Alan Wake est un écrivain à la façon Stefen King en mal d'inspiration, il part avec son épouse dans un trou perdu à la campagne, du genre village de ploucs à la Twin Peaks. Ça commence assez mal pour lui puisqu'il fait d'affreux cauchemars où des monstres issus de son livre à venir le poursuivent pour le découper en rondelle. C'est d'ailleurs avec ce premier rêve que sont posées les bases d'un gameplay assez solide, je vous explique. Les monstres sont issus de l'obscurité et craignent la lumière qui les fait fuir, donc quand Alan voit la lumière au bout du tunnel il faut vraiment courir car c'est la lumière qui correspond aux points de sauvegarde et à la récupération de la jauge de vie. La lumière vous sauve, la lumière leur fait du mal, il vous faut donc vous munir d'une lampe torche, la braquer sur les ennemis et ensuite une fois que vous aurez fait sauter leur sombre aura de protection les tuer au pistolet ou les jours de fête à la carabine. Le nombre d'armes est d'ailleurs particulièrement limité, comme le jeu de façon générale en fait, le pistolet d'alarme qui envoie une super lumière qui fait tout sauter, des grenades aveuglantes même effet, des bâtons qui envoient de la lumière et qui les fait fuir. Alors que Alan devait trouver le repos, sa femme est enlevée par des forces maléfiques, voici le pitch, il va essayer de comprendre ce qui lui arrive, l'idée bien sûr classique c'est de laisser planer le doute quant à la possibilité que l'auteur soit fou, qu'on soit dans un rêve, dans son livre etc ...

Le jeu est calé sur le principe d'une série télé, avec un découpage en six épisodes, des cliff hanger à la fin, beaucoup (trop) de scènes cinématiques, réussies d'ailleurs comme les graphismes, la bande son, c'est vraiment bien fait. Bien fait et dépaysant, on n'a pas réellement l'habitude de ce genre de jeux, d'habitude c'est les zombis, les nains, les elfes ou le post-apocalyptique, promenons pendant que le soleil n'y est pas, s'il y était, y aurait rien à poutrer. Le vrai problème de Alan Wake, le jeu, pas le personnage, c'est qu'en fait tout le budget est parti dans le décor, pas dans le jeu en lui même. Les variétés de monstres sont toujours les mêmes, les endroits où l'on va se faire attaquer très prévisibles, l'intelligence artificielle proche de celle d'un mollusque, certains combats sont infaisables alors on court comme un fou vers la lumière et le problème est réglé. Je vous épargnerai aussi mes commentaires sur le fait que Alan Wake c'est tout sauf le Prince de Perse et se retrouver parfois bloqué par un petit détail du décor nous rappelle les meilleurs moments de la fin des années 90. Au départ c'est donc assez désagréable, Alan se dirige mal, on vous rationne en munitions et paradoxalement le début du jeu est beaucoup plus difficile que la suite où l'on se cache derrière un rocher que l'ennemi n'arrive pas à contourner, où l'on arrive à économiser des munitions, etc ... Comprenez donc qu'on est tout sauf face à un challenge qui monte crescendo, mais bien dans une looooooongue routine.

Dire que Alan Wake est une bouse serait injuste, c'est une agréable promenade en forêt qu'on est très content de finir, parce qu'au bout d'un moment on en a vraiment marre, dommage qu'il tient plus du film que du jeu vidéo.

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