Cyrille BORNE et Associés

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2013 mai 11

Informatique et sexisme

Depuis le dernier Tomb Raider et l'article paru sur Joystick j'ai l'impression qu'on voit se multiplier les sujets sur le machisme, sexisme informatique. Certes l'article paru sur Joystick n'était peut être pas un modèle du genre et l'auteur n'avait certainement pas calculé de telles retombées, il est donc peut être hors catégorie mais le Syntec qui fait de la propagande pour faire venir les femmes aux métiers de l'informatique ou le patch pour que ce soit Zelda qui sauve Link me paraissent significatifs de cette tendance. Si l'on prend le cas du jeu vidéo, les héroïnes sont-elles totalement absentes ? Pour avoir joué à l'épopée du jeu vidéo Mass Effect, on peut jouer indifféremment un homme ou une femme, c'est le cas d'ailleurs de nombreux jeux. Et puis même sans s'interroger sur la légitimité du propos, à savoir le jeu vidéo c'est pour les garçons, il faudrait tout simplement se dire que le jeu vidéo c'est un produit commercial, comme le reste. Si une enquête faisait remonter avec certitude qu'un jeu où une petite fille ferait un élevage de poneys magiques se vendrait à des centaines de millions d'exemplaires, on ferait comme avec les assassin's creed, des dizaines d'épisodes pour exploiter le filon. L'industrie du jeu vidéo c'est grosso modo celle du cinéma en terme de poids financier, l'argent n'est pas raciste, l'argent n'est pas misogyne. Il se trouve qu'à l'heure actuelle le joueur de base se prend pour un guerrier qui tue des dragons dans Skyrim, fait du snipe, balance des décharges de mitraillettes, ce qui laisse penser que le profil actuel du gamer est plutôt masculin. On connait le succès commercial de la Wii première du nom ou de la DS, on sait que ces consoles ont su toucher un nouveau public, féminin notamment. Mes enfants sont des gamers amateurs, on a déjà évoqué le cas de mon fils qui est en train de se bonifier. Le cas de ma fille est assez cliché, ma fille c'est sur le papier une gamine qui voudrait un poney dans le jardin, qui voudrait des tonnes de barbies, et qui concrètement quand on la met dans un jeu de poney ou Hanah Montana qu'elle réclame, n'y joue pas, en outre elle était plutôt fan des Mario, de puzzle bubble, de cars et je pense qu'elle joue à des jeux de baston. Preuve qu'il n'y a pas forcément de vérité.

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L'appel du Syntec est pour le moins étrange, comme le souligne le site PCinpact, on caricature ici le geek pour dire qu'il serait asocial, un être purement technique, une espèce de bête à coder. L'appel du Syntec est d'autant plus étonnant qu'on a l'impression qu'il est nécessaire de faire venir des filles, et que si les filles ne viennent pas c'est à cause du machisme, sexisme ambiant. De mes souvenirs d'ingénieur qui commencent à remonter, il y avait effectivement beaucoup d'hommes, peu de femmes. Est ce que les femmes étaient mal traitées, déconsidérées, je ne le pense pas, tout simplement parce que le seul critère qui avait de l'importance, c'était la compétence, un peu comme dans toute société de base. Le sexe de l'individu n'a rien à voir avec son talent et c'est donc un faux problème. Si l'informatique n'est pas attractif pour la gente féminine la raison est peut être autre que d'imaginer une rangée de gars misogynes, barbus, à lunettes faisant un grand barrage pour empêcher les femmes d'arriver. La paye de Marissa Mayer et ses 36.6 millions de dollars gagnés en 6 mois montre que certaines y arrivent même sans difficulté et plutôt bien. J'imagine que comme partout ailleurs il y a des imbéciles misogynes, comme partout ailleurs, inutile donc de cibler notre domaine en particulier. Pour en finir avec ce billet femmes on ne vous déteste pas, pour participer à des forums depuis des années, il est certain que le comportement masculin est radicalement différent quand une fille demande de l'aide, de là à dire qu'il est particulièrement lourd, je pense que nous aurons la réponse des quelques lectrices de ce blog.

2013 avr. 27

C'était mieux avant

L'adage c'était mieux avant est souvent vu de façon péjorative, signe de "vieuconisme" caractérisé, des gens d'un certain âge, aigris, rétrogrades, et qui pensent que toute forme d'évolution, de nouveauté c'est pourrave. Aujourd'hui il serait peut être temps de considérer les deux questions suivantes : et si parfois c'était réellement mieux avant, et s'il était temps d'arrêter de vouloir courir vers l'avant surtout lorsqu'il s'agit d'engraisser des World Company ou pas. L'exemple du bouton démarrer de Windows me parait un bon exemple, après avoir pris un four avec sa nouvelle interface, Microsoft fait marche arrière dans sa version Windows Blue pour remettre un menu. C'est une situation qui est extrêmement intéressante, Microsoft montre une fois de plus qu'il fait n'importe quoi depuis des années, avec une interface graphique unique pour les tablettes et pour les ordinateurs, on aurait pu penser à la carte de l'unité, une logique, mais la compatibilité entre RT et Windows 8 étant inexistante, on aurait pu très bien envisager le maintien d'une interface dédiée à l'ordinateur. Les ventes particulièrement mauvaises de Windows 8 forcent Microsoft à reconsidérer sa position, tout comme d'ailleurs les développeurs Gnome qui ont finalement intégré le mode classique face aux critiques, aux désertions certainement. Cela reste encourageant car cela permet de montrer que nous avons notre rôle à jouer, en adoptant ou en refusant un produit, un système, en en faisant un succès ou un échec, on peut infléchir la courbe de notre destin technologique. Pour en revenir à la situation de Microsoft, la sortie imminente de Windows Blue ne changera rien, ce que Microsoft ne comprend pas c'est que le marché est en cours de stabilisation, les gens se laissent séduire par les tablettes à 49 € ils ont raison, c'est l'emballement, mais tout ça ne va durer qu'un temps. Au lieu de se disperser, Microsoft aurait dû assoir sa position sur le monde du PC, offrir une interface encore plus puissante pour le tandem clavier souris, parce que ça finira par revenir, quand les gens auront besoin de bosser ils reviendront vers les solutions qui fonctionnent si elles existent encore. Du côté de Gnome, quand on voit l'incapacité de production des tablettes, smartphone sous Ubuntu avec Unity, on se demande qui portera cette interface sur tablette. A vouloir aller trop vite, à vouloir trop innover, on finit par tomber dans l'histoire du lièvre et de la tortue, la problématique ici c'est que personne ne veut prendre la carapace on préfère détaler comme des lièvres dans la mauvaise direction. Le vent est d'ailleurs certainement en train de tourner puisqu'on parle de la peau de Tim Cook, l'action Apple se porte "mal", et c'est bien légitime, bientôt l'Iphone 6 qui ne sera qu'un appareil similaire à l'Iphone 5 à quelques iotas, les consommateurs tomberont-ils encore dans le panneau ou mettront Apple comme Microsoft à l'amende, celle d'innover pour de bon ou de maintenir des produits qui fonctionnent.

C'était tellement mieux avant qu'on va ressortir Leisure Suit Larry, un jeu vieux de plus de 20 ans. C'est d'ailleurs là où l'on note bien l'état de la situation actuelle, d'un côté on pousse les gens à consommer de la nouveauté, mais de l'autre on essaie de ne pas trop les brusquer non plus, de la nouveauté en quelques sortes mais pas trop. Un remake jouant sur la nostalgie ça risque de payer, Grimrock a été un gros succès dernièrement, il se contentait de faire du Dungeon Master en plus de 16 couleurs. Mais là encore on ne s'y trompe pas, si plonger le joueur dans un univers qu'il connait est porteur, il en faut plus désormais pour tenir une industrie à bout de bras que de faire plus un dans les numéros de version. Alors que Tomb Raider a été un succès commercial, le retour sur l'imposant investissement de Square Enix n'est pas suffisant. Mais bon en même temps les aventures de Lara Croft, ça reste très bis répétita, quelques améliorations à quelques iotas, un peu comme l'iphone en fait. Les vrais succès commerciaux sont arrivés d'où on ne les attendait pas, Minecraft pour exemple, preuve que l'innovation si elle innove réellement a encore du sens.

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2013 avr. 22

Might & Magic : Clash of Heroes de la poutre stratégique et colorée

Je suis un grand fan de la série des Might & Magic et j'ai souvenir d'avoir réellement kiffé le jeu de rôle, je pense que cela devait être le 7 où au fur et à mesure qu'on progressait dans la quête on aménageait son château dans lequel on découvrait de nouvelles pièces et de nouveaux secrets. Toujours dans le jeu de rôle, il s'agissait l'un des premiers jeux où l'on obligeait le joueur à faire des choix, se fâchant directement avec la peuplade adverse, de vrais bons souvenirs. Que dire des jeux de stratégie auquel j'ai joué depuis le numéro 2, j'ai même réussi à faire accrocher mon épouse dans le mode hot seat, un joueur après l'autre. Je pense d'ailleurs que la série est morte avec le numéro 6 qui n'apportait rien de plus au 5, et n'a jamais su se renouveler pour arriver à une expérience de jeu énorme comme on avait pu la connaitre il y a très longtemps dans Master Of Magic où l'on pouvait créer des enchantements à l'échelle de la planète. Might & Magic : Clash of Heroes est un jeu que je n'attendais pas, payé un prix dérisoire avec d'autres lors d'une promotion sur les jeux Ubisoft sur Steam. L'idée est assez simple, il s'agit d'un jeu de stratégie totalement guidé dans lequel on va se promener à travers cinq campagnes où l'on incarnera de jeunes héros qui vont devoir poutrer des vilains démons qui ont tué leurs parents. Tout le bestiaire, l'univers, est directement puisé au niveau des Might of Magic mais avec un graphisme qui n'est pas sans rappeler celui des RPG japonisant ambiance consoles 16 bits. La première campagne vous fait incarner le rôle d'une jeune elfe, ce sera l'occasion de découvrir le gameplay, assez riche en fait. Vous avez des unités de couleurs différentes, si vous en alignez trois de façon horizontale, vous avez un mur, de manière verticale vous créez une attaque qui s'exécutera au bout d'un certain nombre de tour. Plus tard vous aurez des unités plus puissantes avec des caractéristiques variées comme sauter les murs, ralentir un adversaire, soigner votre personnage principal, plus l'unité est puissante, plus il faut d'unités élémentaires pour déclencher l'attaque, attaque qui prendra plus de temps à venir que des unités basiques.

Assez addictif, le jeu tire tout de même sur la corde de la répétition, à l'instar des Heroes d'ailleurs. Une fois qu'on a terminé la campagne avec l'elfe on passe au chevalier, puis à la nécromancienne, le gars qui contrôle les démons, la magicienne. A chaque fois on repart de zéro on est tenu en "haleine" par la découverte des nouvelles unités, mais le principe reste toujours le même, fracasser l'adversaire. Difficile parfois, très difficile, il faut réussir à calculer le bon timing pour tuer un monstre qui se déplace et qui vous envoie d'énormes boules de feu, parfois il faut réussir à tirer de façon synchronisée sur deux objets en même temps, on réussit certains combats réellement par chance, on perd souvent. Je suis actuellement au combat final face à un monstre qui a plus de 400 points de vie, et c'est particulièrement écœurant tant c'est difficile, il faut alors repartir pour leveler et revenir encore pour échouer. Même s'il est parfois trop répétitif, Might & Magic : Clash of Heroes n'en demeure pas moins un excellent jeu disponible sur de très nombreuses plateformes dont la DS.

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