Cyrille BORNE et Associés

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2013 janv. 26

Le logiciel libre, les bonnes intentions, et ceux qui remportent les marchés

Il y a quelques temps de cela, j'avais présenté la circulaire de Jean-Marc notre premier ministre qui expliquait qu'on allait mettre du logiciel libre de partout, que ce serait formidable. Fleur Pellerin qui après avoir puni Free tente de se faire une réputation à la NKM ce qui n'est pas simple parce que NKM c'est quand même la sœur de PKM et PKM est un grand nom de l'informatique francophone, a déclaré dernièrement que les logiciels libres c'était trop bien ce qui est un bon début pour se faire un nom chez les Geeks. Dans la réponse faite à un député on peut lire :

  • Le modèle du logiciel libre repose sur le droit pour un auteur de divulguer son logiciel avec son code source et d'accorder à tous le droit de les utiliser, de les copier, de les adapter et de les redistribuer, en version originale ou modifiée. Oh je connais les lois du logiciel libre
  • Elles garantissent le droit d'utiliser, de modifier et de redistribuer le code source d'un logiciel. Oh oui je les connais bien
  • Chacun peut ainsi s'approprier la connaissance accumulée, l'enrichir de son propre savoir et en faire profiter la communauté. Je les connais tellement bien que j'en sors les utopies
  • En outre, la gratuité très répandue des logiciels sous licences libres contribue à leur diffusion au plus grand nombre. Ce qui éviterait quand même aux élèves de faire du Warez sur des licences payantes du genre Microsoft Office
  • Ainsi, avec le modèle du logiciel libre, nul ne peut être exclu de l'accès au savoir et de l'accès à la consommation. Sauf si l'on utilise des formats propriétaires qui ne sont pas lisibles
  • les logiciels libres peuvent jouer un rôle moteur pour assurer un plus large accès aux données publiques ; En particulier, ils mettent le plus souvent en oeuvre des standards ouverts qui garantissent l'accessibilité aux données et leur réutilisation ; - les logiciels libres sont des facilitateurs du développement de l'administration électronique ; C'est ainsi notamment que la connaissance de leur code source et la possibilité qui est offerte de les modifier vont dans le sens d'une interopérabilité entre systèmes, un enjeu majeur de l'administration électronique Tu as bien retenu la leçon, peux tu dire le mot Linux ?
  • les logiciels libres présentent également des avantages certains pour la maîtrise des dépenses informatiques de l'État. Il est sûr que si l'on fait les économies des licences et si on appliquait ce que demande la circulaire Ayrault à savoir participer financièrement aux développements des logiciels libres tout le monde y serait gagnant.

Quand on lit un tel message, on se dit que la ministre de l'économie numérique a réellement tout compris au logiciel libre, ses enjeux philosophiques, ses enjeux économiques, voilà il n'y a plus qu'à.

Cette semaine on pouvait lire sur Framasoft : Tour de France du Numérique pour l'Éducation ou pour Microsoft ?. L'article est écrit par aka, il y a les mots Café Pédagogique dedans et Microsoft ce qui veut dire que ce n'est pas objectif, c'est comme si je devais écrire un article objectif sur RMS ou sur Mandriva, je me sentirai dans l'obligation d'en faire un peu trop. La parabole qu'il fait d'ailleurs avec Lance Armstrong confirme un peu mon propos quant au parti pris de l'article, fallait l'oser celle-là. La critique est bien sûr simple, des gosses avec des outils Microsoft, oh regarde professeur comme j'ai l'air heureux avec ma tablette Surface que j'ai achetée à 600 € pour faire des activités pédagogiques qui ne m'apprendront pas à lire, mais c'est pas grave j'ai les pieds dans le 2.0 et peut être même dans le 3.0. Comme le fait à juste titre remarquer aka, on a beau vanter les mérites du logiciel libre, montrer qu'on a bien compris ce qu'il représentait, si c'est sur le terrain faire la promotion des outils Microsoft, on a certainement raté quelque chose.

Ce qui pose tout de même problème dans l'article d'aka c'est qu'il ne s'interroge pas sur les moyens qu'a le logiciel libre pour faire le travail de Microsoft, comment peut s'y prendre le logiciel libre pour faire le même manège que Microsoft, les stickers, les cadeaux, les jolies affiches. Alors effectivement si on fait venir RMS pour faire deux heures de conférence devant des profs qui ne sont pas éclairés au logiciel libre, avec des enfants qui vont essayer de sauter sur les genoux de RMS en pensant qu'il s'agit du père Noël, la situation risque d'être un peu complexe. Plus sérieusement à la lecture des propos de Fleur et de Jean-Marc, il s'agit là d'une volonté de l'état, ce serait donc à l'état de faire le nécessaire pour faire respecter sa volonté. La problématique comme vous avez pu le constater c'est que de l'argent actuellement on en n'a pas, des idées comme toujours, des moyens pour les réaliser c'est une autre histoire.

Un état qui n'a donc pas les moyens de réaliser, des entreprises aux techniques commerciales agressives qui ont l'opportunité de s'adresser aux plus grands pigeons du marché : les enseignants. Depuis que je suis à Clermont l'Hérault je suis indispensable. Ce n'est même pas de l'égo démesuré d'écrire ceci, j'ai mes collègues qui me lisent et qui ont l'habitude de me pratiquer, l'égocentrisme avec, je suis incontournable. Pas une journée sans une demande pour un conseil d'achat, une utilisation d'un logiciel, enfin la routine de l'informaticien, les élèves viennent me voir aussi. J'ai parfois l'impression d'être un peu le sage en haut des cinq collines, qu'on cherche pour entendre la bonne parole, sauf qu'il faut me courir après car j'ai toujours quelque chose à faire. Je ne vous ferai pas la publicité traditionnelle sur mes réalisations mais allons y quand même, mon lycée c'est le lycée de rêve du Linuxien, debian à tous les étages, les enseignants qui ont leurs ordinateurs sous Windows 7 mais c'était vendu avec travaillent avec des logiciels libres comme Libreoffice, tout le monde sait ce que c'est Linux dans le bahut. A terme et dans ma volonté de conquête du territoire, je suppose qu'un ou deux autres établissements du coin finiront par adapter la même stratégie, et que dans 15 ans quand tous les établissements agricoles seront tous sous Linux, on pourra reparler de ma nomination à l'ordre du mérite national agricole. Comprenons donc que sans des gens comme moi, oui je sais c'est affreux pour les gens qui me détestent, le libre ne peut pas avancer, les profs qui décident de passer sous Libreoffice, qui utilisent Geogebra, ces parents d'élèves qui vont installer bénévolement des Linux dans les écoles de leurs enfants, ces techniciens un peu éveillés qui ont envie de se faire violence. Si des gens comme moi ne sont pas dans la place, que se passe-t-il, on signe pour des milliers d'euros au premier commercial Microsoft qui passe et c'est normal, on ne peut pas demander aux chefs d'établissements, aux professeurs d'être des experts en tout. Le fonctionnement des initiatives libres ne peut se faire que s'il y a une prise en charge, on sait chez moi que si tout saute ou que si le portable truc ne se connecte pas au wifi ou si l'on ne voit plus les fenêtres dans la barre des taches que quoi qu'il arrive sous 24 heures c'est réparé.

Il y a donc là une interrogation quant à l'accompagnement du logiciel libre et surtout qui accompagnerait. Qui connaît les entreprises qui proposeraient ou qui seraient à même de proposer un service similaire à celui de Microsoft ? Personnellement il ne m'en vient que trois à l'esprit, Linutop dont je trouve les produits trop chers mais comme je le précise de façon systématique, je ne suis pas dans la même démarche du tout en un qui marche, ryxeo qui me semble-t-il ne propose que des solutions logicielles et pas du hardware, aytechnet qui a fait tous les sites internet de la Châtaigneraie dans le Cantal et qui est dernièrement intervenu sur mon Ipfire laissée dans mon précédent lycée. Alors que le libre mine de rien au travers des blogueurs, de certains sites phares comme Framasoft ou Linuxfr a une visibilité peu commune qui ne cessera de s’accroître en ces temps de crise, il n'existe aucun portail spécifique à l'éducation, qui énumérerait les solutions pour devenir libre, faisant référence aux techniciens libres à travers la France, etc ...

On ne peut donc jeter la pierre aux enseignants qui démarchés Microsoft utilisent des produits Microsoft car ils ne comprennent pas les enjeux du libre. On ne peut pas jeter la pierre à Microsoft qui a les moyens d'avoir des commerciaux et qui légitimement signe des contrats, il faut bien vivre. On peut jeter la pierre à l'état qui n'a pas compris que parfois pour gagner de l'argent, il fallait en dépenser un peu, l'embauche de référents spécialisés dans les technologies libres et du pas cher de façon générale dans toutes les académies pour donner une vision globale et faire de vraies économies. On peut jeter la pierre à la communauté libre francophone qui n'a pas fait un portail géant de l'éducation avec du logiciel libre accompagnée d'un annuaire des professionnels du libre à travers la France.

Même si l'on connaît les dérives de la centralisation, des trop gros qui retournent leur veste en laissant tout le monde sur le carreau (Ubuntu, Mandriva, voir les épisodes précédents), le morcellement de la communauté française montre que cela bloque tout de même lors de la réalisation de projets d'envergure nationale où nous serions tous gagnants. Le libre a malheureusement toujours fonctionné ainsi, il ne faut donc pas s'étonner dès lors que malgré les bonnes intentions les sociétés aux formats propriétaires remportent les marchés à la fin.

2013 janv. 14

Un peu de pédagogie

L'année pour l'instant se déroule plutôt bien, tout n'est pas parfait bien sûr mais j'ai connu pire, le problème principal c'est comme toujours de courir dans toutes les directions, la dispersion.

J'ai ramassé les cahiers chez les "petits" (4ème et 3ème) et cette fois je note. Je m'étais toujours refusé à noter car j'estime qu'il est normal d'avoir un cahier propre, mais on en est là, cela me permet de valoriser aussi les gens qui font régulièrement leur travail. Le travail à la maison je l'ai souvent évoqué, c'est quasiment mission impossible, il faudrait noter à chaque fois, punir tout le temps etc ... Les devoirs sont en ligne, si à 14 - 15 ans un enfant n'est pas capable de prendre ses responsabilités et faire le travail qu'on lui demande, que les parents le fassent, à part les rares familles qui n'ont pas internet, on peut contrôler facilement ce qu'il y a à faire, l'équipe jouant pleinement le jeu, tout est en ligne. C'est d'ailleurs dommage que scolinfo notre ENT ne fournisse pas de statistiques de connexion ça m'aurait intéressé de voir qui se connecte. Pour exemple la semaine dernière j'ai informé les élèves qu'il n'y aurait pas sport par le biais de scolinfo, plus de 25 élèves en tenue de sport sur 31, un seul était au courant les autres avait le jogging dans le sac ... Nous avons démarré en retard l'ENT pour cause de problèmes techniques avec la société éditrice et on le paye un peu dans les habitudes, il faudra je pense quelques temps pour que ça s'installe dans les mentalités, mais quel outil indispensable, cela fera partie des enjeux de l'an prochain pour "forcer" les familles à se connecter pour venir pointer de façon régulière les informations au point peut être de cesser la correspondance par le carnet de liaison pour les familles dont on a la certitude qu'ils ont une connexion internet.

Pour en revenir aux cahiers, le moins qu'on puisse dire c'est que ce n'est pas une réussite. Mon organisation est la suivante : un cahier unique de cours et d'exercices, dans un sens et dans l'autre, un porte vue pour les photocopies car il est difficile de trouver un manuel adapté en troisième de l'enseignement agricole notamment quand on est en pleine réforme du DNB. Alors que j'ai un cours particulièrement succinct, que je m'attarde davantage sur les exercices j'ai encore de nombreux élèves qui n'ont pas tout, qui mélangent le cours et les exercices, qui mettent des petits dessins ... J'ai déjà essayé les deux cahiers pour éviter justement le mélange mais là encore, deux cahiers c'est un de trop. Le classeur ça sous entend que les élèves doivent avoir des feuilles, c'est peut être la dernière chose que je n'ai pas essayé. Je ne sais pas quoi tenter pour l'an prochain, je suis preneur de bons conseils.

Au niveau informatique, je suis actuellement dans les notions de sécurité et de droit avec les troisièmes aucun élève n'a entendu parler de la loi Hadopi ce qui montre tout de même que l'action de la haute autorité ne touche pas les principaux concernés. Le streaming, le direct download, le torrent, ça leur évoque quelque chose mais pas en des termes précis, l'analogie de la voiture et de l'informatique continue de pas trop mal s'appliquer on sait que le carburateur est une pièce de la voiture mais sait-on réellement à quoi cela sert ? Ils ont conscience que télécharger un film est illégal si on n'a pas payé, n'ont pas conscience que ce n'est pas parce qu'on paye que c'est légal comme les abonnements premium, n'ont pas conscience que certaines choses peuvent être téléchargées de façon légale. Pour nous c'est simple, pour eux c'est simple aussi, ils téléchargent tout et n'importe quoi sans se poser de questions. Le cours n'est pas inutile et certains élèves ont fait des passages de malwares bytes antimalware pour trouver des milliers de virus sur leur poste, ils arrêtent de télécharger des plugins pour VLC quand VLC n'a pas de plugin. J'ai traité la partie fishing certains voient assez rapidement quand il s'agit d'une arnaque, c'est convenable mais pas au point d'arriver à une culture informatique. On sent quand même qu'à l'instar du permis de conduire, un examen de compétences serait nécessaire, mais bon si on faisait un permis pour les ordis, il faudrait faire un permis pour beaucoup de choses, avoir le droit d'être parent en premier.

Avec les quatrièmes je fais le blog du lycée, c'est intéressant, enfin ça devrait l'être. J'ai joué la carte de la confiance, liberté d'utiliser les smartphone pour les photos, les réseaux sociaux pour les récupérer, de se déplacer dans le lycée, d’interviewer des adultes. Certains élèves ont parfaitement joué le jeu, d'autres moins, principalement le manque d'autonomie et le manque d'organisation. Au niveau de la structure j'ai pris pluxml, c'est le plus simple, il propose en plus le resize à la volée. Je referai si j'enseigne l'informatique l'an prochain, je reproduirai, le blog c'est très complet, le texte, l'image, la création, etc ...

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Au niveau de la communication le cours sur la communication interpersonnelle a été téléchargé 500 fois en quelques mois, j'avais écrit à l'époque qu'un bon communicant devait communiquer et j'écrivais encore que je trouvais inquiétant de voir aussi peu de cours en ligne sur la thématique. Avec autant de téléchargements on peut supposer qu'il y a vraiment un manque. Au niveau des évaluations j'ai proposé l'équivalent de l'ancien oral de S2. Le S2 était le module de BEPA de la communication avant la réforme, et j'ai pu participer à de nombreux oraux avec ma collègue de l'époque qui cherchait un camarade pour faire les oraux. En fait le principe était simple, l'élève choisit un sujet de son choix, rédige la problématique à l'écrit et présente son sujet à l'oral. Ce qui est plaisant ici, c'est la possibilité pour l'élève de prendre un sujet sur lequel il saura se vendre et voir s'il a la capacité d'appliquer ce qu'il a vu en cours. Globalement raté pour l'ensemble des élèves, ma faute en fait, je les ai laissé se lancer sans préparation particulière pour voir comment ils se débrouilleraient. Je reprendrai l'exercice sur une thématique imposée et en décomposant la préparation du diapo d'accompagnement d'une part, le texte d'autre part. Les sujets choisis étaient parfois pris pour faire plaisir, du genre les grands thèmes de société comme le tabac ou facebook, d'autres prenaient une passion qu'ils ne vivaient pas vraiment, d'autres encore s'étaient arrêtés à un copier coller de Wikipedia. Le meilleur oral est venu d'un footeux et de sa présentation du PSG, grand gaillard solide qui bien évidemment maîtrise son sujet et qui donc s'est fait plaisir dans sa présentation aux autres. Je fais actuellement la lecture de l'image, c'est mieux, les élèves prennent trois images sur le thème artistique, narratif et publicitaire, expliquent l'image et leur choix, on se réserve un temps pour les questions. Des efforts ont été faits par beaucoup pour préciser la source, l'interprétation, ils ont choisi de plus des images qui les touchent pour s'exprimer avec plus de facilité. Il est assez surprenant de voir que ces jeunes qui ont entre 17 et 19 ans si à l'aise dans l'insulte et qui assument souvent une tchatche assez impressionnante peinent à s'exprimer en évoquant leur sensibilité. C'est certainement pour moi que réside l'un des coeurs de la communication, être capable de faire tomber la carapace pour évoque ce qui touche et par conséquent toucher les autres. En fin de mois nous allons mettre en place dans le cadre de l'E.I.E le thème de la communication où nous essaierons de retrouver d'anciens élèves afin de créer un petit réseau des anciens, je trouve que c'est bien et en conformité avec nos établissements et l'implantation dans le territoire.

C'est la deuxième année que je suis au lycée, l'an prochain verra de nouvelles évolutions dans les matières enseignées, même si je peux tabler sans aucun problème sur les maths en 4ème, 3ème, et en terminale BAC PRO. La communication c'est sympa à enseigner car c'est un petit groupe et cela me permet d'expérimenter des choses. La matière n'est pas déplaisante, au contraire, mais elle demande plus de recul, de travail, pour réellement l’apprécier à sa juste valeur, je passerai certainement le flambeau à un collègue l'an prochain pour peut être retrouver la matière de mon diplôme, les sciences physiques. C'est un peu ça la particularité de l'enseignement agricole, on enseigne son quota d'heures dans la matière du contrat et le reste c'est ouvert.

2012 déc. 18

Da Linux Drama, Linuxia Blues, Depression Linux ...

C'est dans mon billet RMS pan-pan cucute Ubuntu mais quelles solutions apporte-t-il réellement ? le genre de titre qui fait qu'en le lisant vous savez directement qui est l'auteur, mon bon public, que Geoffrey à qui j'offre un back link gratuit, a posé ce que j'estime une bombe, je cite : Personnellement, je reste sous Debian à la maison comme au boulot, mais j'ai arrêté de proposer à mon entourage d'essayer Linux.

CA VA PAS DOCTEUR !!! CA VA PAS !!!

Je suis utilisateur de Debian à la maison sur tous mes postes et au travail puisque j'ai la chance de pouvoir imposer une salle informatique sous Linux et à l'instar de Geoffrey je ne propose plus Linux aux simples utilisateurs. Voici quelques raisons :

  • je n'ai plus envie de m'occuper d'ordinateurs supplémentaires, j'en fais déjà assez. Je n'ai pas non plus envie de m'investir davantage dans la formation des individus. Même si en effet on peut considérer qu'utiliser Windows / Mac / Android ou tout logiciel, système d'exploitation nécessite d'une façon ou d'une autre une formation, les gens par défaut n'ont pas envie d'apprendre ou ils sont rares, leur installer Linux c'est la porte ouverte à une sollicitation gratuite et régulière. Ne donnons pas le bâton pour se faire battre, les sollicitations quotidiennes en informatique pour des domaines variés et nombreux sont suffisantes.
  • je n'ai plus envie d'essayer d'expliquer que Linux c'est mieux que Windows que c'est mieux que Mac, il n'y a pas de virus, qu'on a le contrôle de ses données, enfin tous les avantages qu'on connaît au logiciel libre. Si les gens ont envie de s'interroger sur l'informatique qu'ils utilisent, qu'ils le fassent, qu'on ne compte plus sur moi pour faire du prosélytisme pour Linux ailleurs que sur mon blog. Je prends les choses à contre-pieds, plutôt que de me promener comme Diogène avec une lampe torche à la recherche de quelques hommes justes ou des libristes en puissance, je me pose en phare d'Alexandrie (ALEXANDRA !!!), si quelqu'un veut s'intéresser, je reste disponible.
  • Avec la politique d'Ubuntu et la politique Linuxienne de façon générale, un Linuxien est un grand équilibriste, un homme de compétence qui doit avoir la capacité de pouvoir jongler entre différents Linux au cas où son Linux ferait faillite. J'irai même au-delà, quand je vois le nombre de bugs dans debian alors que c'est quand même la distribution la plus stable du monde, ben je me dis que c'est quand même jeter les gens dans de braves problèmes que de les mettre sous Linux aujourd'hui.

Quel remède ?

Il ne s'agit en aucun cas d'une dépression Linuxienne malgré mon titre, c'est bon de rire parfois, c'est bon de rire ah ah, mais plutôt de changer d'échelle de valeur. Pour ma part les débutants c'est fini, les conversions c'est fini, Linux est, sera un OS de spécialistes pas forcément utilisé par des spécialistes mais qui doit au moins posséder un spécialiste à moins de deux mètres. Pour exemple, Debian est parfaitement utilisable par des élèves de la quatrième au BAC, pour preuve j'ai des gamins qui l'utilisent au quotidien mais je suis là pour assumer au quotidien. La cible Michu c'est has been, la nouvelle cible c'est l'informaticien, chevronné ou en devenir, le gars compétent ou qui veut le devenir. Il parait donc indispensable de proposer des sites de référence, des documentations claires pour qui veut devenir Linuxien pas parce qu'on l'a tanné pour le devenir mais bien parce qu'après avoir fait un certain cheminement il a envie de devenir un homme barbu aux goûts vestimentaires douteux.

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