Dire que j'ai été un accroc à Google est un faible mot. Avec mes obsessions de centralisation, le moins qu'on puisse dire c'est que Google a su répondre à mes attentes. Utilisateur de gmail, de picasa, de google reader, de calendar, d'adsense bien sûr pour gagner de l'argent au point de me payer parfois un pain au chocolat et d'analytics pour mes indispensables stats et d'autres dont j'ai oublié le nom, toutes ces applications au même endroit avec un identifiant unique, c'est formidable. Depuis les choses ont évolué, quelques notions de libertés inculquées par le Grand Maître C sont passées par là, on apprend en effet que privilégier l'efficacité au détriment de tout le reste en informatique est une erreur, l'éthique se cache parfois au milieu des lignes de code. C'est peut être la sortie de Google ChromeOS qui me rappelle que l'addiction n'est pas totalement éradiquée, et qu'il est peut être temps d'en finir de façon définitive.

Il ne me reste plus que deux éléments de google et pas des moindres, enfin il ne restait. Aujourd'hui c'est gmail qui s'en va, je viens d'installer roundcube. Roundcube webmail est comme son nom l'indique un webmail, une interface que vous pouvez consulter partout dans le monde, ce qui est à mon sens indispensable. Il s'agit bien évidement d'un programme libre, disponible dans 65 langues avec un installateur pour le moins raté, j'ai fini par éditer le fichier de configuration très lisible à la main pour ajuster. L'IMAP est géré comme la gestion des identités multiples, le correcteur orthographique, le gestionnaire de conctacts dans lequel on peut importer et exporter au format vcard donc récupérer ses contacts gmail, une gestion des plugins, il faut creuser de ce côté là, j'ai vu notamment un webcalendar que je n'ai pas encore installé.

Ce qu'on retiendra c'est que RoundCube ne vous dépaysera pas d'un webmail traditionnel, qu'il est libre et qu'il a le mérite d'être moins austère que son camarade squirrelmail.

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