On sent la rentrée, en effet on a fini de voir les billets diabolisant twitter qui se ferme aux applications extérieures tout comme on a terminé les annonces de faillite de Facebook, les gens ont certainement d'autres préoccupations. Pour ma part la fin de mon compte twitter, je n'y vois que du positif. La fin des nombres, de l'instantanéité, des infos qui tombent en masse, ce n'est que du bonheur. En ce qui concerne mon activité de veille, cela va même au delà puisque j'ai supprimé un peu contre mon gré il faut le reconnaître, l'intégralité des comptes que je suivais sans avoir l'impression de perdre des informations tellement importantes qu'elles pourraient changer le monde.

Force est de constater que ce petit bonheur ne serait pas complet sans l'outil de Sébastien Sauvage Shaarli qui me permet de répandre au gré du vent mes si jolis liens et me permet de lire aussi les liens que partagent mes compères. Mart-e s'interrogeait dernièrement sur le manque de réussite de statusnet quand les gens étaient prêts à financer en masse un projet similaire et concurrent à twitter alors que identi.ca c'est tout de même un clone de twitter à pas grand chose. Pour ma part je pense que le problème c'est justement la notion de copie, identi.ca n'est qu'une simple copie sans aucune personnalité, ne pourrait-on penser que les gens cherchent autre chose. La force de shaarli c'est de pouvoir faire véhiculer l'information, une information qu'on n'a pas nécessairement envie de développer dans un billet, sans toutefois se limiter à 140 caractères. Du fait de ne pas pouvoir communiquer de plus, on ne récupère que l'information, il ne manque qu'à shaarli une véritable centralisation pour créer un nouveau réseau social de liens, shaarli c'est finalement du microblogging sans le bruit. Le dernier intérêt de shaarli et c'est là où il est révolutionnaire, c'est que shaarli est basé sur le web. Contrairement à tous les sites qui ont créé leur microcosme au point de passer plus souvent à travers des applications qui vous font quitter le web, shaarli pioche sa source dans l'internet pour la redistribuer sur l'internet, je trouve que c'est bien, pas de compte, pas d'accès particulier, pas de contrainte, shaarli est l'essence même du logiciel libre.

Je pense que je ne suis pas fait pour les réseaux sociaux, je n'ai même plus l'envie d'essayer. La carte de membre obligatoire est trop pénible, j'ai envie de profiter de l'internet sans tomber dans un ghetto, s'inscrire aujourd'hui sur facebook ou sur un autre réseau social c'est entrer dans ce ghetto. On pourrait me rétorquer que l'un n'empêche pas l'autre, qu'on peut être sur tous les réseaux sociaux, qu'on peut continuer à surfer. Pas si sûr, la multiplication de l'utilisation des différents réseaux entraîne obligatoirement des choix, courir plusieurs lièvres à la fois ne mène à rien si ce n'est à la dispersion, donc à la baisse de qualité. Se recentrer sur le net est à mon avis le meilleur des calculs actuellement, les réseaux sociaux ne sont peut être qu'une mode, ou si ça ne l'est pas, un phénomène qui devrait perdre de son ampleur d'ici quelques temps.