2013 janv. 12
Alan Wake (me up before you go)
08:00 - Par Cyrille BORNE - Jeu vidéo - Lien permanent
Alan Wake est un écrivain à la façon Stefen King en mal d'inspiration, il
part avec son épouse dans un trou perdu à la campagne, du genre village de
ploucs à la Twin Peaks. Ça commence assez mal pour lui puisqu'il fait d'affreux
cauchemars où des monstres issus de son livre à venir le poursuivent pour le
découper en rondelle. C'est d'ailleurs avec ce premier rêve que sont posées les
bases d'un gameplay assez solide, je vous explique. Les monstres sont issus de
l'obscurité et craignent la lumière qui les fait fuir, donc quand Alan voit la
lumière au bout du tunnel il faut vraiment courir car c'est la lumière qui
correspond aux points de sauvegarde et à la récupération de la jauge de vie. La
lumière vous sauve, la lumière leur fait du mal, il vous faut donc vous munir
d'une lampe torche, la braquer sur les ennemis et ensuite une fois que vous
aurez fait sauter leur sombre aura de protection les tuer au pistolet ou les
jours de fête à la carabine. Le nombre d'armes est d'ailleurs particulièrement
limité, comme le jeu de façon générale en fait, le pistolet d'alarme qui envoie
une super lumière qui fait tout sauter, des grenades aveuglantes même effet,
des bâtons qui envoient de la lumière et qui les fait fuir. Alors que Alan
devait trouver le repos, sa femme est enlevée par des forces maléfiques, voici
le pitch, il va essayer de comprendre ce qui lui arrive, l'idée bien sûr
classique c'est de laisser planer le doute quant à la possibilité que l'auteur
soit fou, qu'on soit dans un rêve, dans son livre etc ...
Le jeu est calé sur le principe d'une série télé, avec un découpage en six
épisodes, des cliff hanger à la fin, beaucoup (trop) de scènes cinématiques,
réussies d'ailleurs comme les graphismes, la bande son, c'est vraiment bien
fait. Bien fait et dépaysant, on n'a pas réellement l'habitude de ce genre de
jeux, d'habitude c'est les zombis, les nains, les elfes ou le
post-apocalyptique, promenons pendant que le soleil n'y est pas, s'il y était,
y aurait rien à poutrer. Le vrai problème de Alan Wake, le jeu, pas le
personnage, c'est qu'en fait tout le budget est parti dans le décor, pas dans
le jeu en lui même. Les variétés de monstres sont toujours les mêmes, les
endroits où l'on va se faire attaquer très prévisibles, l'intelligence
artificielle proche de celle d'un mollusque, certains combats sont infaisables
alors on court comme un fou vers la lumière et le problème est réglé. Je vous
épargnerai aussi mes commentaires sur le fait que Alan Wake c'est tout sauf le
Prince de Perse et se
retrouver parfois bloqué par un petit détail du décor nous rappelle les
meilleurs moments de la fin des années 90. Au départ c'est donc assez
désagréable, Alan se dirige mal, on vous rationne en munitions et
paradoxalement le début du jeu est beaucoup plus difficile que la suite où l'on
se cache derrière un rocher que l'ennemi n'arrive pas à contourner, où l'on
arrive à économiser des munitions, etc ... Comprenez donc qu'on est tout sauf
face à un challenge qui monte crescendo, mais bien dans une looooooongue
routine.
Dire que Alan Wake est une bouse serait injuste, c'est une agréable promenade
en forêt qu'on est très content de finir, parce qu'au bout d'un moment on en a
vraiment marre, dommage qu'il tient plus du film que du jeu vidéo.

Commentaires
Attends de jouer à Max Payne 3 si tu n'aimes ni les cinématiques, ni la répétition, ni le fait qu'un brin d'herbe puisse arrêter net ton perso ^^
(et pourtant c'est un chouette jeu)
Le samedi, janvier 12 2013, 10:28 par teratani
ps : On trouve régulièrement pour une bouchée de pain le dlc d'Alan Wake : plus d'armes, plus d'ennemis, (beaucoup) plus de bourrinage. Pas déplaisant mais on se rend compte que, malgré tout, ce qui fait une grande part du charme du jeu original, c'est son ambiance.
Le samedi, janvier 12 2013, 10:31 par teratani