Attention spoil. A la fin de Assassin's Creed II on poutre le pape et on découvre qu'une civilisation extra-terrestre était là avant nous (très original) et que nous allons nous prendre une catastrophe solaire, voilà, on peut le dire, de la vraie recherche de scénario. C'est d'ailleurs assez regrettable, car l'histoire de la guerre entre les templiers et les assassins à travers les siècles, cette bascule entre la vie de Desmond et son passif d'assassin dans ses vies antérieures était assez bien pensée, tant pis. Ezio a poutré le pape (j'y tiens), mais l'a laissé en vie, une triste erreur, alors qu'il pense profiter d'un repos bien mérité dans sa propriété qu'on a passé tout un épisode à retaper, les borgia lancent une attaque de masse, et c'est ainsi qu'on a un joli tour de passe-passe, Ezio blessé et ruiné, perd tout son matériel et ses points de vie, une façon quelque part de repartir à zéro ou presque.

Tous les chemins mènent à Rome et c'est bien à Rome que se déroule l'intégralité de l'aventure, une seule ville me direz-vous, mais quelle ville, gigantesque. Rome est sous l'influence des Borgia, une Rome dans un sale état d'ailleurs, les magasins fermés, le peuple oppressé, ce n'est pas la fête. L'idée ici c'est de faire sauter les tours des Borgia en tuant le capitaine qui va avec pour libérer le quartier et avoir la possibilité d'acheter des boutiques. De cette façon il est non seulement possible d'acheter de nouveaux équipements mais aussi de s'enrichir. C'est assez intéressant car contrairement au numéro 2 où je critiquais le côté obsessionnel de la collectionnite aiguë pour joueurs pervers, comme les 100 plumes à travers la ville, l'achat se fait de façon naturelle et pratique, comme par exemple la rénovation des tunnels qui vous permettent désormais de vous téléporter à travers la ville c'est un besoin. En terme de nouveautés une partie que j'ai trouvée très intéressante c'est la gestion de la guilde des assassins. Vous aidez certains citoyens aux prises avec les gardes et ils deviennent des assassins qui vont réaliser des missions à travers toute l'Europe. Vous choisissez la mission qui est plus ou moins complexe, le personnage gagne de l'expérience s'il réussit, on peut dès lors lui attribuer des compétences. L'intérêt est double : gain d'argent et la possibilité de faire appel à vos assassins en cas de problèmes, vous avez le débarquement de vos hommes (et femmes) qui viennent à la rescousse.

Quand on voit Assassin's Creed Brotherhood on voit qu'on a là quand même des éléments qui pourraient être repris dans Skyrim pour un Elder Scroll VI. Rome est réellement vivante, des gens s'enlacent, s'insultent, mangent des pommes, c'est pas grand chose mais c'est beaucoup pour l'immersion dans le jeu. Il est aussi à noter la différence de corpulence, des gros, des vieux, mais pas seulement, des vieilles qui boitent dans la rue, il y a un véritable travail de personnalisation de l'ensemble qui change par rapport aux jeux qu'on ait amené à croiser, une modèle du genre. Pour le reste, le gameplay est identique, je pense qu'Assassin's Creed c'est comme le Nutella, quand on aime on a du mal à s'en lasser, et pour ma part, j'adore le Nutella.

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