On a appris ce matin que Microsoft a accusé pour la première fois de son histoire des pertes financières. C'est un chiffre à relativiser car en fait c'est uniquement la division Windows qui se porte mal, je peux vous prédire assez facilement que ce ne sera pas la seule à péricliter. Microsoft Office 2013 ne paraîtra pas sur Windows XP et Windows Vista, alors que Windows 7 vient à peine de devenir le premier Windows, Microsoft qui donnait pourtant l'impression d'avoir compris les erreurs du passé avec un Windows 8 à prix cassé persiste dans les vieilles recettes qui ne fonctionnent plus. Le raisonnement est simple, en ne portant pas sur des OS encore exploités par des millions de personnes, Microsoft pense que Office 2013 est tellement formidable que les malheureux possesseurs de vieux Windows vont sauter à pieds joints sur l'occasion de changer leurs machines et de se payer à 700 ou 800 € un ultrabook. Une machine sous Windows XP ou Windows Vista n'est pas nécessairement obsolète, en tout cas pas assez pour la mettre au placard, pas assez pour ne pas installer un Libreoffice qui va plutôt bien, pas assez pour ne pas installer un Linux. Aujourd'hui je vois Microsoft comme le troisième homme, derrière Mac et Google qui symbolisent parfaitement ce qu'on peut avoir comme profil d'utilisateurs : celui qui est prêt à payer pour la marque, celui qui aspire à la gratuité totale. Avec la gratuité totale, on peut s'attendre à des problèmes, mais finalement c'est normal, c'est gratuit, on peut donc consentir à quelques écarts, la marque c'est différent, on paye pour plusieurs raisons, la qualité en fait partie, afficher la marque aussi, l'aspect bling bling. Mac jouit d'une image méga bobo qu'il faut afficher mais aussi d'une qualité à laquelle ne peut plus prétendre Microsoft, car au nom de la firme sont associés des bugs, des failles de sécurité, enfin bref, une pagaille qu'ont connu tous les utilisateurs de PC. Il est à noter et c'est bien là le paradoxe, que si Mac avait été numéro 1 à 90% d'utilisateurs à travers le monde, la robustesse de Mac aurait été certainement mise à l'épreuve et la qualité serait alors peut-être du côté de Microsoft (rires). La situation de Microsoft est bien délicate, et pour ma part si j'étais Steve Ballmer je renoncerai aux systèmes d'exploitation pour un temps, je me focaliserai sur les logiciels, le jeu vidéo, et j'essaierai de me faire oublier pendant que Mac et Google finiront par essuyer tôt ou tard les plâtres.

L'art de creuser sa tombe n'est pas l'apanage des grands de ce monde et du logiciel propriétaire, les distributions Linux font ça très bien. Alors qu'on pensait qu'avec la remise de Mandriva à la communauté, Mandriva est capable de faire encore plus fort en ne donnant pas le nom Mandriva à la fameuse distribution communautaire et pousse le culot jusqu'à proposer un sondage pour choisir le nouveau nom de la distribution. L'occasion pour nous de jouer au jeu des douze erreurs que je vous livre ici : douze mauvais noms de distributions se sont glissés dans cette capture d'écran, sauras-tu les retrouver ?

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Je vois que vous n'avez pas trouvé et je vais vous donner un indice, il s'agit d'un autre jeu, une variante de "où est Ploum" que nous appellerons où est Mageia ? Car en effet on retombe encore sur cette même problématique, à savoir qu'une distribution communautaire issue de Mandriva existe bien, le ridicule est accentué encore par cette nouvelle situation, un sondage pour trouver le nom quand il existe déjà, une manière remarquable de donner encore un peu plus le bâton pour se faire battre. Oracle avait quand même gardé le nom, ici on se retrouve dans le non sens le plus complet quand on sait que Mageia répond à toutes les demandes de cette même communauté. Il suffirait que Mandriva renoue avec cette base perdue pour montrer son envie de s'en sortir, de montrer qu'on a compris. Comme je l'avais écrit dans le précédent billet, enterrons définitivement cette distribution et que les aficionados de Mandriva se tournent enfin vers Mageia de façon définitive.

Une mise à jour du bios automatique et par internet, bravo Asrock, bravo l'UEFI, bientôt des virus qui s'en prendront directement à la carte mère et qui seront totalement indélogeable, preuve en est qu'on sait aussi creuser la tombe des utilisateurs avec classe.