2011 déc. 12
Assassin's Creed Brotherhood
10:33 - Par Cyrille BORNE - Jeu vidéo - Lien permanent
Attention spoil. A la fin de
Assassin's Creed II on poutre le pape et on découvre qu'une civilisation
extra-terrestre était là avant nous (très original) et que nous allons nous
prendre une catastrophe solaire, voilà, on peut le dire, de la vraie recherche
de scénario. C'est d'ailleurs assez regrettable, car l'histoire de la guerre
entre les templiers et les assassins à travers les siècles, cette bascule entre
la vie de Desmond et son passif d'assassin dans ses vies antérieures était
assez bien pensée, tant pis. Ezio a poutré le pape (j'y tiens), mais l'a laissé
en vie, une triste erreur, alors qu'il pense profiter d'un repos bien mérité
dans sa propriété qu'on a passé tout un épisode à retaper, les borgia lancent
une attaque de masse, et c'est ainsi qu'on a un joli tour de passe-passe, Ezio
blessé et ruiné, perd tout son matériel et ses points de vie, une façon quelque
part de repartir à zéro ou presque.
Tous les chemins mènent à Rome et c'est bien à Rome que se déroule
l'intégralité de l'aventure, une seule ville me direz-vous, mais quelle ville,
gigantesque. Rome est sous l'influence des Borgia, une Rome dans un sale état
d'ailleurs, les magasins fermés, le peuple oppressé, ce n'est pas la fête.
L'idée ici c'est de faire sauter les tours des Borgia en tuant le capitaine qui
va avec pour libérer le quartier et avoir la possibilité d'acheter des
boutiques. De cette façon il est non seulement possible d'acheter de nouveaux
équipements mais aussi de s'enrichir. C'est assez intéressant car contrairement
au numéro 2 où je critiquais le côté obsessionnel de la collectionnite aiguë
pour joueurs pervers, comme les 100 plumes à travers la ville, l'achat se fait
de façon naturelle et pratique, comme par exemple la rénovation des tunnels qui
vous permettent désormais de vous téléporter à travers la ville c'est un
besoin. En terme de nouveautés une partie que j'ai trouvée très intéressante
c'est la gestion de la guilde des assassins. Vous aidez certains citoyens aux
prises avec les gardes et ils deviennent des assassins qui vont réaliser des
missions à travers toute l'Europe. Vous choisissez la mission qui est plus ou
moins complexe, le personnage gagne de l'expérience s'il réussit, on peut dès
lors lui attribuer des compétences. L'intérêt est double : gain d'argent
et la possibilité de faire appel à vos assassins en cas de problèmes, vous avez
le débarquement de vos hommes (et femmes) qui viennent à la rescousse.
Quand on voit Assassin's Creed Brotherhood on voit qu'on a là quand même des
éléments qui pourraient être repris dans
Skyrim pour un Elder Scroll VI. Rome est réellement vivante, des gens
s'enlacent, s'insultent, mangent des pommes, c'est pas grand chose mais c'est
beaucoup pour l'immersion dans le jeu. Il est aussi à noter la différence de
corpulence, des gros, des vieux, mais pas seulement, des vieilles qui boitent
dans la rue, il y a un véritable travail de personnalisation de l'ensemble qui
change par rapport aux jeux qu'on ait amené à croiser, une modèle du genre.
Pour le reste, le gameplay est identique, je pense qu'Assassin's Creed c'est
comme le Nutella, quand on aime on a du mal à s'en lasser, et pour ma part,
j'adore le Nutella.

Commentaires
Merci pour ces quelques mots sur Brotherhood. Après avoir fini Assassin's Creed 2 j'ai eu envie de poursuivre l'aventure tant j'ai été saisi par l'univers, l'histoire. Je voulais en savoir plus.
Malheureusement, dans ma ville il est impossible de trouver Brotherhood. On y trouve le 2 et Revelations, mais pas celui du milieu. J'ai failli passer directe à Revelations, mais à 50€ le jeu, ce n'est pas raisonnable. Ma limite haute pour un jeu étant 15€, ma limite très haute20/25€, 50€ étant dans cette échelle une folie.
Dans Brotherhood, se trouve-t-il toujours les séquences plateformes et casse-tête ? J'ai recommencé le 2 mais j'ai arrêté à cause de ces deux éléments. Au début je trouvais ça sympa, mais leur niveau de difficulté croissante, et en total contraste avec le reste du jeu, me lasse finalement.
Le mardi, décembre 13 2011, 17:07 par Taneleo