand tu as cet âge là tu penses encore qu'on peut changer le monde avec ton bulletin dans l'urne. Enfin ça c'était il y a 20, aujourd'hui les choses sont différentes.

En seconde, des élèves de 15 à 16, mon collègue d'histoire géographie a voulu faire un peu d'actualité et a présenté les différents candidats de l'élection aux élèves. C'est une catastrophe, ils font la confusion entre les partis politiques, ne reconnaissent pas les gens. Catastrophe ? Vraiment ? Peut être pas tant que ça. A force d'entendre leurs parents de ma génération dire que la politique c'est pourri que c'est que des corrompus, il y a forcément un désintéressement qui est évident. Pourquoi on va s'intéresser à des escrocs, bandits, voleurs, tout ça. Et puis je pense qu'il est en train de s'ancrer deux tendances fortes. La première c'est le désintéressement pour le monde qui nous entoure pour ne se consacrer qu'à la sphère et aux petites histoires. La journée ils passent leur temps ensemble, le soir ils prolongent par les réseaux sociaux, ils ne peuvent pas être partout et ne déconnecte jamais de leur petit univers pour rester sur ce qui les intéresse, concerne vraiment. J'aurai tendance à leur jeter de moins en moins la pierre, mon ouverture sur le monde en prend de plus en plus un coup, j'essaie de plus en plus de comprendre mon territoire. La différence est tout de même palpable, car en fait ce qui m'intéresse n'est pas la "petite histoire", mais l'économie, les commerces, la politique, cela fait trois ans que je suis à Saint Pierre, je ne connais même pas le nom du maire. Le second point c'est certainement le fait que cette génération est en train de comprendre que de plus en plus on peut se passer du pouvoir politique, qu'on doit faire les choses par soi-même. Il n'y a qu'à voir l'explosion de l'uberisation de l'économie pour se dire qu'on n'attend pas les 15 ans pour développer un tel modèle mais je pense que c'est désormais acté, le pouvoir est ailleurs.

Quand on évoque la notion de sixième république, je crois que c'est un fait. Les jeunes d'aujourd'hui, je ne les vois pas reprendre les commandes d'un système pareil. Sans tomber dans l'Arpinux qui pourrait évoquer l'anarchie, la révolution ce genre de choses, le système actuel ne fonctionne pas et les futurs votants ne pourront pas rentrer dans le moule des aînés. On a pourtant besoin de gens qui s'impliquent, on a pourtant besoin de gens qui s'engagent et pas que pour l'argent mais bien pour le bien être collectif. Il devient urgent que le pouvoir change de main et qu'on trouve autre chose, quoi je ne sais pas mais vite car demain c'est vraiment pas si loin.

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Le réseau qu'il te faut

Rédigé par Cyrille BORNE - - 7 commentaires

Je pense qu'on peut affirmer sans trop se tromper qu'on a gagné perdu la bataille du libre. J'espère que vous admirez l'engagement. Le libre on a gagné la bataille technique de façon indiscutable, Linux est partout même dans Android, Libreoffice est utilisé par des tonnes de gamins, on peut dire qu'il ne doit pas y avoir grand monde qui dans sa journée n'est pas confronté à un logiciel sans le savoir d'ailleurs, mais comme tout le monde s'en fout je dirai que ça n'a pas grande importance. On a par contre indéniablement perdu la bataille sur deux fronts : la maîtrise, le librisme total. A une époque on avait des idées, à une époque on osait liberté, on avait envie de croire qu'on pouvait totalement échapper à la matrice et n'avoir que des solutions libres, aujourd'hui tu as un gars comme Nitot qui explique qu'on est traqué comme des bêtes mais que vous pouvez liker quand même sur Facebook. Pour avoir été un intégriste du libre, je peux vous dire avec du recul que c'est très très très con et que la véritable liberté c'est celle de pouvoir choisir. Ce n'est pas honteux d'avoir un facebook, ce n'est même pas honteux d'avoir un compte instagram, néanmoins on peut toutefois s'interroger sur la pertinence d'en avoir ou pas. Je termine tout de même ce que j'ai commencé, la maîtrise, on ne maîtrise rien, même le plus foufou des libristes quand il allume son ordinateur, il est pétri de technologies hardware propriétaires, les routeurs par lesquels il passe sont Chinois avec six ou sept tonnes d'espions et j'en passe.

Utiliser donc des réseaux sociaux ce n'est pas sale, mais à mon avis à un minimum de trois conditions :

  • en avoir une véritable utilité,
  • ne pas y être trop attaché
  • avoir du recul sur les contenus

Vous noterez qu'à pas grand chose on est dans le paradoxe. Si c'est vraiment indispensable, alors on ne peut pas s'en détacher. Je vous donne un exemple, je suis devenu utilisateur de Trip Advisor qui est le réseau social du "voyage", qui permet de commenter le resto, le musée, ou tout ce qui est en lien avec votre déplacement. Quel intérêt ? Il est double pour moi. D'une part quand je vais quelque part ça me permet d'avoir une opinion globale d'un lieu et c'est pas trop faux. D'autre part ça me permet de mettre en avant les endroits qui sont bien. C'est le nouveau Cyrille, je vois du positif en chaque chose, et c'est ainsi que j'ai valorisé une pizzeria dans mon coin qui est ouverte à l'année, ce que j'estime être l'équivalent d'un service public (voir mon baratin sur Saint-Pierre et l'enclavement à l'année). Le recul est forcément nécessaire et ce pour les raisons qu'on connaît. Ce sont les gens qui sont les plus mécontents qui gueulent toujours plus fort que les autres, certains se livrent réellement à un jeu de quilles tant le défouloir est intense, on voit d'ailleurs souvent les commerçants répondre et je trouve que c'est bien. Il s'agit d'un site commercial, qui doit gagner de l'argent, il y aura donc nécessairement des éléments que je ne maîtrise pas : est-ce que tous les avis sont mis en avant ? Est-ce qu'un commerçant peut faire supprimer des avis s'il monnaye ? Enfin, pas d'attachement particulier, si demain trip advisor disparaît ce n'est pas un drame en soi, on peut d'une part imaginer que compte tenu du créneau très porteur ce sera un équivalent, que d'autre part rien ne m'empêchera de passer la porte d'un restaurant à l'ancienne, en regardant simplement la carte. Ce qui est important ici c'est de comprendre que l'enjeu dans mon utilisation est minime, que contrairement au Nutella ou à Cyrille BORNE pour d'autres (j'ai les noms), demain je peux arrêter quand je veux.

Je n'ai pas de compte Facebook, je n'ai pas de compte Twitter, je n'ai pas de compte Linkedin, pinterest, je n'ai pas grand chose, en social j'ai github qui reste du social, tripadvisor comme précisé plus haut et humhub mon réseau social privé et puis j'ai surtout mon mail et mon téléophone. A une époque on invitait tout le monde dans ma fédération privée agricole à ouvrir des comptes Linkedin, c'est un mauvais calcul. La majorité de nos élèves ne feront pas des études longues et n'auront donc pas le réflexe d'aller s'inscrire sur un réseau où l'on a plutôt des cadres. Si on veut vraiment rester en contact, il paraît évident que c'est avec un compte facebook qu'on aura le plus de chances de taper dans le plus grand coeur de cible. Je pourrai par exemple envisager de créer un compte facebook mais de trier uniquement par intérêt mes élèves. Par exemple conserver dans mes contacts tous mes élèves de la filière viticole qui à terme reprendront l'exploitation parentale et seront donc des lieux potentiels pour placer mes futurs stagiaires. Avec un positionnement géographique tel que le mien, à savoir vivre à 50 km de mon lieu de travail, avec mon statut de professeur de mathématiques qui porte la casquette d'informaticien, je n'ai finalement que peu d'intérêt à me lancer là dedans, avoir un blog informatique a plus de sens, travailler mon réseau au sein de mon organisation a plus de sens, je n'ai donc pas à l'heure actuelle d'intérêt particulier dans les réseaux sociaux qui me sont proposés. D'autres bien évidemment, des ingénieurs qui sont dans une recherche d'emploi plus ou moins permanente, verront dans Linkedin un indispensable, les jeunes n'envisageront pas leur quotidien sans utiliser un compte snapchat ou facebook. Un professionnel quant à lui de la communication, ou disons quelqu'un qui a besoin de marquer son territoire sur internet ne pourra pas baser sa communication intégralement sur les réseaux sous peine de les voir disparaître et avec eux sa stratégie, si bien que l'internet tel que nous le connaissons n'est pas encore mort.

L'explication tu titre vient d'ici, il s'agit d'une chanson de Leeroy ancien de Explicit Samouraï et du Saïan Supa Crew.

A n’importe quelle saison, aux quatre points cardinaux
Quelque soit la façon j’ai le son qu’il te faut
Peu importe tes qualités, peu importe tes défauts
Qui que tu sois j’ai le son qu’il te faut

Cet article fait réfléchir, enfin c'est un bien grand mot, à son investissement chez les autres. Lorsque vous alimentez votre profil facebook, que vous échangez, vous partagez des photos, bien sûr vous travaillez pour vous mais vous travaillez aussi pour facebook et pas qu'un peu. Un réseau social tire sa force de ses contributions, de leur nombre, de leur qualité, de ce qu'on peut en tirer. Par extension, si vous faites le choix de participer à une communauté, d'alimenter son forum, d'alimenter son wiki vous vous placez dans une position qui est quasiment similaire, un peu comme l'oeuf ou la poule. Dans Facebook ou un réseau social en alimentant le réseau, vous vous "aidez" et vous aidez le réseau, en alimentant un site internet conventionnel, vous aidez le site et vous espérez que plus le site sera attractif, plus il y aura de monde qui à son tour viendra apporter sa pierre à l'édifice et potentiellement vous aider.

Ce qui précède peut s'appliquer globalement, à une nuance tout de même : l'engagement. Vous cultivez votre profil Facebook, vous travaillez pour facebook par effet de ricochet mais sans la ferme intention de rendre service à Facebook. Je cultive mon profil trip advisor pour mettre en avant des lieux que j'apprécie je ne le fais pas pour trip advisor. Si par contre vous alimentez un site, vous le faites pour le site si bien qu'on passe de l'autre côté du miroir : l'engagement.

Framasoft l'association de bolcheviques armés de taggliseur pour les gens à la pensée alternative vient de mettre son annuaire au goût du jour.

Pour tous ceux qui ont démarré le logiciel libre il y a plus d'une décennie, cet annuaire a été pendant un bon moment la référence pour ceux qui cherchaient un logiciel libre. L'annuaire est collaboratif et permet à tout un chacun de créer son compte et d'alimenter en fiches, afin d'enrichir le site. Des sites de ce genre il en existe à la pelle, notamment le très propriétaire, complet et international alternativeto.net. Si j'avais quelques intérêts à voir réussir le logiciel libre, si j'étais encore de la partie, alors je participerai certainement à ce nouveau portail pour renforcer la présence francophone de Framasoft, n'étant qu'un trolleur isolé vous comprenez que je ne ferai bien sûr absolument rien. Si par contre vous en êtes, que vous cherchez à vous engager, ce n'est pas la plus mauvaise idée.

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