Je viens de finir Dead Island que j'ai acheté dernièrement, il y avait une
promotion par le biais de jeuxvideo.com ce qui fait que j'ai acheté je pense
l'édition Game Of The Year pour 9.99 €. A ce prix là ça ne vaut même pas le
coût de se lancer dans le Warez. Le jeu est de bonne facture, on y viendra plus
loin, il est surtout récent, s'il avait fallu le pirater j'aurais dû tomber des
gigas et des gigas, que j'aurais peut-être même dû télécharger plusieurs fois
pour ne pas avoir une archive corrompue, trouver un crack qui m'aurait
contaminé Windows, j'aurais dû formater ou brûler ma machine certainement. Là
j'ai mon jeu dans Steam avec les mises à jour et qui fonctionne sans souci.
L'industrie du jeu vidéo a réussi jusqu'à maintenant à mon sens, en tout cas
pour PC à ne pas donner envie de pirater. Pour les gens qui sont un peu
patient, on peut acheter du jeu vidéo de qualité à moins de 5 € que ce soit sur
Steam, Origin et le dématérialisé, en vieux DVD chez Priceminister. Jusqu'ici
tout va bien, on sait que le disque optique est dans le collimateur de pas mal
de monde, que les gros jeux sont aussi dans le collimateur tout comme le PC
tout court, mais force est de reconnaître qu'on s'amuse à pas cher, comme quoi
le piratage n'est peut-être qu'une question de juste prix par rapport à la
qualité, de patience aussi, je n'ai toujours pas acheté Mass Effect III et
pourtant
on sait comment j'affectionne la série.
Dead Island est un FPS qui nous plonge dans un univers assez particulier
puisqu'il s'agit de se retrouver dans une station balnéaire où les gens ont été
zombifiés, on est curieusement immunisé contre cette maladie, trop de la
chance. Le jeu propose de choisir parmi quatre classes de personnages,
spécialiste des lames, du lancer, des armes à feu ou des armes contondantes, et
si j'osais je dirai qu'il mange un peu dans tous les râteliers du jeu vidéo. Un
peu jeu de rôle avec un arbre des compétences qui n'est pas sans rappeler celui
de borderlands,
rappelant lui-même celui de Diablo, l'univers est totalement ouvert, on peut
donc se balader en toute liberté dans l'île et on a tendance à accomplir
énormément de quêtes au service des autres, oui j'ose,
à la façon d'un Skyrim dans un univers à la Resident Evil. Il mange de la
même façon aux râteliers de tout l'univers des zombis, la dernière partie du
jeu dans la prison faisant nécessairement penser à The Walking
Dead. Ce qui est intéressant dans le jeu c'est l'aspect réaliste par
certains côtés. Exit ici les bazookas, les canons lasers ou ce qu'on est amené
à trouver de plus spectaculaire dans les FPS avec munitions à volonté, on
commence le jeu avec une pagaie et on est plutôt content. Cet esprit va se
poursuivre tout le long avec notamment la difficulté de trouver des cartouches
pour les armes à feu. Alors que l'ensemble est bien réalisé, qu'on voit courir
de façon super bien faite des zombis pour venir vous bouffer, à aucun moment je
n'ai été terrorisé ce qui pour moi est un problème. Le jeu est gore, c'est une
vraie boucherie, tout y est mais il manque l'ambiance. Dans un
fear ou dans un bioshock on saute
parfois sur son siège, on sauvegarde rapidement tellement on s'attend à une
horreur de l'autre côté de la porte. Alors que les jeux sont moins beaux
techniquement, moins réalistes, la gestion de l'atmosphère dans Dead Island est
totalement ratée, comme la gestion des cinématiques où certains événements se
veulent totalement dramatiques, ils en sont juste ridicules. Dead Island n'en
reste pas moins un très bon jeu d'action qui aurait pu être bien plus fort que
cela avec une meilleure scénarisation et moins de répétition, tant pis.
Donc une édition complète avec le DLC qui va avec, je l'ai commencé je ne le
finirai certainement pas. On commence une nouvelle aventure deux semaines avant
le début du jeu original, on incarne un militaire qui s'écrase en hélicoptère
dans la vieille ville, un décor qu'on connaît déjà pour y avoir joué. La
différence fondamentale entre le DLC et l'original c'est la nervosité de
l'action, ici vous avez des munitions à tour de bras et il faut shooter dans
tous les sens les zombis qui vous attaquent par légion entière ainsi que les
différents malfrats qui ont la capacité d'utiliser des armes, moins de corps à
corps on est dans le classique. A l'époque, le "jeu" était vendu pour 9.99 €
pour deux heures de jeu, on ne s'étonnera pas dès lors d'avoir une augmentation
de la difficulté de façon pénible, par exemple dans les égouts, un zombi est
généré automatiquement toutes les moins de une minute pour vous attaquer par
derrière ce qui est bien lourdingue quand vous avez déjà une armée à plier par
devant. Le DLC quand il n'est pas inclus dans l'aventure principale, comme une
quête tel qu'on avait pu le voir dans Dungeon Siege
III où c'est le DLC qui est meilleur que le reste, ne donne pas envie au
joueur de replonger dans l'aventure. L'addon ou le DLC restent réellement des
pompes à fric et n'apportent que rarement une réelle valeur ajoutée, autant
attendre alors les suites.

A propos
Je m'appelle Cyrille BORNE et au moment où j'écris ces lignes j'ai 37 ans, je suis professeur de mathématiques au Lycée Agricole le Cep d'Or de Clermont L'Hérault, accessoirement j'en suis aussi le dictateur informatique. Je raconte ici mes nombreuses expériences, qu'elles soient pédagogiques ou informatiques, sans détour, réussites ou échecs cela n'a pas d'importance pourvu qu'on les partage.
Enfant je n'ai jamais rêvé de devenir président de la république, par contre je rêvais de parcourir mers et océans. Comme il faut toujours réaliser ses rêves d'enfant j'ai navigué de-ci de-là et connu de nombreuses îles. Le besoin de larguer les amarres est toujours présent et, chaque fois que possible, je mets le cap ailleurs.
L'informatique ? elle n'a jamais été un rêve pour moi mais un outil indispensable lors de la création de ma première boite. Informatisé en 1987 si je me souviens bien ; alors il fallait se débrouiller avec les moyens du bord. Gnu/Linux ensuite car la liberté y était pratiquement totale. Même maintenant ce goût de liberté domine dans le choix de mes os, ou plus précisément de mes distributions. Debian principalement.
Aucun goût pour le prosélytisme mais une envie de partager avec, en point de mire essentiel, l'envie que chaque utilisateur puisse rester maître de sa machine et, chaque fois que cela est possible, fasse en toute connaissance de cause ses propres choix.
Merci à Cyrille de nous permettre de tracer un petit bout de route ici.
cep
J'ai fait mes débuts dans l'image par le cinéma et la sémiologie. La rencontre, fin des années 90, avec le photographe brésilien Renato Assis (1952-2012) m'a réorienté définitivement vers la photographie.
Après une (trop) longue parenthèse exclusivement littéraire (formation doctorale et enseignement), j'ai travaillé dans le milieu artistique (danse, musique...) avant de m'engager dans une approche documentaire plus humaniste centrée essentiellement sur les violences et les exclusions.
L'informatique est avant tout, pour moi, un merveilleux outil de partage et de développement des connaissances.
Christophe
