Cyrille BORNE et Associés

Annuaire Soutien Veille Docs Forum

Mot-clé - elder scroll

Fil des billets - Fil des commentaires

2012 oct. 24

Des zombis, du Warez, des DLC

Je viens de finir Dead Island que j'ai acheté dernièrement, il y avait une promotion par le biais de jeuxvideo.com ce qui fait que j'ai acheté je pense l'édition Game Of The Year pour 9.99 €. A ce prix là ça ne vaut même pas le coût de se lancer dans le Warez. Le jeu est de bonne facture, on y viendra plus loin, il est surtout récent, s'il avait fallu le pirater j'aurais dû tomber des gigas et des gigas, que j'aurais peut-être même dû télécharger plusieurs fois pour ne pas avoir une archive corrompue, trouver un crack qui m'aurait contaminé Windows, j'aurais dû formater ou brûler ma machine certainement. Là j'ai mon jeu dans Steam avec les mises à jour et qui fonctionne sans souci. L'industrie du jeu vidéo a réussi jusqu'à maintenant à mon sens, en tout cas pour PC à ne pas donner envie de pirater. Pour les gens qui sont un peu patient, on peut acheter du jeu vidéo de qualité à moins de 5 € que ce soit sur Steam, Origin et le dématérialisé, en vieux DVD chez Priceminister. Jusqu'ici tout va bien, on sait que le disque optique est dans le collimateur de pas mal de monde, que les gros jeux sont aussi dans le collimateur tout comme le PC tout court, mais force est de reconnaître qu'on s'amuse à pas cher, comme quoi le piratage n'est peut-être qu'une question de juste prix par rapport à la qualité, de patience aussi, je n'ai toujours pas acheté Mass Effect III et pourtant on sait comment j'affectionne la série.

Dead Island est un FPS qui nous plonge dans un univers assez particulier puisqu'il s'agit de se retrouver dans une station balnéaire où les gens ont été zombifiés, on est curieusement immunisé contre cette maladie, trop de la chance. Le jeu propose de choisir parmi quatre classes de personnages, spécialiste des lames, du lancer, des armes à feu ou des armes contondantes, et si j'osais je dirai qu'il mange un peu dans tous les râteliers du jeu vidéo. Un peu jeu de rôle avec un arbre des compétences qui n'est pas sans rappeler celui de borderlands, rappelant lui-même celui de Diablo, l'univers est totalement ouvert, on peut donc se balader en toute liberté dans l'île et on a tendance à accomplir énormément de quêtes au service des autres, oui j'ose, à la façon d'un Skyrim dans un univers à la Resident Evil. Il mange de la même façon aux râteliers de tout l'univers des zombis, la dernière partie du jeu dans la prison faisant nécessairement penser à The Walking Dead. Ce qui est intéressant dans le jeu c'est l'aspect réaliste par certains côtés. Exit ici les bazookas, les canons lasers ou ce qu'on est amené à trouver de plus spectaculaire dans les FPS avec munitions à volonté, on commence le jeu avec une pagaie et on est plutôt content. Cet esprit va se poursuivre tout le long avec notamment la difficulté de trouver des cartouches pour les armes à feu. Alors que l'ensemble est bien réalisé, qu'on voit courir de façon super bien faite des zombis pour venir vous bouffer, à aucun moment je n'ai été terrorisé ce qui pour moi est un problème. Le jeu est gore, c'est une vraie boucherie, tout y est mais il manque l'ambiance. Dans un fear ou dans un bioshock on saute parfois sur son siège, on sauvegarde rapidement tellement on s'attend à une horreur de l'autre côté de la porte. Alors que les jeux sont moins beaux techniquement, moins réalistes, la gestion de l'atmosphère dans Dead Island est totalement ratée, comme la gestion des cinématiques où certains événements se veulent totalement dramatiques, ils en sont juste ridicules. Dead Island n'en reste pas moins un très bon jeu d'action qui aurait pu être bien plus fort que cela avec une meilleure scénarisation et moins de répétition, tant pis.

Donc une édition complète avec le DLC qui va avec, je l'ai commencé je ne le finirai certainement pas. On commence une nouvelle aventure deux semaines avant le début du jeu original, on incarne un militaire qui s'écrase en hélicoptère dans la vieille ville, un décor qu'on connaît déjà pour y avoir joué. La différence fondamentale entre le DLC et l'original c'est la nervosité de l'action, ici vous avez des munitions à tour de bras et il faut shooter dans tous les sens les zombis qui vous attaquent par légion entière ainsi que les différents malfrats qui ont la capacité d'utiliser des armes, moins de corps à corps on est dans le classique. A l'époque, le "jeu" était vendu pour 9.99 € pour deux heures de jeu, on ne s'étonnera pas dès lors d'avoir une augmentation de la difficulté de façon pénible, par exemple dans les égouts, un zombi est généré automatiquement toutes les moins de une minute pour vous attaquer par derrière ce qui est bien lourdingue quand vous avez déjà une armée à plier par devant. Le DLC quand il n'est pas inclus dans l'aventure principale, comme une quête tel qu'on avait pu le voir dans Dungeon Siege III où c'est le DLC qui est meilleur que le reste, ne donne pas envie au joueur de replonger dans l'aventure. L'addon ou le DLC restent réellement des pompes à fric et n'apportent que rarement une réelle valeur ajoutée, autant attendre alors les suites.

dead-island.jpg

2012 juin 23

C'était mieux avant et on risque d'y revenir

Dans le billet jeunes à la retraite j'écrivais en gros que je trouvais que la blogosphère Linuxienne était en train de mourir, en fait le malaise est bien plus profond que cela. Christophe qui n'est pas Grand Maître C pour rien dans les commentaires du billet a pointé parfaitement je pense la situation actuelle, je vais vous faire la version simple et pas la version Christophe. Christophe qui maintenant a des droits de rédacteur sur le blog fera un beau billet correctif le cas échéant, voyez qu'on s'amuse toujours autant par ici.

Comme nous l'avons tous constatés, il y a moins à écrire du fait de la grande simplification de l'univers Linux, de moins en moins nécessaire d'utiliser la ligne de commande sauf par caprice de vieux, de moins en moins de bugs aussi sauf chez moi, et c'est en partie pour cela que certains ont raccroché, plus de problème, plus de blog. D'autres continuent pour autant et comme ils ne peuvent pas faire de correction de bugs, de tutoriaux d'installation, ils se lancent dans les annonces, ces sorties de Firefox qu'affectionne tant Frédéric pas exemple. Dernièrement on a tous vu la parution de Gimp nouvelle version, et on a tous retenu que c'était enfin le mode mono-fenêtre que tout le monde attendait tant. Pour être un très mauvais utilisateur de the Gimp dont j'utilise les fonctions basiques pour créer les plus laides flèches du monde, cette version me parait encore plus difficile que les précédentes, l'enregistrement de base qui devient un écrasement, l'insertion de texte où j'ai des problèmes pour avoir la boîte au bon endroit, font que pour pallier l'urgence de ma situation d'incompétence, j'ai retiré le logiciel pour passer sous Kolourpaint, je vais certainement devoir m'intéresser à Krita. Aucun tutorial, aucun commentaire d'utilisation, aucune expérience n'a été relatée dans les 150 flux RSS que je lis, pas un billet pour expliquer les différences, au mieux on se contente de copier le changelog. Ce fameux web participatif dont on espérait l'avènement avec le web 2.0 est en train de crever la bouche ouverte pour la simple et bonne raison qu'on ne partage que du superficiel, son status de célibataire à en couple ou annoncer la sortie de la tablette surface c'est exactement la même chose, il n'y a plus aucune analyse.

Dans mon billet sur le hardware, où j'expliquais que la situation n'était pas aussi claire que ce qu'on peut croire quant au devenir du matériel, j'aurai pu rajouter que le phénomène est peut être plus global. Si la tendance actuelle se poursuit sur internet c'est à dire que le partage de documentation, d'expérimentation, de témoignages se réduit à une peau de chagrin, cette presse écrite qu'on annonçait comme morte pourrait bien refaire surface. Car, où trouver l'information si elle n'est plus en libre circulation sur internet, dans Linux Pratique et quelques autres. N'imaginez pas qu'il s'agit là d'une de mes mauvaises plaisanteries sachant que j'écris ce billet le vendredi, mais de façon on ne peut plus sérieuse, si le premier réflexe jusqu'à maintenant c'était la requête google ou Wikipedia, si l'information n'est pas au rendez-vous, il faudra bien retourner aux méthodes old school, aller chercher dans les livres. Plus ou moins dans la même veine, on apprend que Star Wars The Old Republic pourrait passer en Free To Play. Alors que tout le monde voyait le grand achèvement de World Of Warcraft, à peine quelques mois après sa sortie, le jeu voit déjà une désaffection de plus de 400.000 joueurs. Sur gameblog toujours un site qui sous une couverture humoristique dit pas mal de choses intéressantes, un édito sur l'avenir des jeux en lignes où l'on souligne le véritable problème de fond, la répétitivité, l'absence de scénarisation, en gros le fait que ces jeux ne possèdent pas de fin, comme les jeux solos. Et nécessairement quand on voit le carton Skyrim qui aura fait jouer des millions de joueurs à travers la planète, on se dit que finalement le jeu vidéo solo a quand même quelques vertus, même si on regrette de ne pas réussir à pigeonner le joueur avec des abonnements à 15 € par mois en supplément des DLC.

Le web 2.0, le collaboratif, le participatif, le massivement multijoueur, aura finalement été un leurre. Plus le temps passe moins j'ai l'impression qu'on trouve l'information, qu'on régresse sur cet internet, j'attends avec impatience une grosse explosion pour qu'on rende internet à qui de droit.

2012 avr. 26

Crève. En espérant que tel Shiryu tu n'emmènes pas toutes les distributions Linux avec toi, et même un peu plus.

La nouvelle vient de tomber, elle vient de chez Phoronix c'est à dire pas des rigolos, on peut donc supposer qu'elle est valable, Valve va porter Steam sur Linux. D'après ce qu'on peut lire sur la traduction de Clubic, le patron de Valve ne croit pas du tout en l'avenir de Windows et par le fait dans l'avenir de Microsoft, il est enthousiaste à propos de Linux. Je pense qu'il doit lire mon blog de façon régulière et je ne peux que l'encourager à me donner raison. En même temps si l'on regarde les chiffres, alors que la part de marché de Microsoft ne cesse d'être grignotée, on est encore là, avec notre 1% symbolique, et le phénomène ne devrait que s’amplifier dès lors qu'on nous donne l'argument de choc qui nous permettra de sortir de la cave : sur Linux tu peux jouer. Et quand on dira tu peux jouer sur Linux, on ne sortira pas les émulateurs N64 ou tuxracer mais bien Skyrim.

Il n'y a pourtant pas de quoi faire sauter le champagne en tout cas pas tout de suite. Il y a quelque chose qui m'a chagriné dans ce que j'ai pu lire : L'article est ponctué de plusieurs photos sur lesquelles apparaît le jeu Left 4 Dead 2 exécuté sous Linux : « Il n'y a aucune librairie Wine ou autre chose qui falsifie le support. Il fonctionne sous Ubuntu 11.10 avec le pilote AMD Catalyst pour Linux. Je pense que vous avez compris mon premier chagrin, le plus évident c'est le mot Ubuntu, je n'ai rien contre cette distribution si ce n'est que cela me contrarierait particulièrement si en fait le portage n'était pas réalisé pour Linux mais pour Ubuntu une différence qui depuis quelques années a pris tout son sens. Allez demander aux personnes qui ont essayé de faire tourner Unity sur une autre distribution, ils vous diront tous que c'est trop spécifique, trop intrinsèquement lié à la distribution pour faire passer l'environnement de bureau ailleurs. Pourrait-on d'ailleurs le cas échéant jeter la pierre à Valve, après tout ces Linuxiens ils devraient se réjouir et non ils viennent nous casser les pieds parce qu'ils ont 650 distributions. Dans la projection, ou l'anticipation qui serait la suivante, à savoir que d'ici quelques années, Valve a ouvert la voie (ou la vanne !), tout jeu sorti apparait nativement sur Ubuntu et pas sur Linux la nuance n'est pas anodine, s'il devenait dès lors possible de se séparer de façon définitive de Windows et n'avoir qu'Ubuntu, je serai le premier à lâcher Fedora, pour peut-être un jour me retrouver dans une situation aberrante qui serait un dual boot Ubuntu, une autre distribution, si on pétait une durite chez Canonical. De la même façon, il s'agit d'un test réalisé avec du AMD, faut-il y voir un problème pour les utilisateurs de carte NVIDIA. Notre liberté de ne pas être sous Windows, le tout sauf Microsoft, nous poussera-t-il à nous imposer notre distribution et notre matériel ?

Bien sûr, il est trop tôt pour tirer des conclusions hâtives, bien évidemment il faut tout de même se réjouir de cette nouvelle quand on sait que l'avenir est à la dématérialisation, si Valve réalise sa "promesse" c'est tout le monde de l'informatique qui pourrait se réveiller et donner un élan à Linux jamais connu car le jeu vidéo est un véritable frein à son expansion et c'est ainsi qu'il faut avoir la positive attitude. Toutefois, on réalise que notre modèle Linuxien à savoir une diversité maximale au niveau des distributions pourrait poser quelques problèmes pour toute personne qui voudrait réussir à imposer un logiciel. Difficile en effet de proposer une offre quand selon la distribution le programme ne va pas réagir de la même façon, un problème que les développeurs Linuxiens connaissent bien au point de choisir parfois la solution de facilité, ne développer que pour Ubuntu.

Crève, crève Windows parce qu'on ne veut plus de toi, de tes virus, de tes sorties périodiques où tu changes de machines et tu raques, de ta façon de faire du passé. Un monde sans Windows, c'est un monde sans reboot pour ma part (le rêve), mais c'est aussi faire sauter un de nos fusibles sécuritaires. Quand un Mac sur cinq serait aujourd'hui infecté, je n'ai pas la prétention de croire que nos Linux seraient immunisés contre une attaque ciblée, en espérant qu'on préfère s'occuper d'Android notre bon cousin d'Amérique plutôt que de tester nos verrous. La référence à Shiryu, c'est celle de ce chevalier du Zodiaque, du signe du dragon qui lorsqu'il est désespéré utilise une attaque terrible qui tue son adversaire et lui avec. Il faut espérer que la mort de Windows ne révèle pas au grand jour des faiblesses sécuritaires de Linux ou que l'on ne se retrouve pas dans une situation dans laquelle Ubuntu serait la seule et unique distribution acceptant le client steam entrainant certainement pour beaucoup d'entre nous une migration vers cette dernière au détriment des autres distributions.

shiryu.jpg

Du NTM, du Lorie, du Mademoiselle K, et des chevaliers du Zodiaque ... quand même.

- page 1 de 5