Depuis le dernier Tomb Raider et l'article paru sur Joystick j'ai l'impression qu'on voit se
multiplier les sujets sur le machisme, sexisme informatique. Certes l'article
paru sur Joystick n'était peut être pas un modèle du genre et l'auteur n'avait
certainement pas calculé de telles retombées, il est donc peut être hors
catégorie mais le Syntec qui fait de la propagande pour faire venir les femmes
aux métiers de l'informatique ou le patch pour que ce soit Zelda qui sauve Link me paraissent significatifs
de cette tendance. Si l'on prend le cas du jeu vidéo, les héroïnes sont-elles
totalement absentes ? Pour avoir joué à l'épopée du jeu vidéo
Mass Effect, on peut jouer indifféremment un homme ou une femme, c'est le
cas d'ailleurs de nombreux jeux. Et puis même sans s'interroger sur la
légitimité du propos, à savoir le jeu vidéo c'est pour les garçons, il faudrait
tout simplement se dire que le jeu vidéo c'est un produit commercial, comme le
reste. Si une enquête faisait remonter avec certitude qu'un jeu où une petite
fille ferait un élevage de poneys magiques se vendrait à des centaines de
millions d'exemplaires, on ferait comme avec les
assassin's creed, des dizaines d'épisodes pour exploiter le filon.
L'industrie du jeu vidéo c'est grosso modo celle du cinéma en terme de poids
financier, l'argent n'est pas raciste, l'argent n'est pas misogyne. Il se
trouve qu'à l'heure actuelle le joueur de base se prend pour un guerrier qui
tue des dragons dans Skyrim, fait du snipe, balance des décharges de
mitraillettes, ce qui laisse penser que le profil actuel du gamer est plutôt
masculin. On connait le succès commercial de la Wii première du nom ou de la
DS, on sait que ces consoles ont su toucher un nouveau public, féminin
notamment. Mes enfants sont des gamers amateurs, on a déjà évoqué le cas de
mon fils
qui est en train de se bonifier. Le cas de ma fille est assez cliché, ma
fille c'est sur le papier une gamine qui voudrait un poney dans le jardin, qui
voudrait des tonnes de barbies, et qui concrètement quand on la met dans un jeu
de poney ou Hanah Montana qu'elle réclame, n'y joue pas, en outre elle était
plutôt fan des Mario, de puzzle bubble, de cars et je pense qu'elle joue à des
jeux de baston. Preuve qu'il n'y a pas forcément de vérité.

L'appel du Syntec est pour le moins étrange, comme le souligne le site
PCinpact, on caricature ici le geek pour dire qu'il serait asocial, un être
purement technique, une espèce de bête à coder. L'appel du Syntec est d'autant
plus étonnant qu'on a l'impression qu'il est nécessaire de faire venir des
filles, et que si les filles ne viennent pas c'est à cause du machisme, sexisme
ambiant. De mes souvenirs d'ingénieur qui commencent à remonter, il y avait
effectivement beaucoup d'hommes, peu de femmes. Est ce que les femmes étaient
mal traitées, déconsidérées, je ne le pense pas, tout simplement parce que le
seul critère qui avait de l'importance, c'était la compétence, un peu comme
dans toute société de base. Le sexe de l'individu n'a rien à voir avec son
talent et c'est donc un faux problème. Si l'informatique n'est pas attractif
pour la gente féminine la raison est peut être autre que d'imaginer une rangée
de gars misogynes, barbus, à lunettes faisant un grand barrage pour empêcher
les femmes d'arriver. La paye de Marissa Mayer et ses 36.6 millions de dollars gagnés en 6 mois montre que
certaines y arrivent même sans difficulté et plutôt bien. J'imagine que comme
partout ailleurs il y a des imbéciles misogynes, comme partout ailleurs,
inutile donc de cibler notre domaine en particulier. Pour en finir avec ce
billet femmes on ne vous déteste pas, pour participer à des forums depuis des
années, il est certain que le comportement masculin est radicalement différent
quand une fille demande de l'aide, de là à dire qu'il est particulièrement
lourd, je pense que nous aurons la réponse des quelques lectrices de ce
blog.
A propos
Je m'appelle Cyrille BORNE et au moment où j'écris ces lignes j'ai 37 ans, je suis professeur de mathématiques au Lycée Agricole le Cep d'Or de Clermont L'Hérault, accessoirement j'en suis aussi le dictateur informatique. Je raconte ici mes nombreuses expériences, qu'elles soient pédagogiques ou informatiques, sans détour, réussites ou échecs cela n'a pas d'importance pourvu qu'on les partage.
Enfant je n'ai jamais rêvé de devenir président de la république, par contre je rêvais de parcourir mers et océans. Comme il faut toujours réaliser ses rêves d'enfant j'ai navigué de-ci de-là et connu de nombreuses îles. Le besoin de larguer les amarres est toujours présent et, chaque fois que possible, je mets le cap ailleurs.
L'informatique ? elle n'a jamais été un rêve pour moi mais un outil indispensable lors de la création de ma première boite. Informatisé en 1987 si je me souviens bien ; alors il fallait se débrouiller avec les moyens du bord. Gnu/Linux ensuite car la liberté y était pratiquement totale. Même maintenant ce goût de liberté domine dans le choix de mes os, ou plus précisément de mes distributions. Debian principalement.
Aucun goût pour le prosélytisme mais une envie de partager avec, en point de mire essentiel, l'envie que chaque utilisateur puisse rester maître de sa machine et, chaque fois que cela est possible, fasse en toute connaissance de cause ses propres choix.
Merci à Cyrille de nous permettre de tracer un petit bout de route ici.
cep
J'ai fait mes débuts dans l'image par le cinéma et la sémiologie. La rencontre, fin des années 90, avec le photographe brésilien Renato Assis (1952-2012) m'a réorienté définitivement vers la photographie.
Après une (trop) longue parenthèse exclusivement littéraire (formation doctorale et enseignement), j'ai travaillé dans le milieu artistique (danse, musique...) avant de m'engager dans une approche documentaire plus humaniste centrée essentiellement sur les violences et les exclusions.
L'informatique est avant tout, pour moi, un merveilleux outil de partage et de développement des connaissances.
Christophe











