Quand nous chanterons le temps des bastons
Par Cyrille BORNE le samedi, février 6 2010, 15:00 - Web - Lien permanent
Dans son billet Pour les codeurs de gwibber, ubuntu n’est que la seule
distribution à gérer ? mon camarade le très énervé Frédéric
Bezies découvre avec une certaine forme de cauchemar et d'horreur non
dissimulée que les codeurs de gwibber un client pour faire du microblogging
(j'aurai du arrêter mon billet après ce mot mais je dois continuer), a plutôt
tendance à tourner sur Ubuntu que sur les autres distributions, la faute aux
vilains codeurs. Le 29 avril 2009 j'écrivais le billet Coder pour Linux ou coder pour Ubuntu ce n'est pas la même
chose où j'expliquais nos déboires réguliers pour OGMRip et l'obligation de
patcher à chaque sortie d'une nouvelle version le logiciel. Je concluais de la
façon suivante : La liberté de choisir sa distribution c'est
formidable mais elle a un prix. Perte de temps des développeurs qui s'amusent à
réinventer la même chose que le copain pourquoi pas, mais qu'en est il du temps
perdu que doivent prendre des développeurs bénévoles pour corriger des bugs
liés à cette multiplicité. A plus ou moins long terme on ne sera pas surpris de
voir certains codeurs faire le choix d'une distribution et refuser de corriger
les anomalies pour les autres entrainant ainsi une profusion de programmes pour
la distribution gagnante (qui a dit Ubuntu ?) et par conséquent la fin des
autres. A quand une véritable homogénéité entre les distributions pour que le
développeur et donc l'utilisateur final ne soient plus pris en otage par des
choix arbitraires et pas nécessairement judicieux d'empaquetage ?
Je salue donc Frédéric qui découvre avec un temps de retard
cette bien triste réalité, de plus en plus de développeurs ne font que le choix
d'Ubuntu, les packageurs d'Ubuntu qui en font quelques unes ne font pas dans la
finesse en plus, mais il serait un petit peu facile de jeter la pierre à la
distribution reine. OGMRip a été patché au fur et à mesure de mes errances sur
les différentes distributions, on a découvert que les incompatibilités étaient
liées à toutes les distributions, il en a été de même pour SMILE ou 2ManDVD.
Quand on le sait, ben on le sait, on fait un peu avec, même si on regrette
effectivement qu'on s'éloigne de plus en plus de Linux pour arriver vers des
systèmes d'exploitations différents les uns des autres, mais Frédéric est allé
un cran plus loin avec son article : Coup de
gueule : Ubuntu devient-il vraiment le Microsoft du logiciel libre ?.
Fred qui a besoin de prendre l'air, exprime ici son ras le bol de l'équation
Ubuntu = Microsoft, j'aurai bien voulu qu'il aille un peu plus loin dans
l'explication, alors je me risque à une traduction.
Ubuntu = Microsoft serait la traduction de l'hégémonie de la distribution sur
les autres, the one comme dirait Robbie Williams en vous regardant de ses yeux
de merlan. Moi j'aurai envie de dire, la faute à qui ? Sorti des quelques
rares exceptions, Ubuntu aura été un point de passage quasiment obligatoire
pour les nouveaux venus, qui ont trouvé avec elle, fonctionnalité,
reconnaissance hardware, convivialité et plein de mots qui finissent en té.
Peut-on réellement taxer une distribution d'être "meilleure" que les autres, je
ne le crois pas. Pour ma part ce qui est en train de se produire c'est tout
simplement une sélection naturelle.
Roger (nouveau personnage à rajouter aux Michu, Gonzague et autres Kevin) code
son application sous Ubuntu qu'il connaît depuis deux ans, n'a jamais trouvé ni
l'envie, ni le besoin d'aller voir ailleurs, n'est pas totalement au fait des
pensées profondes de RMS et voit en Ubuntu une espèce de Windows sympa et
gratuit sans virus, alors il code pour Ubuntu en toute innocence, doit on lui
jeter des cailloux ? La multiplication de ces comportements va tôt ou
tard, si personne ne propose un système universel de gestion des paquets ou une
idée du même type arriver à la situation où Ubuntu par ses performances aura
éliminé tout bonnement la concurrence sans coup perfide ou méthode commerciale
de folie mais tout simplement parce qu'à un moment donné des gens ont conçu une
distribution pour les gens normaux et pas les mutants.
N'allez surtout pas croire que je vous fais le billet de la soumission face au
Buntu, vous savez vu le nombre de fois où j'ai descendu la distribution qu'il y
a de nombreuses choses qui me gênent, les bugs surtout, mais en aucun cas je ne
peux sanctionner quelqu'un qui marave tous les adversaires à la loyale.
Réfléchissons donc à l'origine du succès des Microsoft et des autres pour s'en
inspirer pour peut être réussir à comprendre comment sortir des 1%
d'utilisateurs.
Ce qui est sûr c'est que l'esprit libre, ou l'esprit du planet libre se résume
en ce moment dans ce qu'on peut lire à de la baston généralisée qui ne fait pas
nécessairement envie, traiter de boulet quelqu'un parce qu'il ne pense pas
comme son voisin, c'est un peu cours de récré, je trouve ça moyen. Les esprits
ont tendance à s'enflammer en ce moment, vous allez dire que je suis mal placé
pour jeter la pierre vu ma transformation en incroyable Cyrille (vert et qui
hurle) cette semaine, mais je vous rassure je vais bien, et j'ai encore assez
de recul pour faire des jeux de mots sur mes titres de billet.
Je profite de cet appel à l'apaisement pour ouvrir la chasse au provocateur.
ATTENTION CET ANIMAL EST DANGEREUX. Vu à Bordeaux et Montpellier dans ces
dernières années, le Strider, aussi appelé Strycore ou Mathieu est un petite
bête minuscule qui a l'habitude de piquer les gens où ça fait mal. Il a déjà
établi son territoire ici où il fait pipi régulièrement pour marquer le
terrain, vous pouvez parfois le faire fuir en invoquant le Grand Maître C et
ses techniques d'endormissement textuelles, l'ignorer ou le flatter en lui
faisant un "c'est bien stridé". Dans tous les cas évitez de lire ses messages
si vous êtes un peu tendu, il lui arrive parfois les soirs de pleine lune de
produire un commentaire intelligent, mais c'est assez rare. Pour se débarrasser
de lui définitivement, il faut organiser une grande quête pour lui payer un
billet d'avion vers un pays anglophone, si quelqu'un veut faire une page
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