Philippe Richard est un vieux lecteur du blog, je pense qu'il y a quelques années on a donné un coup de main avec Christophe pour qu'il passe à Linux. Philippe est journaliste pigiste qui a participé à : Les Cahiers du numérique (AFDEL), Le magazine de la Caisse des Dépôts, Le Parisien Magazine, Le Monde (Solutions, supplément internet), Les Inrockuptibles, Clubic Pro, 60 Millions de consommateurs, Science & Vie, Réponse à tout, Afrique Magazine... il est aussi l'auteur avec Éric Filiol du livre « Cybercriminalité : enquête sur les mafias qui envahissent le web ». Dunod. 2006. Ouvrage distribué au Ministère de la Défense. Il a été payé la bagatelle de 600.000 € pour rédiger cet article en argent liquide comme il se doit, si vous désirez le contacter vous pouvez le follower sur twitter, OUI FOLLOW PHILIPPE SUR TWITTER ou lui envoyer un mail.
Quand on découvre comme moi l'univers GNU/Linux, on est immédiatement surpris par la pléthore de distributions au nom plus ou moins abscons.
Si on n'a pas lu quelques articles sur cet univers, on ne sait pas laquelle tester pour la première fois. Un embarras qui n'existe pas, ou très peu, sous MacOS ou Windows...
Mes premiers pas remontent à 2007 avec Mandriva. Habitué à Windows, je n'ai pas été trop déboussolé par cette première aventure ; pas de réels blocages, une installation qui ne m'a pas donné la migraine, une interface sympathique... Mais pour différentes raisons professionnelles, je suis revenu sous Windows car je devais tester de nombreux logiciels disponibles uniquement sur cet OS.
Mais en 2008, j'ai retenté une nouvelle expérience. Comme je m'intéressais à cet univers par curiosité professionnelle, j'ai commencé par... Opensuse alors qu'Ubuntu était souvent considéré, dès cette époque, comme l'une des distributions les mieux adaptées aux néophytes.
Mal m'en a pris : pour diverses raisons, dont certains dépensaient mes pauvres compétences linuxiennes, Opensuse m'a fait tourner en bourrique au bout de quelques jours... J'avais le sentiment d'avoir faire à une usine à gaz ou d'un Mammouth dans mon PC. Un peu comme Windows.
Résultat, je suis passé sous Ubuntu. Rien de particulier à signaler : un OS qui marchait tranquille et qui ne m’empêchait pas de dormir.
Mais toujours par curiosité, j'ai utilisé Virtualbox sous Windows pour essayer d'autres distributions. Simple, rapide, facile. Une méthode intéressante pour se faire en quelques minutes une première impression mais pas suffisante, à mes yeux, pour avoir un avis un peu plus circonstancié.
Profitant de mes quelques heures de temps libre et de mes différents disques durs internes, je suis passé aux tests plus poussés avec une « vraie » installation et des tests de plusieurs heures, voire plusieurs jours. Comme je suis un brin méthodique, d'aucuns diront un peu maniaque, je me suis créé un comparatif avec différents items (disponible en annexe au billet).
Évidemment, cette étude n'a aucune prétention en termes d'exhaustivité, ni d'objectivité. Je ne prétends pas non plus maitriser sur le bout des doigts la ligne de commande et autres joyeusetés linuxiennes et être ainsi affirmatif. Ce n'est pas mon objectif.
Je voulais juste me faire une idée plus précise afin de pouvoir découvrir et retenir la distribution qui me convient le mieux, à mes compétences et à mes besoins professionnels (essentiellement de la bureautique et du surf sur le web).
Quel bilan ?
En préambule, après avoir découvert l'univers GNU/Linux je ne pense pas revenir sous Windows. Sauf si Microsoft propose un OS vraiment original et efficace, je reste sous Linux.
Comme le montrent mes deux tableaux, mon cœur balance aujourd'hui entre Opensuse et LinuxMint, tous les deux sous Cinnamon. Toutes les autres distributions m'ont à un moment ou un autre bloqué ou ont présenté des « lacunes » (encore une fois, tout est subjectif) jugées comme étant rédhibitoires.
Souvent décrié, Opensuse marche très bien sur mon PC et elle présente à mes
yeux deux atouts majeurs qui font toute la différence pour des amateurs :
une installation facile de logiciels grâce à l'option OneClick et une migration
facile vers la version supérieure grâce à l'option disponible sur DVD.
J’ajouterai aussi que la communauté française, réunie principalement sous
Alionet, est à féliciter. Certes, elle est beaucoup moins nombreuse que celle
d'Ubuntu. Seules quelques personnes vous répondent sur le forum mais leur aide
est précieuse, sympathique, objective et respectueuse (on ne m'a jamais pris de
haut comme sur certains forums...). J'ai d'ailleurs le même avis positif
concernant la communauté française de LinuxMint 
Alors, ensuite, on peut toujours polémiquer, discuter, argumenter... Mais en tant qu'utilisateur grand public (qui ne veut pas mettre les mains dans le cambouis par affinité et/ou manque de temps, mais qui veut un OS qui tourne sans accros), j'en suis arrivé à la conclusion qu'Opensuse et LinuxMint étaient les distributions les mieux adaptées.
