Cyrille BORNE et Associés

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2013 avr. 27

C'était mieux avant

L'adage c'était mieux avant est souvent vu de façon péjorative, signe de "vieuconisme" caractérisé, des gens d'un certain âge, aigris, rétrogrades, et qui pensent que toute forme d'évolution, de nouveauté c'est pourrave. Aujourd'hui il serait peut être temps de considérer les deux questions suivantes : et si parfois c'était réellement mieux avant, et s'il était temps d'arrêter de vouloir courir vers l'avant surtout lorsqu'il s'agit d'engraisser des World Company ou pas. L'exemple du bouton démarrer de Windows me parait un bon exemple, après avoir pris un four avec sa nouvelle interface, Microsoft fait marche arrière dans sa version Windows Blue pour remettre un menu. C'est une situation qui est extrêmement intéressante, Microsoft montre une fois de plus qu'il fait n'importe quoi depuis des années, avec une interface graphique unique pour les tablettes et pour les ordinateurs, on aurait pu penser à la carte de l'unité, une logique, mais la compatibilité entre RT et Windows 8 étant inexistante, on aurait pu très bien envisager le maintien d'une interface dédiée à l'ordinateur. Les ventes particulièrement mauvaises de Windows 8 forcent Microsoft à reconsidérer sa position, tout comme d'ailleurs les développeurs Gnome qui ont finalement intégré le mode classique face aux critiques, aux désertions certainement. Cela reste encourageant car cela permet de montrer que nous avons notre rôle à jouer, en adoptant ou en refusant un produit, un système, en en faisant un succès ou un échec, on peut infléchir la courbe de notre destin technologique. Pour en revenir à la situation de Microsoft, la sortie imminente de Windows Blue ne changera rien, ce que Microsoft ne comprend pas c'est que le marché est en cours de stabilisation, les gens se laissent séduire par les tablettes à 49 € ils ont raison, c'est l'emballement, mais tout ça ne va durer qu'un temps. Au lieu de se disperser, Microsoft aurait dû assoir sa position sur le monde du PC, offrir une interface encore plus puissante pour le tandem clavier souris, parce que ça finira par revenir, quand les gens auront besoin de bosser ils reviendront vers les solutions qui fonctionnent si elles existent encore. Du côté de Gnome, quand on voit l'incapacité de production des tablettes, smartphone sous Ubuntu avec Unity, on se demande qui portera cette interface sur tablette. A vouloir aller trop vite, à vouloir trop innover, on finit par tomber dans l'histoire du lièvre et de la tortue, la problématique ici c'est que personne ne veut prendre la carapace on préfère détaler comme des lièvres dans la mauvaise direction. Le vent est d'ailleurs certainement en train de tourner puisqu'on parle de la peau de Tim Cook, l'action Apple se porte "mal", et c'est bien légitime, bientôt l'Iphone 6 qui ne sera qu'un appareil similaire à l'Iphone 5 à quelques iotas, les consommateurs tomberont-ils encore dans le panneau ou mettront Apple comme Microsoft à l'amende, celle d'innover pour de bon ou de maintenir des produits qui fonctionnent.

C'était tellement mieux avant qu'on va ressortir Leisure Suit Larry, un jeu vieux de plus de 20 ans. C'est d'ailleurs là où l'on note bien l'état de la situation actuelle, d'un côté on pousse les gens à consommer de la nouveauté, mais de l'autre on essaie de ne pas trop les brusquer non plus, de la nouveauté en quelques sortes mais pas trop. Un remake jouant sur la nostalgie ça risque de payer, Grimrock a été un gros succès dernièrement, il se contentait de faire du Dungeon Master en plus de 16 couleurs. Mais là encore on ne s'y trompe pas, si plonger le joueur dans un univers qu'il connait est porteur, il en faut plus désormais pour tenir une industrie à bout de bras que de faire plus un dans les numéros de version. Alors que Tomb Raider a été un succès commercial, le retour sur l'imposant investissement de Square Enix n'est pas suffisant. Mais bon en même temps les aventures de Lara Croft, ça reste très bis répétita, quelques améliorations à quelques iotas, un peu comme l'iphone en fait. Les vrais succès commerciaux sont arrivés d'où on ne les attendait pas, Minecraft pour exemple, preuve que l'innovation si elle innove réellement a encore du sens.

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2013 avr. 13

Informatisation à outrance

Les années se suivent et se ressemblent, il faut informatiser, il faut tout informatiser, il faut encore plus informatiser et quand on aura fini d'informatiser on informatisera encore. Les questions dans mon entourage pédagogique sont toujours un peu les mêmes, l'utilisation de l'ENT pardon des ENT, l'utilisation des réseaux sociaux. C'est d'ailleurs un indicateur de tendance qui montre qu'on ne comprend rien à l'informatique, car on n'aborde plus les pratiques pédagogiques liées à l'informatique, on ne parle plus des TBI comme s'il fallait en parler uniquement au moment où l'on a des salles mobiles à vendre, comme si en fait tout cela c'était du passé et que tout le monde utilise tellement simplement l'informatique dans les salles de classe qu'on peut passer à autre chose. On le sait, ce n'est absolument pas le cas, tout va trop vite, mais ce n'est ni le problème des vendeurs d'un côté et pas celui des pédagos de l'autre, objectifs commerciaux pour les uns, utopistes pour les autres qui feraient mieux de fréquenter les salles de classe et les salles de prof pour se confronter à la réalité.

On pense que le corps enseignant est dépassé par Facebook, qu'on ne sait pas comment s'y prendre qu'il faut absolument en être. Le lien entre les élèves et les profs, faut-il être ami ? Pour ma part la réponse est particulièrement simple. L'éducation nationale et agricole n'a pas à se préoccuper d'une société commerciale. On peut me rétorquer que l'immense majorité des écoles fonctionnent sur Windows, et par le fait c'est un peu de Microsoft qu'on apprend à utiliser dans les écoles, ce n'est pas vrai. Dans mon école on utilise Linux, debian plus précisément, mais on n'apprend pas à se servir de Linux on apprend des mécanismes qui sont inhérents à tous les systèmes d'exploitation, déplacer des fichiers par exemple. Se focaliser sur le phénomène facebook ou sur Twitter, faire des séances pédagogiques dédiées à ces réseaux c'est comme le type qui ferait un cours sur le cactus pour expliquer ce qu'est un arbre, c'est faire d'un cas une généralité. Et puis après tout c'est quoi un réseau social ? Un réseau social c'est une boîte mail améliorée, l'ENT en quelques sortes, sauf que l'ENT est interne et ne concerne que les élèves, les enseignants et leur famille. Pourquoi utiliser facebook, twitter quand il est possible d'utiliser des outils qu'on a besoin d'utiliser et qui "fonctionnent mal". Faire venir les élèves sur l'ENT c'est difficile mais on a trouvé quelques astuces, nous demandons aux élèves avec ma collègue d'informatique d'envoyer les devoirs par ce biais. Économie de papier, de temps, on créé de façon artificielle le lien avec les élèves. Ce qui manque dans SCOLINFO et je le ferai peut être remonter auprès de la société Aplon si j'ai l'occasion de me bouger pour aller dans une réunion c'est la possibilité d'envoyer un message à l'interlocuteur sur une adresse mail externe quand on utilise la messagerie interne. Comme on me l'avait fait remarquer, prendre l'habitude d'aller consulter un compte en plus quand il y a déjà tant à consulter ce n'est pas évident. De façon générale, l'informatique éducative soufre d'un énorme problème de dispersion, on veut être de partout à la fois, et en fait on est nulle part. La priorité c'est l'ENT devant les réseaux sociaux, l'ENT permet de réaliser la grande majorité des actions de communication, en ce qui concerne une pratique de publication en ligne, on peut très bien la lier à un blog de l'école, un blog ça dure, Facebook ça fera faillite tôt ou tard. Il faut à mon sens pour les réseaux sociaux faire comprendre uniquement le poids des mots, le choc des photos comme dans Paris Match, faire comprendre aux élèves que la toile a bonne mémoire ce qui s'applique d'ailleurs à la vie, une erreur de jeunesse vous gâche une vie qu'elle soit réelle ou virtuelle. Il faudrait de même arrêter de penser que l'école doit remplacer les parents, si on peut tenir de temps à autres le discours, fumer c'est mal, boire c'est mal, la drogue c'est mal, montrer ses fesses sur facebook et insulter les gens sur twitter relève de l'éducation qui n'a rien de nationale mais bien parentale.

En ce qui concerne la relation prof / élève par le biais des réseaux sociaux, c'est le choix de chacun. Mes élèves connaissent mon blog, je communique avec certains par Skype, ça ne m'empêche pas de les coller, de mettre des 0. J'ai des collègues qui refusent d'être amis avec leurs élèves sur facebook pour des raisons aussi diverses que variées, la peur du faux pas, l'envie de couper du lycée, le fait qu'ils considèrent que les élèves et les enseignants n'ont pas à être amis. La relation prof / élève, c'est pour moi quelque chose de bien précis, bien défini, quelque chose que je trouve de naturel. Je ramène régulièrement un élève à moi, un élève de terminale de 19 ans qui fait deux têtes de plus que moi et qui joue au rugby, c'est mon voisin, son frère et sa sœur sont en classe avec mes gosses. Nous habitons à deux maisons d'écart, je ne me vois pas l'inviter à prendre deux bus pour rentrer chez lui, le garçon même s'il n'est pas un foudre de guerre en mathématiques, est un garçon sympa que j'apprécie, je ne le proposerai d'ailleurs pas à tout le monde. J'ai insisté sur la description physique du grand gaillard, car de la même façon que communiquer avec des élèves par le biais des réseaux sociaux c'est prendre un risque, ramener des élèves chez eux c'est prendre aussi un risque, dans mon cas et quand je vois l'essieu avant de la CLIO qui plie quand il monte dans la voiture, c'est plutôt moi qui prend le risque de me faire agresser sur la route :D. Virtuel, réel, tout ça c'est du pareil au même et c'est bien là le vrai problème de fond, on pense actuellement au virtuel sans avoir réglé les vrais problèmes du quotidien, ce que nous sommes, ce que nous devrions être.

Mon épouse est titulaire remplaçante et pourrait donc faire depuis l'an dernier le guide du routard des écoles du coin. Souvent elle m'explique qu'elle arrive dans des écoles, on ne lui indique pas où sont les toilettes, où se restaurer, où sont les éléments dont elle a besoin pour remplacer le ou la collègue, qu'on ne lui dit pas bonjour. Comprenez bien que son rôle est fondamental pour tout le monde, un enseignant qui n'est pas remplacé et c'est les gosses qui sont divisés dans toutes les classes, les enseignants qui sont donc sur place devraient donc redoubler d'attention pour cette personne qui vient les soulager. Routine, oubli, stupidité, manque de savoir vivre, on pourrait épiloguer sur toutes les causes qui font qu'on ne se préoccupe pas d'elle, mais en fait on touche là le cœur du problème la prise de conscience de l'autre. Depuis qu'elle me raconte ses histoires, lorsque nous avons un technicien qui vient, un commercial qu'on accueille, toute personne qui vient dans notre établissement, si par hasard je suis là, je fais le minimum, proposer un café, un siège, de quoi patienter. Depuis maintenant dix ans que je suis dans le milieu scolaire je constate qu'il manque parfois des choses simples : l'organisation, la rigueur, le partage, la capacité à se mettre à la place de l'autre, le bon sens, bien d'autres choses qui font qu'être enseignant c'est un métier de solitaire qu'on mène dans un bordel sans nom. Alors qu'on n'a pas résolu ces problèmes en vrai, on essaie de transposer la non organisation, l'absence de partage, le manque de rigueur à un monde virtuel où il faut un cadre parfaitement défini dans le manque de bon sens le plus complet. On pense par exemple que c'est en multipliant le nombre de sites et de services qu'on va mieux réussir quand il est déjà difficile de faire utiliser pleinement les services indispensables. On pense que les enseignants vont collaborer quand ils sont incapables de partager leurs cours, on essaie de savoir ce qu'il faut faire pour gérer les élèves sur les réseaux sociaux quand il est si difficile de les gérer dans les classes.

Une fois de plus on met la charrue avant les bœufs, on pense que l'informatique va résoudre tous les problèmes, la vérité est pourtant bien ailleurs, une réalité humaine qui définit ce que nous sommes, l'informatique se contente d’exacerber les situations en rajoutant des contraintes techniques supplémentaires.

2013 mar. 25

Impacts organisationnels et financiers de l'implémentation des logiciels libres dans les PME/PMI, mémoire de Florimond Boquet

L'an dernier j'ai été contacté par Florimond BOQUET élève à Sup de co Amiens pour participer à un mémoire sur le logiciel libre, je ne sais pas comment j'ai pris le temps de le lire dans la semaine dernière mais je l'ai fait, en même temps avec un an de retard il était temps. Vous trouverez dans les remerciements Jean-Michel Garreta de Be-Ware que j'ai régulièrement cité ici du fait que je connais Jean-Michel depuis qu'il était un enfant d'à peine 20 ans ou Jonathan Le Lous dont vous avez dû certainement croisé le blog.

Attention la moulinette de la vulgarisation bornienne est en marche. Il s'agit d'un mémoire de 102 pages, on peut voir en gros trois parties, une présentation globale des logiciels libres assez poussée tout de même puisqu'on va à la nuance de la différence entre le logiciel opensource et le logiciel libre, où l'on explique dans les grandes lignes que le logiciel libre de RMS se moque de la performance alors que le logiciel opensource sera moins exigeant avec la liberté si on arrive à un logiciel performant, dire que j'ai lu des articles de 20 pages là dessus ... On évoque aussi la La Cathédrale et le Bazar, si vous voulez un véritable exemple de ce qu'est le Bazar de l'opensource je vous donne dans ce lien une très belle démonstration. Dans la seconde partie Florimond pose les hypothèses suivantes :

  • Hypothèse 1 : La PEOU (facilité d’utilisation perçue) est positivement influencée par l’appartenance à une communauté du logiciel libre
  • Hypothèse 2 : Les utilisateurs du segment 4 influencent positivement les utilisateurs du segment 1 (il s'agit en fait des développeurs libristes impliqués dans les communautés qui vont influencer les non développeurs non communautaires)
  • Hypothèse 3 : Les utilisateurs qui ont le plus l’habitude d’utiliser un logiciel privateur sont ceux qui s’opposent le plus à l’adoption des logiciels libres
  • Hypothèse 4 : Moins l’expérience d’utilisation d’un logiciel est importante, plus il est facile d’adopter un logiciel libre de substitution
  • Hypothèse 5 : La faible image d’un logiciel impacte négativement la JR (la pertinence face au métier)

Et enfin il les vérifie à travers 11 interviews qui correspondent à la troisième partie du mémoire, où il explique en préambule le questionnaire, présente les différents protagonistes, à partir de citations il va conclure sur la validation ou non de ses hypothèses. Ce qui est intéressant dans la démarche c'est que les personnes sélectionnées sont de profils particulièrement différents, je ne vous donne pas cinq minutes à la lecture de cette partie sur les entretiens pour trouver l'immonde phrase mégalomane que j'ai balancée. Ce qui est intéressant donc, c'est qu'il n'y va pas de son opinion mais dans la construction d'une argumentation par rapport aux propos recueillis, ça nous change du blog. Mais, comme nous sommes dans un blog, je vais me permettre de répondre finalement à ces cinq questions qui m'ont été indirectement posées, si d'autres blogueurs libristes veulent y jouer ça nous changera des chaines débiles.

  • Hypothèse 1 : si l'on prend mes collègues, j'ai expliqué dans les grandes lignes la nécessité de l'utilisation des logiciels libres dans le milieu scolaire. Globalement ils se moquent de l'identité du logiciel et de savoir qu'il appartient à une communauté de libriste, le logiciel leur parait beaucoup plus facile qu'il soit propriétaire ou libre par le fait que s'ils ont un problème "el dictator" n'est jamais bien loin et veille au grain. En outre pour l'informaticien que je suis, de savoir qu'un logiciel appartient à une communauté libre me donne une sensation de facilité car je sais que je trouverai les réponses auprès de cette même communauté. De la même façon je suis persuadé que d'autres informaticiens diraient qu'ils sont soulagés de savoir qu'ils trouveront une réponse auprès de la hotline.
  • Hypothèse 2 : je ne m'inscris pas dans le segment 4 car je ne suis pas développeur mais c'est tout comme, du fait d'être "el dictator" et que les solutions que je préconise fonctionnent puisque je veille au grain comme dit précédemment, alors nécessairement on a une image positive du logiciel libre. Mes collègues d'ailleurs sont contents de voir les postes élèves sous Linux, ils contribuent à l’éradication des virus qui pullulaient jusqu'à maintenant. On notera de la même façon que si j'avais mis des solutions propriétaires de verrouillage, des antivirus qui coûtent un bras, on aurait tout autant salué ces produits.
  • Hypothèse 3 : c'est de moins en moins vrai avec la crise et avec la multiplication des systèmes d'exploitation. On va toujours trouver un abruti qui va expliquer que Windows 8 sans l'avoir testé est le meilleur système d'exploitation au monde. Avec l'arrivée des tablettes, des smartphones, donc de ios et d'android, les gens désormais touchent à tout et sont bien plus réceptifs à une alternative. On se rend compte en fait que paradoxalement alors que Google et Apple sont des "ennemis" du libre, ils facilitent largement son adhésion en démontrant que des alternatives existent à Microsoft. Ce qui prouve aussi quelque part que la situation de quasi monopole est mauvaise, c'est elle le principal vecteur de fermeture d'esprit.
  • Hypothèse 4 : plus un utilisateur est nul en informatique plus il sera difficile pour lui d'adhérer à un logiciel quel qu'il soit. En fait, il s'agit là ici d'une logique informatique, un gros utilisateur de logiciels propriétaires aura finalement peu de difficultés à passer au libre, la réciproque est vraie seulement sur le point technique, pour l'éthique c'est un autre débat.
  • Hypothèse 5 : comme précisé plus haut, il devient désormais difficile de parler d'une image faible d'un logiciel car le marché du logiciel évolue trop vite. Quand on voit la vitesse à laquelle s'effrite le monde du PC, je pense aujourd'hui que les décideurs sont prêts à accepter toutes les options à partir du moment où on peut leur promettre d'être encore dans la course.

A mon sens, et d'après mon expérience personnelle, ce qui fera la différence dans l'adoption du logiciel libre c'est l'homme. L'homme qui proposera les solutions, qui les mettra en place, qui aidera les autres à utiliser. J'avais des nouvelles de François Pons qui tient la société aytechnet dans le Cantal, qui fait du site internet en utilisant uniquement des logiciels libres et qui refuse la maintenance de postes Windows car il n'y entend rien, il a eu l'occasion de passer à mon ancien lycée, tout fonctionne actuellement comme je l'ai laissé il y a quasiment deux ans, preuve que le libre, debian, ça fonctionne. Aucun des collègues de l'époque n'a été convaincu, on me laissait faire parce que je m'en occupais. Les gens en fait se préoccupent peu de la nature du logiciel, de la philosophie qui l'accompagne car nous ne sommes pas au même degré de maturité ou de sensibilisation qu'on peut rencontrer dans le domaine de l'écologie. Quand on voit que les gens peinent à à trier leurs déchets, qu'on consomme sans faire attention, qu'on connait pourtant les enjeux, il parait difficile en plus de rajouter à cela quand ce n'est pas maîtrisé, l'intérêt du logiciel libre. Aujourd'hui le logiciel libre ne peut être compris que par une poignée d'illuminés aujourd'hui qui pourtant seront considérés comme des visionnaires demain, il faut donc l'imposer pour montrer qu'il a les même vertus que le logiciel propriétaire dans les qualités techniques mais qu'il porte un regard totalement différent sur les gens, leurs données, leur participation, l'interaction, le lien et j'en passe.

Sur ces bien belles paroles je vous invite à lire le mémoire de Florimond que vous trouverez en pièce jointe, il est en CC, n'hésitez donc pas à le diffuser, à le modifier et plein de trucs qui finissent en er.

Memoire_Florimond_BOQUET.pdf

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