J'ai acheté le dernier Astérix. J'aimerai l'écrire à voix basse, un peu honteux, mais c'est difficile avec un clavier. J'évoquais il y a peu le blues culturel du trentenaire, j'aurais du évoquer les déceptions cumulées des trentenaires. Astérix fait partie avec Tintin des premières bédés que j'ai eu dans les mains. Au départ quand on est gosse, on lit pour la castagne avec les romains et les sangliers, le banquet à la fin, plus tard quand on vieillit, qu'on réalise la tripotée de jeux de mots, les clins d'oeil, on se dit que le bonhomme Goscinny il savait se faire plaisir et nous faire plaisir. Le ciel lui tombe sur la tête, le précédent opus, c'était déjà énorme, surréaliste pour les amateurs de la série. Uderzo réglant ses comptes avec l'univers du manga et du comics, je pensais qu'on avait touché le fond je m'étais trompé. Cela dit, ce dernier épisode qui célèbre le cinquantième anniversaire d'Astérix et d'Obélix porte bien son nom, ce n'est pas une aventure mais une espèce de jubilé pour Astérix et Obélix, on y voit une succession de petites scènes où les gens imaginent ce qu'ils pourraient offrir à Astérix et Obélix, on y découvre aussi une longue introduction de Uderzo et de la fille de Goscinny, l'argument de la réussite après la mort du scénariste, récurrent, l'envie de se convaincre peut être. Cet album est tout de même une curiosité, commercialement si ce n'était pas les deux gaulois ce serait totalement invendable tellement c'est creux, c'est niais, on réalise alors qu'il est facile aujourd'hui de compter sur la fidélité des lecteurs ou sur un certain réflexe de Pavlov. On ne pourra pas retirer en tout cas à Uderzo un joli coup de crayon malgré son âge, on pense à Falbala en Joconde par exemple, des planches vraiment intéressantes et réussies. Un peu comme Goscinny à l'époque, le moins qu'on puisse dire c'est qu'il a du prendre du plaisir à le faire, en ce qui concerne le plaisir du public, ça ...

Uderzo a donné son autorisation pour qu'Astérix survive à sa mort. Je parlais de jubilé pour Astérix et Obélix, j'aurai plutôt tendance à penser finalement que c'est celui de son dernier auteur qui devrait prendre maintenant une retraite bien méritée.

Dire que le dernier Astérix est mauvais est un euphémisme c'est peu dire, mais que penser alors de la bande dessinée dans son ensemble depuis environ une dizaine d'année. Alors que c'est le secteur le plus dynamique de l'édition française, la production de plus en plus importante est fade et sans originalité. Cherchons une note positive, dans tout cela, acheter du Larcenet j'ai déjà dit, alors achetez du Larcenet.

Quelques liens pour terminer



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