Dans un futur proche, l'humanité a découvert une technologie très ancienne mais plus puissante que la notre dans les pyramides, pas de chance il s'agissait d'un talkie-walkie géant pour appeler des aliens, c'est une véritable boucherie, l'humanité est en péril. On incarne ici Sam le personnage le plus bourrin de la galaxie, un soldat qui fait sauter tout ce qui bouge, il a pour mission d'aller retrouver un scientifique qui aurait une piste pour régler les problèmes, pas de chance il est mort, Sam va donc devoir prendre la relève avec ses mains, son pistolet, sa masse d'arme, ses fusils, son C4, son lance roquette, sa mitraillette, beaucoup de mitraillette, et d'autres joyeusetés du genre. Quand dans les FPS actuels, on joue sur la carte de l'infiltration, des maps parfaitement maîtrisées avec des monstres qui interviennent aux endroits totalement calculés, Serious Sam nous renvoie à une époque disparue du jeu vidéo, le lâcher de monstres et le massacre avec une panoplie d'armes aussi diverse que variée. Ne cherchez pas une quelconque cohérence, les monstres apparaissent, on les tue, avec parfois la possibilité de faire des "mêlées" qui permettent ici d'arracher un œil ou la tête d'une araignée quand on est au contact. Comprenez qu'il s'agit ici de gore à l'état pur, que ça saigne de partout, que ça explose que c'est réellement sale. J'en suis à la moitié du jeu, c'est étrange, disons qu'on se lasse souvent mais qu'on a du mal à ne pas s'amuser tout de même, quand on entend les hurlements des monstres qui ont des bombes à la place des mains qui vous fonce dessus, qu'on fait sauter le sphinx, ou Sam qui siffle le pont de la rivière Kwaï alors qu'il fait sauter un pont.

Serious Sam 3 pourrait être qualifié de jeu violent, on démembre, on explose, on décapite, on tue des milliers d'extra-terrestres mais est-il objectivement violent dans le sens dont en parle dans les médias et l'association qu'on fait du jeu vidéo avec des actes de barbarie, tueries massives dans les écoles ... Pour ma part, le jeu manque tellement de réalisme qu'il parait difficile de l'associer à la réalité, quelqu'un qui n'arriverait pas à faire la distinction serait déjà malade et on ne serait plus dans la conjecture des jeux vidéos rendent fou, mais de celle qui consiste à dire qu'il jouait au jeu vidéo et il était fou. Et d'ailleurs si ici on comprend qu'on s'attache à la caricature avec Serious Sam, quel jeu vidéo aujourd'hui pourrait-il être comparé à la réalité au point qu'on perde pied, la confusion du réel et du virtuel : aucun. Je m'explique. Même si avec les années le graphisme s'approche de plus en plus de la réalité au point bientôt qu'on aura la sensation de jouer avec des acteurs, les actes pratiqués dans les jeux sont à des années lumière de la vraie vie. Aucun jeu à l'heure actuelle, ou à ma connaissance ne permet de faire le mal, le vrai mal celui du quotidien. Aucun jeu ne permet de violer, de torturer, du tuer des enfants, ce type de jeu ne verra jamais le jour car s'agirait là de l'ouverture de la boîte de pandore. Le virtuel permettrait de transgresser ce qu'on ne peut pas faire dans le réel, jouer à la guerre et tuer des gens n'en faisant pas partie, les enfants de toutes les époques ont toujours joué à la guerre avec des bouts de bois ou de fausses épées, faisant semblant de faire le mort, le jeu vidéo permet de donner d'autres sensations mais ne réinvente en rien des jeux millénaires.

Le lien entre le jeu vidéo et les tueries ou la violence est un mauvais calcul, une mauvaise interrogation, c'est identique à traiter quelqu'un de sociopathe car il n'a pas de compte facebook. Si à une époque on pouvait considérer qu'il s'agissait d'une passion de personnes introverties et peu communicantes, la notion de réseau casse totalement cette image pour arriver à un jeu vidéo collaboratif, social, à l'image de l'informatique actuelle. Les clichés ont la peau dure, l'ignorance aussi, mais le temps joue pour nous, un jour tous les présidents de la république du monde auront joué à super Mario dans leur enfance, fragué des copains ou poutré des dragons dans Wow, la diabolisation s'arrêtera naturellement.

Edit : après une semaine bien hardcore entre ma femme avec la grippe, la machine à laver en rade, les enfants, les élèves et le reste je viens de trouver un moment pour finir le jeu. Les gens qui veulent du défi, et pas du défi de fillettes peuvent foncer, c'est difficile. Le nombre de monstres pour arriver au boss de fin est particulièrement conséquent, pour le boss de fin, ça tire dans tous les coins. Pour vous en sortir, il faut trouver le jet pack, ramasser une barre de fer, décoller pour la planter dans le dos du monstre, attendre que la foudre le frappe et le finir à coup de boulets de canon, bien du plaisir ...

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