shaarli est un projet initié par Sébastien Sauvage, il s'agit d'une alternative libre à delicious c'est à dire un outil qui permet de partager ses liens et surtout de les auto-héberger : indépendance, liberté, pas censure, ouh la la pas bien, tout ça. Shaarli c'est tellement bien que même le planet-libre en fait un, de façon à alimenter hebdomadairement les brèves et peut-être aussi pour compenser un manque, 300 blogueurs tout de même, vu le nombre d'articles à la semaine, le ratio est plutôt faible.

Dernièrement on m'a demandé pourquoi je ne faisais pas de shaarli, et ma réponse est simple : les billets de brèves c'est du travail de fainéant. J'ai moi même exercé cette corvée sur mon blog, car c'est une corvée durant de nombreux billets jusqu'à ce que je déverse mes liens de façon rapide dans twitter, @cyrborne. L'écriture de ce type de billet n'apporte rien car l'information sur un blog pour moi n'a de sens que si elle est développée, ce que fait le planet-libre d'ailleurs c'est une douce invitation à la fainéantise qui ne résoudra pas l'éventuel manque de billets de qualité, je vous livre le lien brut, débrouillez vous avec. En fait j'irai presque dire que si on livre le lien de la sorte c'est qu'il n'a tellement peu d'intérêt qu'il ne mérite pas qu'on le développe, alors pourquoi le donner. Si pour un blog je trouve donc que ce n'est pas adopté, la livraison d'information à la mitraillette est parfaitement cohérente avec l'utilisation du microblogging, où les informations fusent en tout sens, un peu comme un chasseur de papillon il faut être capable d'attraper la bonne nouvelle au bon moment, je trouve ici qu'il y a une cohérence.

Et c'est là que le serpent libriste se mord la queue, diffuser le lien sur twitter, c'est risquer de le perdre car on ne sait pas si twitter sera là demain, il est donc nécessaire de peser le lien pour savoir si finalement on aurait dû le prendre avec nous dans l'arche de Noé de la liberté. Reste à définir l'arche, pour l'instant si je considère qu'elle correspond à une plate-forme de microblogging alors c'est status.net ou identi.ca. Et c'est là que le serpent du gars modéré qui n'a pas envie de s'enfermer dans un ghetto se mord la queue, se confiner à l'utilisation de identi.ca ou status.net c'est prendre le risque de se lever un matin avec un RMS dans son lit, la barbe douce et soyeuse. La solution pour tout changer c'est Jean-Baptiste Favre qui la donne dans un magnifique commentaire sur le blog de Tristan Nitot : c'est une histoire d'oeuf et de poule tout ça: personne n'est sur StatusNet/identi.ca parce que tout le monde est sur Twitter, et notamment... les têtes d'affiche comme @Tristan (si, si). Que quelques "vedettes" (je n'aime pas le terme, mais n'en ai pas d'autres) françaises de Twitter décident de changer définitivement et durablement de crèmerie et y aura du monde pour bouger vers StatusNet/identi.ca.

La messe est dite, il ne reste plus qu'à transformer identi.ca en succes story et il n'y aura plus besoin d'utiliser Shaarli ni twitter. C'est d'ailleurs à Jean-Baptiste que je dois le billet d'hier son commentaire étant mon point de départ, il est évident que je partage totalement son point de vue et j'attends avec impatience qu'il montre l'exemple, lui et quelques autres :D

Pour votre culture et pour comprendre mon magnifique titre, un peu de Mort Shuman