Comme vous avez pu le lire plus ou moins longuement, Fedora 17 est sortie avec son cortège de nouveautés dont celle du nom le plus stupide pour faire comme Ubuntu, mais ceci n'est qu'un détail. Au niveau de la mise à jour j'ai tenté hier soir un preupgrade comme j'avais pu décrire la méthode il y a quelques années pour le passage de Fedora 11 à 12. Ici un blocage sur le paquet kmod-virtualbox-3.3.7-1.fc16.i686.pae-4.1.16-1.fc16.1.i686.rpm avec une histoire de tuple, etc. Voici la logique de ma démarche, je supprime Virtualbox, je supprime les dépôts rpmfusion car Virtualbox n'est pas disponible par défaut, et je relance l'upgrade. Pas de chance, à nouveau le blocage sur ce paquet, alors qu'aucun VirtualBox n'est installé sur ma machine, je lance la commande rpm --rebuilddb qui à priori doit reconstruire la base rpm et se rendre compte qu'il n'y a pas besoin de ce paquet car il n'y a pas de paquet VirtualBox installé, en vain. Pour me dépatouiller, j'installe manuellement le paquet, Google est mon ami, ça passe. Seulement il est tard, je coupe donc le téléchargement des mises à jour, comme indiqué dans le logiciel, il y aura une reprise automatique. Comme un bonheur n'arrive jamais seul, alors qu'à priori aucune installation ne s'est faite sur ma machine, ce matin blocage avant le gestionnaire de session. N'ayant pas envie de trouver l'origine, je relance une installation manuelle, un bon disque comme on l'aime.

L'installation ne pose aucun problème et au reboot un magnifique écran blanc, oui tout blanc. J'éteins la machine, je relance après avoir débranché le câble vidéo, je relance et j'ai la joie de retrouver l'image ce qui me permet de finaliser mon installation. Au reboot, j'ai l'image mal centrée, c'est à dire que l'écran est coupé en deux parties, si je déplace la souris à droite, je la retrouve à gauche de l'écran, c'est assez amusant mais pas longtemps. J'éteins le PC, je débranche le câble, je rallume, écran noir, j'appuie sur le bouton pour éteindre l'ordinateur et curieusement j'ai l'écran de connexion qui apparaît d'un coup ce qui laisse supposer que la machine aurait été mise en veille au démarrage.

Alors là bien évidemment, vous souriez en criant au problème hardware et je pourrais éventuellement vous donner raison, en tout cas pas totalement tort. Il parait évident que dans un premier temps, ma carte vidéo soit mal digérée, ce qui est normal puisqu'il s'agit d'une ATI récente de plus de 1 an, mais j'ai vérifié, elle fonctionne parfaitement sous Windows, problème de pilote certainement. En ce qui concerne cette bizarrerie de mise en veille de l'ordinateur avant l'ouverture de la session, il faut creuser un peu plus, je n'ai pour l'instant pas la réponse.

Pour ma part c'est un peu honteux tout de même quand l'installation de Fedora 16 ne m'a posé absolument aucun problème, ça crashe complet sur une Fedora 17 qui devrait reconnaître l'intégralité du matériel sans sourciller.

En ce qui concerne l'environnement, malgré l'arrivée du nouveau, nouveau Gnome, plus nouveau que le dernier arrivé, j'ai préféré me positionner comme cet ignoble copieur de TImothée sur Xfce. J'ai souvent appelé Xfce le gnome castré, l'appellation ne tient désormais plus réellement la route du fait que la comparaison avec Gnome 3 n'est plus adaptée, Xfce est bien l'environnement qu'on choisit par dépit, en tout cas quand on a ni envie d'être un béta-testeur de nouvel environnement non stabilisé, ni l'envie d'apprendre une nouvelle interface. Je me permettrai d'ailleurs la vacherie suivante, c'est bien beau d'essayer de faire des environnements pour tablettes et smartphone, encore faudrait-il qu'un partenaire s'y intéresse un peu pour vendre un appareil embarquant un Gnome 3 par exemple, quand Canonical n'a pas encore réussi à fourguer un téléphone ou une tablette avec Unity.

Pour l'instant je suis donc en mode bad Cyrille total, dans trente minutes je dois partir pour aller visiter ma nouvelle maison, je n'ai pas encore fait migrer mon portable sur la nouvelle version, là j'ai la moitié des logiciels installés sur ma tour, c'est le drame.