Le X-Man sans le X, épisode 1 : la prise de conscience
Par Cyrille BORNE le mardi, mars 16 2010, 23:30 - Linux - Lien permanent
Cela fait maintenant au moins 5 ans je pense que je suis à 90% du temps sous Linux à domicile, avec le manque de temps ça passe ces derniers temps à 100 % cela fait une demi éternité que je n'ai pas eu le temps de lancer un jeu sous Windows, et avec cette longue série de billets à venir ce n'est pas prêt de s'arranger. On souligne souvent à raison mon incompétence notoire, c'est une évidence. On peut dire que je touche raisonnablement ma bille en vidéo numérique, enfin une partie de la vidéo numérique, le reste ne sont que des compétences superficielles qui me permettent de me débrouiller en posant souvent des pansements sur des jambes de bois, ce n'est pas totalement exact, plutôt prendre des solutions toutes faites et les mettre en application sans comprendre les tenants et les aboutissants. Je m'en tire plutôt pas mal au final, en ayant pris le parti de faire au mieux le plus rapidement possible. Là on pourra difficilement me jeter la pierre, j'ai une décharge hebdomadaire de deux heures par semaine, la première fois depuis 7 ans de professorat d'ailleurs, soit globalement 60 heures l'année. Entre toutes les sollicitations, problèmes, je m'étais amusé à comptabiliser comme à la douce époque des comptes rendus d'activité de l'ingénierie, au mois d'octobre le quota était dépassé. Maintenant que mes soucis d'hébergements sont résolus, enfin je le pense, qu'Ipfire me donne satisfaction, enfin je pense, j'ai décidé de me poser un peu et d'apprendre les connaissances de base réseau + serveur. Vous aurez donc l'occasion de vous moquer, ce n'est pas bien difficile, de m'éduquer un peu mais pas dans l'abondance, l'idée étant d'apprendre, mais surtout de synthétiser au mieux des connaissances que je ne possède pas, je compte procéder un peu comme la technique de l'oignon de Shrek, on va d'abord faire la première couche de base.
Avant d'aller plus loin, je tiens bien à préciser le fond de ma pensée. Le blog est un bloc notes, le but n'est pas de paraphraser des gens un milliard de fois plus compétent que je ne le serai jamais mais bien de mettre en place des solutions rapides et efficaces, même si pour la peine on va sacrifier certainement des explications, du bon sens et de la compréhension. Les années passant, j'ai l'intime conviction que pour apprendre à nager, passer des heures devant Manaudou ou lire des bouquins en pagaille ne remplacera jamais un bon plongeon. Noyade vous allez me dire, les distributions et les solutions toutes faites comme les CMS que j'utilise par exemple sont mes bouées actuelles, et elles sont éprouvées, l'idée maintenant c'est d'apprendre à se passer de certaines ou faute de s'en passer commencer à comprendre les grandes techniques de la natation. Bon la parabole est moyenne, mais je me comprends.
J'avais comme souvent une machine qui traine à la maison, mieux que la virtualisation, le PC en dur. Je vous épargne l'installation d'une debian lenny. J'avais à l'époque écrit un tutoriel d'installation de debian etch, l'ensemble reste valable avec lenny, la différence de fond c'est que je n'installe pas d'environnement graphique et c'est le drame. Ce qui est encore plus dramatique, c'est qu'une fois qu'openssh sera installée ce sera la dernière fois qu'il y aura un écran sur la machine .... Il faut imaginer que je suis arrivé sous Linux de façon définitive grâce à Ubuntu, la ligne de commande même si je l'utilise actuellement de plus en plus reste pour moi synonyme de punition.
sudo apt-get install openssh-server, voilà c'est fini, de l'autre côté il suffit de faire ssh root@ip_de_la_machine et de saisir le mot de passe, on est maître de la machine.
A l'installation de debian, neuf box oblige, je me suis retrouvé sur une configuration dhcp. Plutôt que de vérifier en passant par la box quelle est l'ip du PC connecté, j'ai préféré modifier le fichier /etc/network/interfaces pour positionner une ip fixe, ça donne en gros ça à rajouter en retirant la ligne concernant le dhcp.
iface eth0 inet static
address 192.168.x.x
netmask 255.255.255.0
gateway 192.168.x.x
address, l'adresse ip de la machine, netmask, le masque de sous réseau, gateway la passerelle correspondant à l'adresse de la box. J'ai bien évidemment oublié de placer la ligne allow-hotplug eth0 ce qui fait qu'au redémarrage de la machine ben pas d'ip pour la carte, joie, remonter l'écran et le clavier ... Une fois l'oubli corrigé tout fonctionne, shutdown -h now pour couper le PC.
Tout ceci est bien sûr une succession d'évidence, mais à la fin de mon premier billet j'ai une machine sans écran que je peux piloter intégralement depuis mon PC, je réalisais bien sûr ces étapes avec Ipcop et Ipfire maintenant, mais la différence c'est qu'ici j'ai posé quelques petites briques avec mes propres petites mains et ça fait la différence !


