Cyrille BORNE et Associés

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2012 avr. 8

Le point sur Emmabuntus

Souviens-toi le printemps dernier, un Linux, des Linux, un Linux

J'avais déjà évoqué le projet Emmabuntüs en mars 2011, il y a donc à peine un an, le projet était réellement en construction. Pour rappel Emmabuntüs est une distribution Linux basée sur Ubuntu et qui est installée par Patrick et son équipe dans des ordinateurs anciens reconditionnés pour être vendus à bas prix au profit des gens défavorisés. En un an, les choses ont changé :

Il faudrait dire les distributions Linux puisque aujourd'hui on distingue deux distributions Emmabuntüs la distribution d'origine qui s'appuie sur Ubuntu et Lemmabuntus qui s'appuie sur Lubuntu et bientôt il faudra dire la distribution puisqu'à compter de Precise Pangolin c'est à dire en septembre 2012, la deuxième version d'Emmabuntüs s'appuiera sur Xfce et par le fait sur Xubuntu. D'un point de vue hardware et sans avoir posé la question, je suppose que les machines reconditionnées ont du mal à gérer Unity beaucoup plus gourmand, Xubuntu est le compromis honnête entre une interface simple d'accès, moins de ressources consommées et peut être aussi un projet qui fait moins peur pour son avenir dans le sens où miser sur Gnome ou Unity c'est ne pas savoir ce qu'on aura sur son poste demain.

Ci-dessous quelques captures d'écran de Lemmabuntus. On notera le rajout de nombreux logiciels notamment dans le domaine de l'éducatif et d'une barre de lancement rapide. La distribution a la courtoisie de vous demander si vous êtes d'accord avant d'installer des pilotes et des logiciels propriétaires.

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Plus loin que Linux, une démarche

La démarche d'Emmabuntus ne s'arrête pas à la distribution et au reconditionnement des machines (ce qui est déjà beaucoup), le groupe veut aller plus loin. Ne pas s'arrêter au mouvement Emmaüs car, il est important de comprendre qu'il ne s'agit pas d'un travail d'une équipe d'Emmaüs mais de bénévoles indépendants qui ont choisi ce nom par rapport au mouvement qu'ils soutiennent. Par le fait, l'ambition du projet c'est d'aller plus loin et de proposer un système d'exploitation à destination de tous et notamment des plus démunis. Mais revenons un petit peu sur l'intelligence de la démarche, qui n'est pas sans rappeler celle d'ASRI moins universelle car à destination des enfants. Les projets sont d'ailleurs complémentaires, il y a assez de machines à reconditionner pour tout le monde.

  • Reconditionner les machines, c'est mieux que de les recycler, on prolonge leur durée de vie, c'est aussi une démarche écologique.
  • La mise en place d'ateliers c'est la possibilité de former des personnes aux métiers de l'informatique, c'est offrir une reconversion et une réinsertion.

Pour généraliser la pratique du reconditionnement et l'initiation au logiciel libre, l'équipe a mis en place l'Abribus-Libre c'est à dire un espace pour une formation sur le thème, une présentation a été réalisée lors d'une Ubuntu Party. C'est une vidéo particulièrement intéressante, on apprend par exemple que certaines communautés Emmaüs bennent des ordinateurs à 180 € la tonne quand il suffirait de revendre deux ordinateurs reconditionnés à 90 € la pièce pour obtenir l'équivalent. Même si les informaticiens que nous sommes pourraient s'insurger, il est nécessaire de situer les choses dans leur contexte, il s'agit d'une partie des communautés qui le font par manque de formation, par manque de temps, il est certain que nourrir les sans abris, la vente d'objets plus traditionnels nécessitent déjà beaucoup de travail. La problématique c'est le mot "espace" qui laisse supposer qu'il faut un ... espace pour pouvoir faire ces formations, ce qui nous amène aux besoins.

Les besoins

L'abribus-libre a besoin de bénévoles motivés mais aussi de locaux, actuellement du fait de la position géographique du groupe ce serait surtout en région Parisienne, même si comme vous pouvez le voir dans la vidéo, le collectif est allé jusqu'à Perpignan, Montpellier, ou Strasbourg au sein des communautés Emmaüs pour faire la promotion. Promotion réussie d'ailleurs, puisque Montpellier par exemple reconditionne les machines avec Emmabuntus. Lors de mon dernier échange avec Patrick, voici le message qu'il tenait à faire passer : Les membres du collectif Emmabuntüs demandent aux particuliers, aux bénévoles, aux retraités connaissant l'informatique, aux Libristes, et aux GULL de venir en aide aux communautés d'Emmaüs en France, mais aussi aux autres associations, Sociétés d'Histoires, MJC, Club de retraités, etc, pour mettre en place un programme de reconditionnement de machines, et de formation à base de logiciels Libres, pour donner une deuxième chance à des machines, à des hommes et femmes, à des associations, pour que demain nous vivions dans un monde plus juste, plus Libre.

Attention, ce n'est pas une vacherie mais un point de vue : un problème de communication.

C'est à la rédaction de ce billet, c'est à dire entre mes échanges avec Patrick et Jean-Marie qui s'occupe du blog que j'ai compris que le collectif Emmabuntus ne faisait pas partie d'Emmaüs et donc n'a pas le soutien de le mouvement Emmaüs France. L'exemple de la benne donné ci-dessus montre une fois de plus l'ignorance des gens face à l'informatique, une ignorance que l'on connait bien par exemple quand on touche à l'éducation, souvenez-vous du TBI et du reste, des salles avec des portables vendues à 12000 €. Du fait donc que leur démarche n'est pas validée au point de vue national, ils se coltinent donc comme un pèlerinage les grandes villes Emmaüs de France pour expliquer ce qu'il faut faire mais sans avoir la garantie qu'ils ne choisissent pas finalement la benne plutôt que le reconditionnement pour les raisons évoquées plus haut.

Il est donc important de communiquer par rapport à ce reconditionnement dans cette communauté puissante et connue, mais il me parait tout aussi important de véhiculer ce message de façon nationale, internationale, et par le fait, ne plus porter l'étiquette Emmaüs, ni celle d'Ubuntu d'ailleurs sur laquelle aujourd'hui s'appuie la distribution mais pas forcément demain car on ne sait pas de quoi demain est fait, Canonical surtout. Et je rajouterai même quelque chose de personnel, toujours dans la veine communicante.

Les gens à tort ont tendance à poser l'équation Linux = pauvres, je suis Linuxien pour d'autres raisons que financières, nous le sommes tous je pense, dès qu'on a quelques compétences informatiques on peut facilement pirater un Windows, Linux c'est une autre vision du monde. De la même façon on peut être amené à faire l'amalgame "Emmaüs" = pauvres, ce qui est à moitié vrai, Emmaüs vend des produits de qualité que tout le monde peut acheter pour aider les plus pauvres. Néanmoins, la combinaison Emmaüs + Linux pourrait faire ressortir quelque chose de faussement péjoratif dans l'esprit des gens, Emmabuntus la distribution pour les pauvres. Il est nécessaire de rappeler que l'installation de Linux sur ces machines c'est un gain de temps (en 10 minutes un système propre avec des logiciels récents) et une mise en conformité avec la loi et que ce n'est pas une histoire d'argent, les machines sous XP sont vendues au même prix. Psychologiquement, certaines personnes n'installeront pas cette distribution par rapport à l'image qu'elle pourrait véhiculer. Très sérieusement je pense que si on dit à certaines personnes, je vais t'installer la distribution d'Emmaüs (ce qui n'est en plus pas le cas !), ils refuseront. La démarche doit s'étendre, moins s'associer en terme d'image à Emmaüs, plus appuyer sur l'aspect équitable, Linuty ? Linuxall ?

2010 nov. 19

Tous ceux qui défendent le logiciel libre défendent également un monde où la coopération n’est pas écrasée par la compétition. Tiens donc

Le titre du jour, est issu du billet d'aka du Framablog qui rebondissait sur la proposition qui visait à la suppression des notes aux primaires, pour une école basée sur la coopération et pas la compétition. Proposition formidable qui après la suppression des devoirs à l'école primaire protègerait un peu plus nos enfants, créant un décalage encore plus large entre l'école et la société. Je pense que dans la foulée on devrait aussi arrêter les points dans le sport, car on risquerait tout bonnement de traumatiser l'équipe qui a perdu, et si elle s'est pris la pâtée comme parfois ça arrive on ferait des économies de thérapie et sauverait peut être la sécurité sociale. Peut être que si on mettait d'avantage de compétition,l'envie de gagner, ainsi que certaines autres valeurs, notre pays se casserait moins la figure de façon générale, ou comme au dernier mondial de foot on éviterait les situations où nos joueurs en sont encore à réclamer leurs primes, mais c'est une autre histoire.

Aka a partiellement raison dans son accroche. Effectivement le Framasoft est une réussite collaborative puisque ce sont des dizaines de personnes ou plus qui collaborent au site en se ralliant tous sous une même bannière. Les exemples sont nombreux, on pense bien sûr à Wikipedia où les gens vont jusqu'à tomber dans l'anonymat pour mettre en avant le projet face à l'égo, mais est ce le comportement traditionnel qu'on voit dans le logiciel libre ?

Dans ma cartographie française des fora français j'avais souligné l'existence de quatre foras liés à debian. Je pourrais tout aussi bien parler de l'APRIL qui vise à Promouvoir et défendre le logiciel libre et de l'AFUL dont le but quant à elle est de Promouvoir les logiciels libres ainsi que l'utilisation de standards ouverts une nuance que j'ai un peu de mal à trouver, enfin une nuance qui a vu naître deux associations différentes. Les distributions Linux qui ne sont qu'une succession de conflits, rupture, fork, re-rupture, fork, disparition et j'en passe montrent aussi que tout n'est pas si rose dans le monde du logiciel libre et le problème ce sont les répercussions.

Que l'on passe pour une bande de branquignoles trolleurs c'est un fait, difficile de passer pour autre chose qu'un ensemble de groupuscules extrémistes tant par le manque de cohésion affiché que par les dissidences au sein de la communauté ou encore certains propos qui font peur, je ne vous parle même pas du look de père Noël de notre représentant. L'un des soucis majeur c'est Eric Portal qui pointe du doigt dans son billet Bientôt Noël ? Vive les étrennes ! où il évoque la faillite du libre. Jamais on aura vu autant les associations du libre demander de l'argent pour leurs frais de fonctionnement, et c'est bien là où l'on se rend compte que aka se trompe, il y a bien concurrence. La concurrence est naturelle, elle est liée aux cordons de la bourse des ménages. Les revenus ne sont pas illimités et si le don est déjà rare, il est réfléchi, soit les gens ont la capacité de donner de façon équitable à toutes les associations libres qu'ils connaissent, soit alors ils feront des choix, et c'est bien là où la compétition entre en jeu. Si je donne à Paul, je ne pourrais pas nécessairement donner à Pierre, il faut donc que Paul ou Pierre se départagent dans mon coeur pour que je donne à l'un ou à l'autre. On peut prendre par exemple la méthode de la quadrature du net qui consiste à afficher le compteur avant la fin. La méthode bien connue de la culpabilisation, si on n'a pas de rond, on ferme. Framasoft quant à elle a des campagnes de publicités qui sont rondement menées en terme de communication, d'affectif aussi avec des bannières de soutien sympa, l'APRIL quant à elle dans une campagne à laquelle j'avais d'ailleurs cédé m'avait fait miroiter que si nous étions plus nombreux alors nous aurions plus de poids, une manière comme une autre de faire cotiser.

Voici pour ma part ce que je veux qu'on retienne de ma réflexion, Cyrille BORNE est bon pour vous, il vous fait un résumé :

  • même si la compétition n'est pas voulue, elle est naturelle.
  • on va avoir tendance à donner de l'argent pour ceux qui sont le plus visibles sur le net, et par le fait on va certainement passer à côté des petits projets qui ne pourront peut être jamais devenir grands.
  • on ne peut que regretter l'incapacité des gens qui mènent des projets qui font la même chose à se regrouper

Mais vous le savez Cyrille BORNE est encore meilleur que bon, il est généreux et vous livre la solution, enfin comme on est vendredi, un fond d'utopie.

  • que les responsables des projets similaires fassent front commun pour ne présenter qu'un seul projet qui tienne la route et récolter plus d'argent. On peut citer par exemple les distributions pour enfants : Quimo c'est de la bouse, qu'ils fassent les artworks de ASRI et on en parle plus. Idem pour tous les foras debian, qu'ils jettent l'éponge pour se ranger derrière la bannière de debian-fr
  • qu'on arrête un peu la reproduction chez Linux pour n'avoir que quelques distributions qui apportent une réelle plus value et pas des dizaines de fork minables.
  • que les blogueurs qui sont à l'abri financièrement retirent les demandes de don pour eux mais mettent en avant les pages de don des autres. En effet, pour ma part je suis gracieusement hébergé par François Laurent si ce n'était pas le cas j'aurai les moyens de me payer un hébergeur, je préfère qu'on donne pour de "vrais projets" tels OOo4kids ou ASRI Education qui me paraissent indispensables. Attention ne croyez pas que je dénigre ma prose ni la documentation que j'apporte au quotidien, mais j'ai quand même tendance à penser que les gens qui créent des programmes sont à favoriser par rapport à moi. Des blogueurs on tape dans un arbre il en tombe des dizaines, les développeurs par contre, c'est plus rare.
  • que les gros sites comme Framasoft qui même s'ils ont un esclave qui ne doit pas avoir que ça à faire proposent des hébergements ou aident les plus petits projets.


Où suis je ? Je vais répondre à l'appel d'Eric et donner pour Asri Education, il cherchait neuf personnes à 5 € pour l'ASRI, j'en donnerai 10. J'essaie de mettre en avant les projets des autres, vu que culturellement c'est mort pour moi, j'essaie de migrer de plus en plus de mon ancien budget dans celui du don. Je vais créer la page sur le site "donner" ou une appellation de ce style dans laquelle je montrerai les projets auxquels je crois. Il est d'ailleurs regrettable que personne ne se soit lancé dans une page collective où chaque projet libre pourrait donner ses arguments, une courte présentation et avoir depuis cette page une redirection vers sa page de don. En ce qui concerne la mise en commun de ma plume, c'est là que se pose le problème. Si demain je trouve des gars aussi graves que moi, qui ont une vision pas nécessairement conventionnelle de l'informatique et de Linux en particulier, le mot parfois un peu acerbe, qui n'ont pas peur de parler des toupies Beyblade ou des copains qui font du tuning de vieilles voitures alors je lâcherai volontiers mon nom pour un blog commun. L'appel est lancé, je vois bien un titre du genre "le manchot libéré".

2010 nov. 9

La réponse de Pierre-Yves, l'esclave libre de Framasoft, (oh un oxymore)

J'avais expliqué que c'était la croix et la bannière pour donner de l'argent à Framasoft, j'ai la réponse directe de Pierre-Yves Gosset le malheureux garçon qui se fait des semaines jusqu'à 70 heures. Je dois dire que j'ai été touché par ce message (oui c'est sincère), car non seulement le gars est un vrai travailleur qui ne compte pas ses heures et c'est un gentil. Alors que j'ai joyeusement dégommé son boulot, il me fait une réponse courtoise et instructive de plus, je vous livre le contenu du mail qu'il m'a autorisé à diffuser, c'est tellement beau que j'en ai mis une bannière de soutien. Oui donnons un peu d'aide à ce pauvre garçon esclave du Framasoft qui doit coder dans l'urgence des pages toutes moches. La réflexion qui est faite quant à paypal je la connais bien, puisque je l'ai subie moi même en tant que vendeur quand je vide mes bédés qui finissent mal. Toutefois, paypal c'est quand même le top du pratique et j'ai tendance à penser que l'instantanéité du geste ne doit être en aucun perturbée par des entraves techniques.

Bonjour Cyrille :)

Tout d'abord un grand merci pour ton don ;-)
Ca fait toujours chaud au coeur de se sentir soutenu, sincèrement.

Je viens de lire ton billet http://www.cyrille-borne.com/index.php?post/2010/11/07/L-exemple-d-expedia-devrait-inspirer-Framasoft
Ne pouvant réagir par les commentaires de ton billet, je me permet de le faire par email (évidemment, ce n'est pas un "droit de réponse" : tu peux le garder au chaud ou la publier, c'est toi qui choize :) ) (note : ce qui n'a pas empêcher le garçon de me contacter et on l'en félicite)
Comme c'est moi qui ai réalisé la page de dons, je me dis que je suis le mieux placé pour apporter un peu d'eau à ton moulin.
Et, pour ne pas tourner autour du pot, ben je dois dire que je suis tout à fait d'accord avec toi.

En fait, le fait que cette page soit loin d'être parfaite relève de beaucoup de facteurs :

  • dans le logiciel libre, rares sont les ergonomes et les graphistes. Ca pourrait être une fausse excuse, car ce ne sont pas les pages de dons qui manquent. Cependant, "l'intelligence de la compétence, ça ne se copie pas"). C'est une page réalisée par un développeur, et ça se sent (même si je ne culpabilise pas plus que ça, car ça a évidemment été revu/relu/amendé de nombreuses fois en interne par bien d'autres personnes.
  • contrairement aux grosses compagnies commerciales (expédia) ou ONG (greenpeace, oxfam, etc), nous ne pouvons consacrer qu'un temps limité à la campagne. J'ai lu récemment (je ne retrouve plus la source) que certaines ONG investissaient jusqu'à 30% de la lignes budgétaire "Dons" dans la mise en place de la campagne (page qui a tendance a augmenter à cause du "street fundraising", c'est à dire les petits jeunes qui sont dans les rues commerçantes et qui t'interpellent gentiment pour te faire signer un prélèvement automatique). En clair, on s'était posé la question à Framasoft d'engager un graphiste ou une agence de comm' pour faire la page. Mais vu les tarifs, c'étaient hors de nos moyens, évidemment :P Quand à faire un appel à compétences, c'est toujours possible, mais c'est le diable qui se mord la queue, car on est toujours dans l'urgence, et il est plus facile d'avoir des propositions après coup plutôt qu'avant le lancement de la campagne. Là où ces organismes ont des personnes payées à l'année pour affiner le processus, nous avons dû réaliser l'ensemble du lancement en quelques jours équivalent temps plein. (HS perso : c'est à mon avis le ver dans la pomme du logiciel libre : les journées ne font toujours que 24H, alors que le temps numérique s'accélère et que la société de consommation veut tout, tout de suite) Par ailleurs, il faut voir d'où l'on vient : http://easycaptures.com/8970083427
  • l'autre problème de fond, ce sont les moyen de paiement sur internet. Paypal est ta solution préférée, mais elle nous pose beaucoup de problèmes en tant "qu'organisme qui encaisse".
  • D'abord les frais sont biens plus élevés qu'avec notre banque. Sur ton don de 10€/mois, ça fait 0,36 centimes de différence. Multiplié par plusieurs milliers de dons, ça fait lourd au final. Ensuite, Paypal est très "propriétaire". Pas au sens "code" (du moins pas plus qu'une banque). Mais au sens "service". S'ils ont décidé que tu n'est pas le bienvenu chez eux, tu ne peux *rien* faire. Bye bye le compte et tant pis pour ta pomme. Au moins avec une banque ne ligne, tu peux rencontrer le banquier et lui parler face à face pour expliquer que, non, tu ne blanchis pas de l'argent, mais que tu souhaites juste pouvoir collecter des dons.
  • De plus beaucoup de personnes refusent d'utiliser Paypal (pour la raison donnée ci-dessous ?), et ajouter un moyen de paiement en ligne via une banque classique nous a là encore pris du temps (paperasse, création de scripts pour l'interaction avec nos bases de données, interface de gestion des reçus, etc). Enfin, et c'est le pire pour nous : Paypal t'oblige tôt ou tard à créer un compte chez eux (et donc à leur fournir ton n° de CB qu'ils garderont). "Mais non, on peux payer sans avoir de compte !" Effectivement, sauf que depuis quelques mois, cette option est limitée à 10 paiements sans création de comptes. Après, zou, c'est tu crées ton compte ou tu ne payes pas. C'est vraiment forcer la main aux utilisateurs et ça, à Framasoft comme ailleurs, on aime pas.

Bref, prends une page réalisée "sous pression" (ce qui ne veut quand même pas dire à la va-vite), par des non-spécialistes (j'assume), ajoutes-y le fait qu'il existe de nombreux moyens de paiements hétérogène, et qu'il y a beaucoup d'informations importantes sur cette page... et tu obtiens le résultat mitigé que tu décris.

Quoi qu'il en soit, je te remercie (sincèrement, c'est pas de la langue de bois) pour ta critique que j'ai trouvée tout à fait constructive.
Comme le dit le slogan de Framasoft "La route est longue, mais la voie est libre..."
J'espère donc que la prochaine mise à jour de cette page sera plus claire (si toi ou tes lecteurs ont des propositions à faire, je suis prêt à transformer les croquis en page web !).

Bien amicalement,
Pierre-Yves, pour Framasoft.

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