Les mises à jour d'Ubuntu c'est un peu comme celles de Windows, après un bon format ça marche beaucoup mieux
Par Cyrille BORNE le mardi, novembre 10 2009, 20:47 - Linux - Lien permanent
Moi j'ai des relations, moi je connais des journalistes. Ce soir c'est mon
camarade Philippe
Richard qui s'essaie à l'exercice du plombage d'Ubuntu sur 01net, il n'est pas le seul, génération-nt a pondu le sien. A la différence de Philippe
qui a fait son effort d'investigation en contactant des gens du forum ubuntu-fr, Génération NT se
contente de colporter des "faits".
Des "faits", la rumeur en fait, c'est que les faits le problème c'est qu'on en
n'a pas. On n'a pas de chiffres précis des utilisateurs d'Ubuntu, on n'a donc
pas à fortiori le nombre d'utilisateurs qui ont planté leur upgrade, on n'a pas
non plus dans ce chiffre le nombre de personnes compétentes et capables de
faire un upgrade. La seule chose de concrète qu'on peut dire quand on lit ce
sondage c'est que finalement si c'est pour faire des sondages aussi pourris,
mieux vaut ne rien sonder, bien mieux, Canonical ne devrait même pas faire de
réponse ce serait leur donner une signification. Lorsque l'on connait un peu
Ubuntu, on sait que les dépôts annexes sont nombreux, parmi les utilisateurs
qui ont rencontré des problèmes, quels sont les utilisateurs qui se sont
limités aux dépôts officiels ? Je ne parle même pas de getdeb par exemple,
ce n'est qu'une question parmi des dizaines qu'il aurait fallu poser pour avoir
une enquête cohérente.
Il est de mode en ce moment de plomber Ubuntu, preuve que cette distribution
est une réussite, il est évident que tirer sur une ambulance (qui a dit
Opensuse ou Mandriva ?), c'est moins porteur en terme de stats. Attention, je
n'ai pas dit qu'il n'était pas justifié de plomber Ubuntu mais bien de tirer
dessus pour les bonnes raisons. Les écarts d'Ubuntu par rapport au logiciel
libre, un certain manque de stabilité bien réel à la livraison des versions,
les interrogations qu'on est en droit de se poser par rapport à la position de
Canonical qui reste une entreprise tout ce qu'elle a de plus commerciale, sont
autant de points sur lesquels on pourrait argumenter, mais de façon plus
sérieuse.
Ce qui est certain et c'est valable pour tout système informatique, plus une
installation est complexe plus elle est difficile à maintenir, plus il y a de
chances pour que ça plante lors d'un upgrade, moralité sans connaitre
réellement les manipulations réalisées par les utilisateurs, il est un peu trop
simple d'incriminer Ubuntu. Ce qui est aussi certain, c'est que dans les
commentaires des blogueurs, c'est le nom de Archlinux et de Fedora qui
remontent de plus en plus actuellement, c'est à dire la notion de
« rolling releases ». A l'opposée des distributions classiques où la
nouvelle version sort tous les six mois, la « rolling releases » est
une distribution qui évolue au fur et à mesure, évitant donc ce style de
problèmes en entrainant parfois d'autres comme une instabilité temporaire. Le
cas de Fedora est un peu plus particulier puisque le cycle de la distribution
comme les autres ténors existe mais apporte une forte mise à jour comme la mise
à niveau de gnome ou de kde alors que les versions des logiciels d'utilisation
courante (pidgin, firefox etc ...) sont mis à jour régulièrement.
En conclusion, on peut supposer que les gens qui ne quittent pas les sentiers
battus n'auront pas de problèmes à la mise à jour. Les gens qui auront réussi à
bricoler leur système au point de le planter auront toujours la possibilité de
réinstaller ce qui n'était pas réellement ce qui était prévu à l'origine quand
on invitait les gens à passer sous Linux, surtout tous les 6 mois. On ne peut
toutefois qu'inciter les gens qui maitrisent un peu à aller voir si l'herbe est
plus verte ailleurs, c'est aussi ça la force de la diversité des distributions
Linux. Dans quelques semaines je passerai en version 12 de Fedora sur une
distribution que j'ai largement bricolée, j'indiquerai donc si cette prairie
verdoyante porte le nom de Constantine.


