Cyrille BORNE et Associés

Annuaire Soutien Veille Docs Forum

Mot-clé - kdenlive

Fil des billets - Fil des commentaires

2012 mai 26

Notre programme pédagogique de la rentrée scolaire 2012

Je sais en gros ce que je vais enseigner l'an prochain, puisque je repasse à 18 heures, ah que tu étais belle mon année sabbatique, ma semaine des trois jours, je te regretterai, un peu moins la paye de caissière chez Carrefour. Il faut savoir que dans l'enseignement agricole, nous avons un temps d'avance sur le reste du monde et que derrière chaque enseignant ne se cache pas le gardien du temple de sa matière mais un homme orchestre. En effet dès lors que vous remplissez votre mi-temps dans votre matière, pour le reste vous pouvez enseigner n'importe quoi, ma collègue de maths (maman), me disait que dans sa longue carrière elle avait enseigné le sport. On pourrait rétorquer qu'on y voit une abbération pédagogique, mais le niveau de l'enseignement professionnel qui chez nous démarre en 4ème ne nécessite pas des compétences extraordinaires pour un adulte qui sait ce que veut dire enseigner, les contenus restent accessibles, dans la mesure du raisonnable. Tout ça pour dire qu'avoir un Master de mathématiques pour enseigner des fractions à un 4ème, c'est sortir le marteau pour tuer une mouche, tout ça pour dire que la flexibilité de l'enseignement devrait être largement réfléchie toujours dans la mesure du raisonnable, je crois que le gars qui a son Master de mathématiques peut prendre le risque d'enseigner de la science physique ou de l'informatique au collège sans être totalement incompétent.

La limite du raisonnable se situe dans l'homme et dans ses limites, celles qu'il a l'intelligence de voir, je serais incapable pour ma part d'enseigner le sport ou la cuisine vu mon physique et le nombre de kebabs mangés, la réalisation d’œuvres artistiques pour lesquelles il suffit de voir les couleurs de mon blog pour comprendre, l'anglais avec mon accent de basque espagnol, je pense en outre pouvoir m'aligner sur de l'histoire ou du français avec aisance, la biologie dans la douleur, mais cessons ici le suspense, voici le programme de l'an prochain : mathématiques en 4ème, en 3ème, de l'informatique à partager avec ma collègue en 4ème et en 3ème selon les compétences soit un total tout de même de 13 heures dans ces classes, je connais déjà des professeurs applaudissant derrière leur écran saluant la performance du gladiateur. Ici je sais faire, que ce soit en mathématiques ou en informatique, tout est prêt, la seule différence c'est que je connais mieux le type d'élèves, ce qui fait que je sais ce que je dois mettre en place dès le début de l'année et pas détruire mes cours d'un coup de baguette magique quatre mois après la rentrée. Ici, le cœur de la bataille reste avant tout l'organisation des élèves, ce qui nous renvoie aux réflexions de la dernière fois. Nous enchaînons sur les mathématiques en terminale BAC PRO, emmener les élèves à l'examen, ce sera plus facile l'an prochain puisqu'il s'agit cette année de la première promotion de BAC PRO 3 ans et que nous verrons donc le premier sujet de maths, ce qu'on attend d'eux, en espérant que ce ne soit pas du niveau de l'épreuve 0 proposée sinon on arrivera à 3 de moyennes vu la complexité du sujet pour les élèves. Les différences entre le BAC PRO deux ans et la terminale du BAC PRO trois ans sont réduites pour ma part, j'aurai la joie d'enseigner au moins les logarithmes et les exponentielles, le calcul intégral, il faudra en outre que je me remette aux probabilités que je n'ai pas pratiquées depuis un moment.

La vraie nouveauté, le défi, ce qui va ranimer mon intellect dépéri c'est ça : Education socioculturelle MG1. Je vous donne rapidement le programme :

  • Objectif 2.1 - Observer et analyser des situations de communication interpersonnelle pour améliorer ses relations sociales et professionnelles
  • Objectif 2.2 - Identifier les enjeux de la communication médiatisée pour se situer dans la vie sociale, civique et culturelle
  • Objectif 2.3 - Pratiquer une approche concrète du fait artistique

Je viens d'acheter le livre, car ce qui est pratique chez nous c'est que nous ne sommes jamais noyés dans la masse d'ouvrages, un livre c'est déjà beaucoup.

La préparation pour cette matière qui est "nouvelle" pour moi, on y viendra plus loin, c'est d'abord s'imprégner du référentiel, ce que je compte faire dans ce long week-end, le lire, le relire encore, faire émerger le sens. La semaine prochaine, j'irai voir les collègues qui ont enseigné la matière pour échanger, faire émerger d'autres idées, comprendre comment eux l'ont perçu, le partage collaboratif c'est l'essence même du métier. Il faudra en outre délimiter le travail à réaliser en terminale où j'enseignerai et celui à faire en première avec ma collègue. Ensuite la lecture du livre et enfin le passage à l'acte. Pour ma part, la rédaction d'un cours c'est comme la rédaction d'un billet du blog, il doit atteindre la maturation nécessaire, et ensuite ça coule de source, nombreux sont les billets écrits dans ma tête sur la plus belle route de France. Il y a par contre quelques paramètre plus pénibles, notamment la gestion du temps à calculer, avec une matière qui permet de mener de nombreux projets, il faut essayer de ne pas trop se disperser et de tenir les délais, c'est le plus difficile, avoir de la rigueur.

La première partie de ce référentiel, c'est la base même de la communication, on y fait référence aux formes de la communication, la différence par exemple entre un poème et une lettre de licenciement, le fait que le vocabulaire employé n'est pas le même, j'imagine qu'il faut prendre en compte au moins l'écrit et l'oral, montrer les différences entre les différentes situations. Il faut être capable de faire ressortir l'importance du non verbal, Nicolas Sarkozy commentant le fait que François Bayrou votera à titre personnel pour François Hollande est un bon exemple, la bouche déformée par la colère que l'homme essaye de dissimuler ou expliquer par exemple pourquoi la fille qui vous parle passe son temps à se passer la main dans les cheveux (33 ans sans enfant et inscrite depuis 6 mois sur Meetic). Enfin, la communication de l'élève en elle-même, la préparation de l'élève à différents entretiens, embauche ou téléphonique, mais aussi en réunion, avec aussi la remédiation et le diagnostique, comme aller en chemise Hawaïenne et en short à son oral c'est une communication non-verbale pourtant très précise. Ici j'arrive déjà à dessiner certaines choses, je vois déjà comment on pourra exploiter nos élèves dans la réalisation de sondages, je vois déjà comment nous allons pouvoir contribuer à l'observatoire sur le numérique ou encore contacter les anciens élèves, des entreprises, faire des simulations d'entretien d'embauche, c'est assez riche. Ici je suis gêné par l'intervention dans les différents types de réunion, j'en vois seulement deux : le foutoir général où tout le monde essaie de prendre la parole, le monologue avec un gars qui montre un diaporama pendant que tout le monde fait autre chose.

La seconde partie fait ressortir l'étude de l'image, de la bande dessinée satirique par exemple, ou de l'image politique, en passant par la publicité, c'est un très intéressant sachant qu'on demande à chaque fois de les placer dans un contexte historique ce qui laisse envisager la pluri avec le collègue de la matière. Une analyse des médias, de leur évolution, internet et nécessairement twitter (élève follow moi sur @cyrborne), apprendre à repérer les différents médias sur le web, les blogs (hummm cyrille-borne.com) et enfin débattre sur la notion de média dans la démocratie, est-il normal par exemple qu'un président dissimule au regard du monde alors que la presse est au courant une fille illégitime par exemple. Intéressant puisque globalement il s'agit d'une partie dédiée à l'analyse, il est noté dans le référentiel qu'il est important que l'élève se forge sa propre opinion. Pas de véritable difficulté ici si ce n'est le choix d'éléments diversifiés et pertinents, la gestion des débats risque d'être par contre plus houleuse, mais elle permettra de refaire des retours sur le comportement en réunion, sur les codes de la communication, un gain de temps et un réinvestissement des connaissances, classe.

Le meilleur pour la fin puisqu'il s'agit d'initier les élèves à des formes artistiques, d'analyser une œuvre et d'en réaliser une. A la lecture de l'intitulé je me faisais déjà peur en pensant aux impressionnistes et à ce genre de choses, mais il est noté : Les trois sous-objectifs ci-dessous sont traités en relation avec un seul domaine d’expression choisi par le professeur d’éducation socioculturelle (arts plastiques ou cinéma, audiovisuel ou expression dramatique, spectacle vivant ou musique, son, chanson) ce qui fait que je peux éviter le cubisme si j'ai bien compris. Je pourrais imaginer une année sur la chanson en considérant par exemple le RAP en expliquant les origines, la crise des banlieues, on pourrait écouter et disséquer des chansons de suprême NTM de façon très pédagogique, et même de façon très sérieuse Détenteur de la mégaphrase, j’ouvre le bal Inventeur de la sodomie verbale, J’ouvre aussi les trous d’balles, peut-être pas celle là finalement. Le problème ici c'est la réalisation puisqu'en m'embarquant dans le thème de la chanson, il faudrait écrire un RAP et le chanter, la production n'ayant d'intérêt que si on met en ligne derrière. Je ne me ferme pas totalement la porte puisqu'on pourrait imaginer trouver un intervenant ou même directement des compétences au niveau des élèves sachant que certains font des performances en terme de danse de rue à gros niveau. Ici encore la question du temps entre en œuvre, il faut faire attention à ne pas se perdre dans un projet pharaonique sachant qu'il n'y a que 1h30 de cours par semaine. Je pense démarrer par la photo, avec une expo à la clé, ce qui me forcera à aller un peu plus dans l'utilisation de Gimp ou faire un documentaire, une présentation du lycée, recueillir des témoignages de jeunes sur un sujet à définir, ce nous donnera de la doc kdenlive et une réutilisation intensive de 2ManDVD, je pourrai même m'offrir l'histoire du cinéma et diffuser Star Wars.

Tout ceci est encore frais dans mon esprit, ça bouillonne (de culture) un peu dans tous les sens, mais c'est intéressant, cette matière permet de mettre en œuvre l'utilisation des techniques informatiques qui me sont chères mais aussi de communication que je pratique au quotidien, ma communication de prof, d'informaticien ou de blogueur, une occasion d'écrire certaines choses. A suivre donc, ça et d'autres choses, les premières productions, idées, réflexions devraient arriver dans les prochaines semaines, j'accepte d'ailleurs toutes les propositions sérieuses, si tu es rappeur du côté de Clermont l'Hérault, tu m'intéresses.

2010 oct. 2

Petite passe rapide sur openshot 1.2.2, un programme avec lequel je n'élèverai certainement pas les cochons

Avant de joyeusement défoncer le programme, permettez moi de saluer le travail de Cenwen très impliqué dans ce projet, pas que dans celui là d'ailleurs et qui fait partie des personnages incontournables de la vidéo numérique française. Il m'excusera encore de faire mauvaise presse à ce logiciel, je tiens juste à dire que si je teste encore aujourd'hui c'est tout simplement parce que ce dernier en dit du bien, et que lorsqu'un type qui fait bien son boulot complimente un logiciel ben moi je l'essaie. Pour mémoire openshot est un logiciel basé sur MLT comme l'est kdenlive, la différence entre kdenlive et openshot est que kdenlive s'adresse à un public sous KDE, openshot à un public sous Gnome. Je vous épargnerai mes commentaires sur le débat stérile Gnome / KDE, même si je suis sous Gnome depuis la branche 4.x de KDE, j'utilise de nombreux logiciels sous KDE et tant pis pour l'intégration ou l'esthétique. Ce qui me désespère donc, c'est qu'au lieu de se lancer dans une gui pour kdenlive en GTK des développeurs se sont lancés dans un programme à part qui finalement trouve sa justification puisqu'il se veut un cran en dessous en terme de complexité et de fonctionnalités face à kdenlive dont il s'inspire. Aujourd'hui même je dirai qu'il vaut mieux prendre un openshot plutôt qu'un kino à l'interface décalée par rapport aux ténors de la vidéo numérique ça permet après de se lancer dans le cran supérieur sans être dépaysé.

J'ai installé depuis debian la dernière version de la façon suivante, j'ai lancé l'installation de la 1.3 depuis le dépôt marillat, j'ai déselectionné le paquet pour avoir l'intégralité des dépendances, l'installation se faisant par un python install quelque chose, on ne peut regretter que d'avoir un message d'erreur peu parlant alors qu'il manque des dépendances. Rajoutons joyeusement à cela que le programme est tatoué pour Ubuntu et l'ensemble avant même l'installation donne un petit côté égoïste des développeurs que l'on connait sous le nom du développeur trolleur : "ben t'as qu'à avoir une Ubuntu d'installée. Ben moi j'ai pas besoin de connaitre les dépendances puisque je code le programme, alors t'a qu'à te débrouiller pour coder le programme ou pour trouver les dépendances". Au niveau du programme, je n'ai pas grand chose à dire c'est comme du kdenlive sauf que c'est pas du kdenlive, c'est le canada dry du kdenlive : ça ressemble à du kdenlive, ça a le goût du kdenlive mais ce n'est pas du kdenlive. Voyez les captures ci-dessous et les belles flèches borniennes, je vous explique un peu le principe. Une transition se fait entre deux pistes qu'on superpose et on colle la transition entre les deux, comme ont peut le voir j'ai mis une transition pour faire un effet de puzzle. Pour faire un effet, j'ai posé une déformation c'est sur une vidéo directement. Si l'on ne veut pas que ce soit sur l'intégralité de la vidéo, il suffit de faire des découpes dans la vidéo, d'ailleurs pour openshot tout comme pour kdenlive, c'est 80% de découpe au bon endroit. Si vous avez compris le principe de la découpe pour limiter un effet et le principe des transitions, alors vous avez compris le fonctionnement du programme.

openshot08.png

openshot09.png

Nouveauté intéressante dans le programme, la possibilité de faire des titres en 3D avec une interface qui communique directement avec blender. Blender pour les gens qui ont vécu dans une cave ces deux derniers jours, c'est le logiciel libre qui permet de réaliser de l'animation 3D pour preuve le film d'animation sintel. La possibilité de communiquer avec un programme qui a la réputation de blender tant en terme de qualité que de difficulté est réellement un plus pour cette application, un plus que ne possède pas pour l'instant kdenlive. Là où je bloque et comme je l'ai dit plus haut, c'est une certaine façon de faire des développeurs qui est quand même largement cradingue, voici l'écran de la honte.

openshot10.png

La version 2.5 est une version de développement, la version stable est la 2.49. Si aujourd'hui Linux possède une certaine stabilité c'est parce qu'on évite d'installer des cochonailles sur le système d'exploitation. Inciter les utilisateurs à installer des versions de développement pour récupérer l'intégralité des fonctionnalités d'un logiciel ne peut que desservir la communauté, c'est pratiquer le Windowisme. Si la version d'Openshot était elle aussi une version de développement je n'aurai rien dit, le soucis c'est qu'il s'agit d'une version stable basée sur une version instable d'un logiciel tiers même si ce n'est pas bloquant si blender n'est pas installé.

Oui openshot est un bon logiciel qui remplit sa fonction de point d'entrée dans la vidéo numérique, il ne faut pas en outre cautionner la façon de faire des développeurs et pointer du doigt ces pratiques douteuses, ensemble je vous invite à faire un grand bouhhh openshot et de pointer du doigt les développeurs pendant une bonne minute.

2010 sept. 5

Remerciements publics pour messages privés

Depuis la fermeture des commentaires du blog, qui date tout de même du 4 avril de cette année, je continue de recevoir des messages d'anonymes ou de gens plus connus pour répondre à mes interrogations, me poser des questions, me faire des remarques ou tout simplement m'encourager dans la poursuite de mon blog. Pour l'instant je n'ai jamais reçu de message négatif. J'ai tendance à penser que malheureusement les détracteurs ont besoin d'avoir de monde et que les exécutions ne sont intéressantes que si elles sont publiques ce qui prouve bien quand même qu'envoyer ses convictions personnelles à un individu a ses limites, celles de la foule dont on a besoin pour avoir quelques applaudissements. Attention c'est la cérémonie des mercis relevés sur le mois d'août, je pense renouveler cette opération de temps en temps. Je remercie

  • yeKcim pour prendre le temps de me donner régulièrement ses impressions ou ses désaccords par jabber.
  • Mangouste06 pour avoir donné la réponse à mon bug rencontré sous Ubuntu dernièrement, je vous livre la réponse : quand linux tourne, il laisse des traces de la date actuelle dans tous les filesysteme (ne serait-ce que dans la metadata 'date de dernier accès'). Maintenant, imaginons qu'au boot suivant la date soit remonte d'un an, le montage va tenter de monter un fs d'un an dans le futur, ce qui est incoherent, du fsck. Tres invasif, dans ce cas, car il faut toucher tous les fichiers ... D'ou bug possible. Moralité : Ne pas mettre d'heure fantaisiste sous linux.
  • Louidger et Philippe Brisard pour leurs encouragements
  • Benjamin Lacour pour une astuce donnée dernièrement sur kdenlive
  • antistress qui aime souvent m'écrire à trois heures du matin pour commenter mes publications
  • Yakulu pour ses indications pour installer Frugalware sous Virtualbox
  • pingax pour m'avoir fait remarquer que je m'étais planté dans le nom de la dernière version de Frugalware.
  • petitbob sur l'indication d'un paquet geogebra pour debian



Un remerciement tout particulier à Christophe qui non seulement se force à me lire, et prend parfois le temps de me répondre à travers un billet cruel et jamais complaisant mais toujours bien écrit. Je précise que Christophe ne rentre pas dans la catégorie des gens qui ont besoin d'un public, non seulement il est aussi désagréable publiquement qu'en privé et surtout je dois être l'un des meilleurs référents de son blog (à confirmer) c'est dire qu'il ne courre pas après la foule.

- page 1 de 13