Cyrille BORNE, numéro 300, Cyrille pratique. Que voulez-vous que je fisse sinon du hardcore ?
Par Cyrille BORNE le vendredi, mars 20 2009, 23:16 - Vie du site - Lien permanent
Nous voilà donc à ce numéro 300, j'avais cherché à faire un jeu de mots vaseux genre road2sparte mais finalement non. Au numéro deux cents j'annonçais que j'allais refaire les tags du blog, c'est fait, j'annonçais aussi que j'allais pousser la doc et ça ce n'est pas fait, vilain, vilain Cyrille. Dans les cents derniers numéros, on réalise que j'ai pris une orientation plus polémique, moins pratique, même si j'ai tout de même produit quelques tutoriaux ou tests un peu sérieux. Cyrille pratique sera la tentative d'orientation du blog pour les cents prochains numéros, je vais essayer de m'atteler à des choses un peu plus constructives comme le montage avec kdenlive 0.7 (Cyrille en tournage le 3 avril donc Cyrille en montage dans la semaine des vacances), l'authoring par 2mandvd. je vois bien un tutorial d'utilisation de handbrake et pas mal de choses liées à la pédagogie pour compléter ce qui existe déjà.
Néanmoins c'est sans regret puisque ces billets m'ont permis d'évoluer dans ma réflexion sur le logiciel libre, fini linux c'est bien c'est gratuit, nous avons désormais droit au message, linux c'est bien c'est gratuit et c'est libre. Je pense qu'après les incidents google dont nous sommes nombreux à dépendre, le besoin de liberté prend de plus en plus son sens. Ces billets à thème "baston", m'ont permis de croiser pas mal de gens dont "j'apprécie le profil", je pense bien sûr à Grand Maître C très calme en ce moment mais qui a beaucoup animé le blog, ou à Philippe Scoffoni le blogueur tendance. Je n'oublie pas tous les intervenants récurrents du blog, mes compagnons de route virtuels que j'espère mettre régulièrement en avant pour les connaissances et l'aide qu'ils me donnent, je remercie aussi la majorité des intervenants récurrents sur le blog qui ont globalement compris ma façon de fonctionner et qui m'expriment leur désaccord régulier, pas difficile en effet. Comme j'ai pu le lire un jour, il est facile de ne pas être d'accord avec moi, je peux le comprendre mais pour m'atteindre un peu il faut que ce soit courtois et un peu drôle, sinon j'ai beaucoup de mal à être réceptif. De façon générale je ne me plains pas, je peux difficilement dire que je suis envahi par les gros lourds sur le blog, ou c'est peut être ma perception des choses, le fait de remettre les choses dans leur contexte, celui d'un simple blog pour partager.
Mais revenons un peu sur Philippe et sur Christophe, car je trouve que les deux cas sont intéressants. L'un décrit partiellement le modèle que j'avais décrit pour le blogueur qui cherche à percer, je module très rapidement car Philippe même s'il fait des billets parfois conventionnels n'hésite pas à donner ses opinions, l'autre a choisi la voie du libre pur et dur sans aucun compromis. Quelque part, j'ai l'impression de me situer entre les deux, mes choix éditoriaux faisant tout de même pencher ma balance vers le Grand Maître dans son île, moi le disciple du Cantal en plus modéré tout de même. Un jour Philippe avait dit dans un des commentaires sur le blog de Christophe qu'il était nécessaire d'utiliser les larges moyens de communications qui nous sont offerts pour véhiculer l'information de la façon la plus large possible, que nous prenions le risque de rester dans l'anonymat et qu'au final que notre message ne soit pas entendu. Je pense que Philippe a raison, mais je poursuivrais pourtant dans le même sens, loin des twitter (que je ne sais pas utiliser), des réseaux sociaux, des planet et de tout ce qui oblige le blogueur à casser son naturel pour respecter des codes que je n'ai ni envie de comprendre ni envie de m'imposer.
Si la popularité doit se faire au détriment de la vérité, s'il faut plaire à tout le monde pour être lu, si la rentrée publicitaire et les statistiques sont les facteurs déterminants dans l'écriture d'un billet, alors on essaie d'assassiner l'internet, mais qu'il se rassure, il aura toujours ici son petit coin pour s'agiter et montrer qu'il est bien vivant.


