Cyrille BORNE et Associés

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2013 janv. 6

Amateur et amateur...

Il y a amateur et amateur. Dans son commentaire à l'un des derniers articles de Cyrille sur le wiki francophone de la distribution qui se prend pour la reine, FabriceV me demande quel logiciel de développement je « conseillerais à un amateur ».

J'ai commencé ma réponse en commentaire, en cachant un peu mon jeu, l’air de rien, à la manière d'un bon Normand…

C'est à cause des champs de patates si le chemin ne va pas droit. Mille excuses pour cette non-réponse mais je venais de relire, dans la foulée, le dernier commentaire de Diogène sur l'un des articles consacrés au format RAW. Commentaire auquel je ne répondrai pas, en tous cas pas dans l'immédiat. Et pour tout dire, je n'avais pas vu/lu ce commentaire avant. Je n'y répondrai pas mais, en revanche, je peux vous en épargner la (longue) lecture en deux ou trois phrases : Les développeurs de Darktable sont des gens formidables parce qu'ils proposent, avec trois fois rien, un logiciel libre et gratuit. Fin de la récréation. De la suie sur du suif. Gratuit le libre ? — Oui, enfin, pas pour tout le monde mais c'est une autre histoire. Nous y reviendrons…

— Franchement, il ne faut pas s'étonner qu'avec de pareils raisonnements, les utilisateurs de systèmes (plus ou moins) libres aillent voir ailleurs pour y trouver les outils (stables, fiables, etc.) dont ils ont besoin, en production, s'ils n'existent pas sur telle et telle distribution, plus ou moins libre et plus ou moins gratuite. Plus directement, pour ma part, je n'ai plus beaucoup de temps à consacrer à la bidouille. Je rêve d'une stabilité et d'une fiabilité qui me permettraient de travailler un peu plus sereinement. Fiabilité des mises à jour et stabilité de mon environnement de travail quotidien. J'ai fini par me lasser de ne jamais vraiment les trouver sur la majorité des distributions Linux*. Combien de fois je me suis dit : « Ne mets pas à jour maintenant, on ne sait jamais. » En réalité, on ne le sait que trop. Ce que l'on redoute arrive souvent. Il y a toujours, à un moment ou à un autre, quelque chose qui va de travers. C'est terrible à dire mais c'est ainsi. Et depuis quelques mois que je suis sous Fedora (17), c'est pareil. Les deux dernières mises à jour importantes proposent un nouveau noyau avec lequel je ne peux plus démarrer graphiquement. Bordel ! Que de temps perdu à comprendre le pourquoi du comment ! Sous Debian, j'en avais fait mon parti, je bricolais, la bidouille a du bon, au moins pour la connaissance et l'autonomie. Et puis, il m'a fallu admettre que Debian ne reconnaîtrait pas de sitôt mon écran graphique EIZO en display port (central dans mon workflow) alors que sous Fedora sa reconnaissance est immédiate. Enfin, bref, inutile de proposer quelque solution en commentaire, je n'en attends plus aucune, je n'en suis plus là…

Regarder à droite et à gauche, pour aller droit, nous fait tomber. J'en suis venu à me dire que, peut-être, il serait bon de passer à autre chose, de tourner une page. Depuis le temps que je lorgne sur RedHat, voilà, c'est fait. Je viens tout juste de souscrire un abonnement pour la Red Hat Enterprise Linux Desktop. Dans la foulée, j'ai mis fin à ma contribution à la Free Software Foundation. Les slogans ont, eux aussi, fini par me lasser. L'un dans l'autre, c'est une économie de moitié. Je viens de graver la dernière ISO de Red Hat Desktop (6.3) et dans quelques jours mon poste de travail aura migré, histoire de voir ce que ça donne une Red Hat en production. Parce qu'au fond, voilà le maître mot : production. Je sais, le mot en fait frémir plus d'un, et ça, je peux le comprendre.

Ce n'est pas à la hache qu'il faut faire des reproches quand le poulet [qu'on veut tuer] crie. Un autre petit détour… Entre autres gesticulations pour le moins amusantes, Diogène essaie de démontrer que les développeurs de Darktable sont très certainement gens très compétents. Pour preuve, il y a même des photographes parmi eux. Ah ! Des photographes ? Voilà qui est intéressant. Photographes développeurs. Et, comme de bien entendu, Il me reproche de ne pas être allé jeter un œil sur la page de contact de l'équipe qui propose des liens avec les galeries desdits développeurs/photographes. Soit.

Frotté de piment on ne sent pas plus mau­vais, enduit de miel on ne sent pas plus bon, c'est ce que l'on fait qui nous rend meilleur. Variante de… C'est au pied du mur que l'on reconnaît le maçon. Ben, depuis, j'y suis allé, sur la page de contact de Darktable, j'ai suivi les liens mais je n'ai pas vu de photographes bien convaincants. Très certainement parce qu'il y a photographe et photographe. Dans l'équipe de Darktable, il y a bien des gens qui manipulent des appareils photo, ça oui, et même des appareils qu'on ne trouve plus que chez les brocanteurs (entièrement mécanique celui-là) ou sur l'avenue des Gobelins, Chez M. Wu Dinh. — Précisons, au cas où, qu'il s'agit d'une boutade… Ce qui est ici en cause ce n'est pas l'appareil lui-même mais bien plutôt la destination des photographies que l'on réalise avec. Ce qu'on pourrait appeler l'ancrage social du photographe et de ses images (statut). Au mieux, ce que j'ai vu est une "approche de l'intime" par la photo (domaine privé), parfois ce pourrait être de l'illustration (domaine public). Destination et approche que je ne dénigre nullement mais qui n'imposent nullement les mêmes exigences qu'au photojournaliste, par exemple. Dans le travail du photographe, il y a une dichotomie fondamentale entre le privé et le public, même si ces deux pôles (public et privé) s'entremêlent souvent, se joignent, se distendent, s'entrecroisent, se contredisent, luttent l'un contre le l'autre autant qu'ils se complètent, selon les moments.

Non mais plus simplement, autant le dire tout net, je n'ai pas vu de photos bien renversantes, tant par les constructions que par les sujets eux-mêmes. Et même parmi celles prises avec l'increvable Hasselblad. En même temps, ce n'est pas l'appareil qui construit l'image, mais je n'apprends rien à personne. Ah ! la belle époque de l'argentique… Révolue. Il y a dans cet attachement pour ces vieilles machines comme une forme d'anachronisme — voyez la photo présidentielle du président normal réalisée avec un Rolleiflex de 1962 par Depardon — que je peux comprendre mais lorsque Capa, Cartier-Bresson, Frank… adoptent le Leica, ils sont en phase avec leur temps, le Leica est, à ce moment de l'histoire, ce qui se fait de mieux. Comme me le disait récemment Corentin Fohlen, en basses lumières, un Leica c'est aussi pourri qu'un iPhone. Les très rares photos en très basses lumières signées Capa ont été réalisées grâce à des lumières incidentes. L'appréciation des effets produits par le jour, le « sentiment de la lumière », ça ne s'apprend pas, comme le disait Nadar.

Par contre, quel que soit le logiciel de développement et l'appareil utilisés, franchement, quand on affiche pareille photo on doit s'attendre à quelque critique. Je ne parle ni du sujet ni de la construction de l'image mais regardez, l'image de gauche est l'originale, celle à droite une mise à niveaux…

© All rights reserved by Henrik A.

J'ai d'abord cru à un effet, une recherche esthétique de la part dudit "photographe". Pour en avoir le cœur net, j'ai donc testé plusieurs images (noir/blanc et couleurs) et systématiquement j'obtiens le même problème de niveaux. Des plus anciennes aux plus récentes.

© All rights reserved by Henrik A. © All rights reserved by Henrik A.

Alors, de deux choses l'une, soit le logiciel de développement est franchement mauvais (Darktable) soit l'œil du photographe est partiellement "étoupé". Ou les deux.

Ça me rappelle une discussion récente avec l'un de mes amis qui me montrait ses photos de voyages (au pluriel) en Asie. L'une d'elles étaient magnifiquement construite. Seul hic, les niveaux !

© All rights reserved by Luciano b., 2012.

La photo, sans qu'il en ait aucunement conscience et sans aucune volonté esthétique de sa part, est orangée. Ce n'est malheureusement pas la seule. Toutes ou presque sont du même tonneau. C'est d'autant plus regrettable qu'elle est intéressante.

Quel que soit l'appareil et le logiciel utilisés, il y a, en photographie, des choses qui ne s'apprennent pas, qui ne relèvent pas d'une connaissance technique. Le zèle, la recherche, le travail infatigable, la poursuite persévérante et acharnée… mais, surtout, l'intelligence morale de son sujet. En somme, on n'apprend pas à regarder.

P. S. : Pour répondre à ta question FabriceV, j'ai utilisé pendant quelques années le très simple RawStudio. Il est un peu limité mais c'est un très bon logiciel pour se faire la main. Quand on en a fait le tour, on est très certainement en mesure de choisir soi-même ce qui nous convient.


À propos de l'auteur : Christophe
Photographe
Photoblog

2012 sept. 4

Du développement photographique sous Linux* : le chaînon manquant du Libre

Des deux articles récemment publiés ici même sur "le développement photographique sous Linux*", le deuxième aura suscité bien plus de réactions. Des réactions ici, en commentaires, sous l'article, et ailleurs, notamment sur le forum Photolinux. Du bon et du mauvais, comme toujours. L'article a été relayé sur la mailing-list des utilisateurs de Darktable, anglophone, mais personne n'a réagi. Je peux le comprendre, bien que… plusieurs points soulignés (financement, etc.), notamment en commentaires, auraient pu être discutés avec les développeurs, par exemple, et pas seulement les critiques concernant le logiciel proprement dit, même s'il aurait été intéressant d'avoir là-dessus aussi le point de vue de l'équipe. Libre et ouvert ? — Oui, c'est vrai pour le logiciel. Pas toujours pour la communauté. Enfin bon. Passons.

— Non, juste un point évoqué dans un post sur le forum Photolinux parce qu'il est récurent dans le libre : « …ne dénigrez jamais les efforts et le temps passé par des développeurs bien souvent bénévoles pour vous proposer des alternatives aux softs propriétaires. »

— Cet argument a de plus en plus tendance à m'agacer. De qui se moque-t-on ? Alternatives ? Soyons clair : sous Linux*, aujourd'hui, il n'y a pas de solution libre en mesure de rivaliser avec quelque soft propriétaire dans cette catégorie (dérawtiseurs).

Par acquis de conscience, j'ai voulu tester le dernier venu, Photivo, sous Fedora 17. Impossible de lancer l'application : une erreur avec le moteur de thème. Preuve, s'il en est, de l'immaturité du logiciel et, plus largement, de l'immaturité des solutions libres sous Linux* dédiées au développement photographique.

Pour l'heure, Darktable ne peut pas être la colonne vertébrale d'un worflow photographique sous Linux*. L'expression n'est pas de moi mais je la trouve particulièrement adaptée. Le logiciel n'est pas fini. En cause, entres autres défauts, je l'ai déjà dit à plusieurs reprises, sa gloutonnerie. Ni UFRaw, ni RawStudio, ni Rawtherapee… ne peuvent lui damer le pion. Aucun dérawtiseur libre n'a le niveau exigé. Sinon pour l'amateur, comme le dit très lucidement Laurent Breillat dans sa présentation au Salon de la photo 2011. — Ce qui est déjà très honorable. L'amateur fera l'économie d'une licence logicielle coûteuse. [ironie] Coût qu'il aura le bon goût de reverser aux projets libres qu'il utilise, n'en doutons pas [/ironie]. Parce qu'il est grand temps que l'on cesse de vendre, comme le fait Laurent Breillat dans sa présentation, le libre sur les arguments de la gratuité et de l'omnipotence — le jeune homme n'hésite pas répondre, à une question (à la 25ième minute) sur le matériel supporté par RawTherapee, que tous les appareils du marché sont supportés ou le seront à plus ou moins courte échéance, affligeant — si l'on veut voir évoluer les projets les plus prometteurs.

Au final, le bilan est navrant. Des quatre ou cinq alternatives libres, appelons-les comme ça, développées bénévolement — comme on se plaît à le souligner, comme si c'était une valeur ajoutée, la générosité… mais la générosité tient-elle seulement lieu de solution ? — disponibles sous Linux*, aucune n'est en mesure aujourd'hui de proposer de solution stable, fiable et efficace au photographe. Encore une fois, je ne parle pas d'une utilisation domestique. Alors que dans d'autres catégories, la retouche photo par exemple, The Gimp, qu'il n'y a plus lieu de présenter comme une alternative, tient le haut du panier. Mais Gimp n'est pas le résultat d'un développement isolé d'un gugusse dans son garage, il est partie intégrante du projet GNU. Et c'est certainement là que se joue toute la différence.

On peut essayer de comprendre comment on en est arrivés là. En cause d'abord, comme je viens de le souligner au-dessus, pour partie au moins, l'éparpillement ou la multiplicité des projets (phénomène que Cyrille a souvent pointé du doigt) dans le développement libre. Chacun y va de sa solution, de son projet ou de son soft, on se tire la bourre, on rivalise à qui mieux mieux, l'ambition ne va pas plus loin ou peu s'en faut.

Par ailleurs, comme certains commentaires l'ont souligné, la motivation ne fait pas tout ni la générosité qui n'est pas, en soi, une solution. On ne peut prétendre concurrencer les softs propriétaires de la catégorie, que l'on soit ou non bénévole, si l'on ne propose pas une application au moins aussi exigeante (fonctionnalités et performances). Temps et « compétences pointues » sont aussi nécessaires. Qui dit temps et compétences doit accepter d'entendre en retour argent. C'est un point sur lequel quelques commentaires ont également insisté : les photographes avertis ou professionnels sont prêts à payer pour une solution à la hauteur de leurs exigences.

— Et aujourd'hui, ils paient pour un dérawtiseur qui va bien, une solution propriétaire, parce que, dans le Libre, le dérawtiseur est le chaînon manquant du développement photographique sous Linux*.


Christophe Gallaire, photographe.

2012 août 26

Du développement photographique sous Linux* : le calvaire

Depuis la publication de l'article sur la situation critique du "développement photographique sous Linux*" dans lequel j'expliquais que Darktable était une application extrêmement gourmande en ressources [BloatyApp] mais qu'elle était, au moment de la publication de cet article, la seule application à prendre en charge correctement le format RAW de mon appareil, le 5D Mark III, depuis, la situation a évolué… et de manière sinon catastrophique au moins accablante. C'est fini… oui, Darktable n'est plus en mesure d'interpréter correctement le format de fichier de mon appareil. La dernière mise à jour de Fedora 17 a été un vrai désastre. Enfin… pas complètement. J'ai été contraint de faire un yum donwngrade pour revenir à la version précédente puis, après réinstallation, curieusement, le format est de nouveau interprété correctement mais, parce qu'il y a un mais, l'export vers le format TIFF est d'une lenteur et d'une lourdeur insoutenables. Qui plus est, lors de l'export vers TIFF, plus curieusement encore, Firefox plante ! Incompréhensible ! Là, ça me dépasse…

Entre temps et surtout en désespoir de cause, j'ai testé Corel AfterShot Pro en version d'essai. Une belle entorse à mes beaux principes ! — Et, croyez-moi, ce n'est pas de gaieté d'cœur que je me suis décidé à faire ce test.

— Bien… je suis bien obligé de le reconnaître, je suis sidéré, oui, littéralement sidéré par AfterShot et sa rapidité d'exécution. Chargement des répertoires, réalisation des tâches, export des images au format TIFF… AfterShot est en tous points bien plus efficace et bien plus véloce que n'importe quel dérawtiseur libre disponible sous Linux*. Ça me fait mal de le dire et de l'écrire mais c'est une évidence. Un exemple ? Lorsque j'exporte une image RAW traitée/finalisée depuis Darktable ou quelque autre application libre dédiée, je ne peux rien faire d'autre qu'attendre la fin des opérations, aucune application n'est utilisable parfois pendant pas moins de deux minutes… sinon plus. AfterShot fait la même chose en deux trois secondes ! Quand on a qu'une image de temps à autre à traiter, on peut bien attendre et se satisfaire de la lenteur d'un Darktable et autres. Mais quand on travaille sur plusieurs centaines de photos, à visionner, à trier, etc., pour un engagement à honorer hier, le temps de traitement des images nous est compté, c'est même un critère déterminant dans la post-production qui représente plus ou moins 30% du temps de travail du photographe. Pour moi plus. À ce sujet, voir l'article de Frédéric Swennen "Photographe pas cher" et l'infographie proposée l'International Society of Professional Wedding Photographers. Je ne suis pas photographe de mariage mais la comparaison entre la répartition du temps du photographe d'un côté et ce que leurs clients pensent de l'autre est assez éloquente.

Alors, quoi qu'en disent les développeurs de Darktable pour justifier sa goinfrerie et sa lourdeur (taille des fichiers RAW, gestion de la mémoire, systèmes 32/64 bits, etc.), il suffit de faire tourner quelques heures AfterShot, qui, comme Darktable, est un logiciel non destructif, pour se rendre à l'évidence : Darktable est certes un logiciel de qualité (modules, interface, etc.) mais il n'est aucunement au niveau de ce que l'on attend d'une application dédiée au développement photographique professionnel. J'insiste. D'ailleurs, hormis Gimp (pour la "retouche") et DigiKam (pour la gestion des IPTC), je ne vois pas d'autres candidats. Je sais le constat sévère mais je le fais avec d'autant plus de facilité que je travaille exclusivement avec des logiciels libres depuis mes premiers pas en photo.

L'état des lieux du développement photographique sous Linux* met à jour une situation des plus critiques mais pas encore désespérée. Enfin, pas complètement. Si les développeurs de Darktable solutionnent sa goinfrerie et se montrent un peu plus réactifs (support du matériel "pro"), le logiciel sera promis à un bel avenir.

Quand la rumeur courait, début août, sur la possible disparition d'AfterShot Pro — toujours en version bêta vendue près de 90 € — c'est vers Darktable que tout le monde regardait.

Rumeur que vient de démentir Corel sur Facebook : «  Nous avons vu vos préoccupations mais sachez que Corel continue de soutenir AfterShot Pro [actuellement en version bêta] qui est en développement pour une prochaine mise à jour du produit. Restez à l'écoute — nous aurons plus de nouvelles à vous donner à l'approche de cette release. »

Comme le dit fort justement un commentaire sur ce démenti de Corel, Darktable est un très beau logiciel mais il n'est malheureusement pas encore fini. Il est poussif et souffre encore de bien des défauts de conception contre-productifs.

Edit : Suite au commentaire de gle, j'ai testé une nouvelle fois UFRaw qui utilise DCRaw supposé reconnaître le format RAW du 5D Mark III. Voilà le résultat à l'ouverture du fichier…

UFRaw en action !

Christophe Gallaire, photographe.

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