Peut être pire que d'écrire de ma partition Windows, j'écris depuis le Windows de ma femme. Comme je l'indiquais je ne sais où, dans les commentaires ou dans le billet précédent, je me suis lancé dans la réorganisation de mes partitions au profit de Windows, l'équilibre étant 300 gigas Windows contre 700 chez Linux, Windows a gagné 200 gigas de terrain, les jeux Windows à l'image du dernier système d'exploitation occupe de plus en plus de place. Les opérations que je réalise avec gparted live CD vont durer une bonne quinzaine d'heures, il aurait finalement été plus rapide mais peut être plus contraignant de tout formater et de réinstaller, moins suicidaire par contre, une panne de courant et qu'adviendra-t-il de mes données ? A noter que je parlais de ronde des distributions, demain je mets une Karmic Koala pour marquer ma rébellion et vérifier si ça marche mieux sur Ubuntu par simple curiosité avant de me lancer dans une distribution qui sera à base de KDE. Une quinzaine d'heures c'est long, l'occasion de faire du rangement dans la collection de bédés et de lire les nouveautés qui se sont entassées au profit de l'actualité informatique.

Le tueur curieusement raconte l'histoire d'un ... tueur. Un graphisme et un découpage hors norme qui décapent, la technique est irréprochable et innovante, on pense parfois à du comics ou du manga mais le dessin est tellement french touch que ça reste indéfinissable. Au niveau du scénario, on est loin du type lugubre, le héros mystérieux, juste un homme indifférent à ce qui l'entoure qui a décidé d'embrasser cette profession parce que ça gagnait bien et qu'il ne se voyait pas subir les contraintes d'un bureau. Le tueur fait certainement partie des meilleures bandes dessinées françaises à bien des égards. Prenons le cas du premier tome, il ne s'y passe quasiment rien, notre tueur nous fait part de ses réflexions dans l'attente de son client, de sa philosophie de la vie plutôt cynique, il fait référence régulièrement aux politiques, à la religion, aux états d'âmes des gens, aux clichés qu'ont les gens face à la mort. Sept tomes sont parus à ce jour, les six premiers sont d'un très bon niveau, les critiques sur le sept sont mauvaises, j'en saurais plus ce soir, le sixième tome commence effectivement sur un nouveau cycle où notre héros a quelques regrets, ce qui ne correspond plus à l'esprit de la série où notre champion ne se pose jamais de questions pourvu que ça paye.

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Dans un genre complètement différent, Murena. Dernièrement un ami qui vient de le lire me disait que si ce n'était pas sorti bien avant, on pourrait penser que c'est complètement pompé sur l'excellente série télé Rome. Murena ne se situe pas à la même époque puisqu'on y voit l'ascension de Néron, l'empereur pas le logiciel de gravure (tas de geek), de son enfance jusqu'à la destruction de Rome au septième tome qui vient de paraitre. De la même façon que pour Rome, des personnages fictifs gravitent dans cette reconstitution historique très bien réalisée autant au niveau de la documentation, du glossaire qui se trouve à chaque fin de tome, ou du graphique très adapté pour le roman historique, le Héros étant Lucius Murena le meilleur ami de Néron qui à force de trahison fera son nécessaire pour se venger. A partir du sixième tome même si la bande dessinée reste d'un très haut niveau, on souffre quand même d'un essoufflement au niveau du scénario avec des tomes qui finalement n'apportent pas grand chose à l'histoire. Murena reste toutefois une bande dessinée indispensable pour le collectionneur ou pour celui qui voudrait faire un bon premier choix pour commencer la bédé.

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