Cyrille BORNE et Associés

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Linux › Distributions / Tests

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2013 avr. 2

Ubuntu / Mint devront certainement faire face à Manjaro

Avant de commencer ce billet, je dois d'abord rendre hommage à Pascal Danel et aux neiges du Kilimanjaro, il vous sera d'ailleurs certainement difficile d'échapper à cette chanson à chaque fois que j'évoquerai la distribution Linux : IL N'IRA PAS BEAUCOUP PLUS LOIN LA NUIT VIENDRA BIENTÔT IL VOIT LÀ-BAS DANS LE LOINTAIN LES NEIGES DU KILIMANDJARO ELLES TE FERONT UN BLANC MANTEAU OÙ TU POURRAS DORMIR ELLES TE FERONT UN BLANC MANTEAU OÙ TU POURRAS DORMIR, DORMIR, DORMIR DANS SON DÉLIRE IL LUI REVIENT LA FILLE QU'IL AIMAIT ILS S'EN ALLAIENT MAIN DANS LA MAIN IL LA REVOIT QUAND ELLE RIAIT  .



Ceci étant fait, Manjaro est un fork de Arch Linux la distribution des prétentieux, et si l'on devait se risquer à une comparaison douteuse Manjaro est à Arch ce qu'est Ubuntu à Debian, une vulgarisation. On a beau essayer de me l'expliquer dans tous les sens, je ne comprends pas pourquoi Arch se refuse à utiliser un outil graphique pour installateur à moins de vouloir poser une barrière à franchir par les utilisateurs pour rester dans un club très private. Pour ma part j'utilise très régulièrement la ligne de commande, dans deux circonstances : quand c'est plus rapide, quand je n'ai pas le choix, installer mon système en ligne de commande n'en fait pas partie. Mais il s'agit d'un vieux débat et pour ainsi dire je m'en moque complètement, comme je l'ai déjà dit, faut de tout pour faire un monde. Donc Manjaro fait le job c'est à dire rendre Arch Linux accessible au commun des mortels, ça doit gronder dans les chaumières : Non Jean-Pierre, ne me dit pas que des débutants utilisent Arch, les temps changent Jean-Yves, soit courageux, les Ubunteros nous envahissent. On trouve l'installateur classique, à la Linux Mint, pas de souci particulier quant à l'installation, la modification des partitions peut se faire par le biais de gparted. Quelques écrans. On notera donc des logiciels récents ce qui est plutôt rassurant pour une rolling release, le gestionnaire de paquets dont j'ai perdu le nom ressemble à synaptic ce qui est plutôt un point positif. Dernier point, la présence de Steam me fait penser que chez Manjaro on doit prendre pas mal de libertés avec le libre et que ça n'a pas l'air de créer du chagrin.

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Dans l'annuaire Libre, le mien pas celui de debian-fr, l'idée de la présentation des distributions Linux c'est d'avoir à chaque fois une distribution qui apporte quelque chose de différent de la copine. J'ai supprimé Fedora par exemple, car après réflexion, elle n'apporte rien de plus que Mint ou Ubuntu, une Mint d'ailleurs que je pourrais retirer ou une Mageia puisqu'elles jouent explicitement dans la même catégorie. Ce n'est même pas pour faire plaisir à Frédéric Bezies mais quand j'aurai quatre minutes dans mon emploi du temps ministériel, j'en viendrai peut être à rajouter cette distribution, s'il veut bien m'assurer qu'elle est robuste car c'est bien là le problème, je n'irai pas la tester plus. Si c'était effectivement le cas, on aurait une distribution Linux avec les derniers logiciels dans leur version stable, une forte communauté derrière, car les archers comme les elfes sont nombreux, une plus-value donc qui correspond à mon annuaire et qui pourrait nous amener alors à l'interrogation suivante : que reste-t-il aux autres distributions ?

2013 fév. 20

École Numérique Pour Tous, une distribution Linux pour les enfants en milieu scolaire

École numérique pour tous est un fork d'Ubuntu (applaudissements dans la salle) qui a tout de même le mérite de présenter une interface originale comme vous pouvez le voir ci-dessous. Il s'agit d'une distribution pour les enfants comme on a en vu défiler tant d'autres ici. Celle-ci déroge un peu à la règle par une interface réellement accessible, conviviale qui n'est pas sans rappeler celle des tablettes. Je vais m'abstenir d'être trop violent car je trouve que l'intention est bonne, on trouve derrière cette distribution la société IMaugis "Société de Service en Logiciel Libre" qui à l'instar de Linutop ou Ryxéo ont choisi le logiciel libre plutôt qu'une solution propriétaire. Dans le catalogue de prestations on peut lire qu'on vend de la formation autour du logiciel libre, Libreoffice, Inkscape, Gimp, l'administration réseau ou les CMS, ce qui permet de renvoyer les entreprises ou les écoles à la réflexion suivante, vaut-il mieux payer un logiciel sans avoir la formation derrière ou adopter un logiciel libre gratuitement et payer la formation. Quand on voit la position actuelle de Microsoft quant à sa licence pour Office 2013 on se dit qu'il est temps que les gens changent de mentalité et qu'un paiement n'est pas nécessairement lié à une acquisition mais à une prestation de service qui sur du long terme fera gagner de l'argent.

La distribution comme le site internet ont une charte graphique particulièrement propre qui fait très professionnelle, les logiciels embarqués et les ressources sont réfléchis, on est loin d'une distribution comme qimo, on trouve une distinction entre le bureau administrateur, enfant et enseignant avec des applications différentes, par contre je pense qu'il y a un souci de droit du fait de la particularité d'Ubuntu de ne pas activer le compte root. Il y a néanmoins quelques points qui me chagrinent. On peut lire : Nous avons imaginé une interface simple et intuitive spécialement adaptée pour un usage sur un Tableau Blanc Interactif (TBI) ou une tablette tactile alors que la tablette Ubuntu n'est pas sortie ce qui laisse sous entendre que la distribution ne pourra être utilisée que sur PC sachant qu'avec 14.9 gigas de disque durs réclamés pour l'installation, ce sera difficile de faire passer ça dans une tablette à moins de 32 gigas donc une tablette un peu coûteuse. Sur le site toujours, et après avoir parcouru le catalogue, il ne m'a pas semblé hormis le TBI qu'on vendait des ordinateurs avec la distribution embarquée, et là ça pose un problème de sens.

En effet si un enseignant a la capacité d'installer la distribution sur une machine cela signifie qu'il n'a pas besoin de la prestation de service qui l'accompagne, il lui suffit de télécharger la distribution et d'aménager sa salle. De plus avec une distribution basée sur une Ubuntu 12.04 on n'est plus du tout dans la démarche de reconditionnement d'ASRI, si on n'a pas besoin d'une machine de guerre pour faire tourner la distribution, il reste nécessaire d'avoir une machine relativement récente donc du neuf et pour minimiser les coûts, de l'assemblage de machine d'entrée de gamme à 199 € comme on peut en trouver chez les gros vendeurs internet. On comprend dès lors que si la société ne propose que le service c'est à dire l'installation et la configuration des postes en laissant à l'école donc à la mairie ou l'association des parents d'élèves l'épineux problème de trouver les ordinateurs, c'est difficile. Il est nécessaire de concevoir que 95% des enseignants ou plus ont besoin d'un accompagnement complet, on pose le matériel, on configure tout, on explique et on revient de temps en temps pour rebrancher des prises, et je ne suis pas totalement dans la caricature.

S'il s’avérait que la société iMaugis proposait bien des salles complètes à tarif raisonnable, une information qui m'intéresse et que je n'ai pas trouvée, je ne manquerai pas de signaler son action pour des écoles qui chercheraient à s'équiper pour une offre cohérente et libre.

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2012 déc. 13

A la recherche de la nouvelle star Linuxienne pour les noobs - tri sélectif

  • Sabayon Linux, une page de téléchargement incompréhensible qui vous annonce 12 versions différentes, soit quelque chose de difficile à saisir pour notre ami le noob qui ne saura choisir entre tous les environnements de bureau qu'on lui propose même mate pour le mettre échec (échec et mate, meilleur jeu de mots de l'année 2012). Je télécharge un peu les différentes iso en x86 parce que ma machine ça reste quand même du x86 et j'ai un kernel panic dans Virtualbox. J'ai peur de rater la plus grande distribution du monde, mais c'est un risque que je vais prendre.
  • SolusOS est une distribution basée sur debian stable, et je dois dire une découverte pour moi assez surprenante puisque c'est un peu la distribution que je cherchais. Il s'agit d'une distribution debian customisée à fond avec les logiciels qui vont bien, du Libreoffice 3.6, du firefox, du thunderbird, des pilotes propriétaires, du noyau 3.3, c'est à dire tout le travail que je réalise pour arriver au même niveau en moins beau. Vrai bémol, la distribution se présente sous Gnome 2 et on peut donc s'interroger sur le choix du gestionnaire de fenêtre pour la version qui accueillera wheezy. En attendant je vous laisse les écrans, c'est vraiment beau, de là à dire que c'est une distribution grand public je ne sais pas, ce qui est sûr c'est qu'il s'agit d'une bonne transition pour qui veut quitter Ubuntu et se rapprocher de debian. A voir donc pour la suite, ma suite personnelle d'ailleurs, je pourrais éventuellement passer par cette distribution, on notera la propreté du sources.list qui n'est que du debian pur ce qui montre le réel intérêt de SolusOS

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  • Snowlinux est aussi une distribution basée sur debian stable comme solusos mais à la différence c'est qu'elle propose aussi une version Xfce et E17 et sa version basée sur Ubuntu comme Linux Mint en fait ce qui multiplie quand même de façon conséquente la possibilité de mal faire, comme Linux Mint, tout pareil. A l'instar de solusos on peut voir, qu'il y a un vrai travail d'intégration d'applications plus sympathiques que celles embarquées par défaut dans Debian. on verra aussi une version plus récente du noyau tout comme des dépôts assez riches dont un personnel à snowlinux. Ici on voit la limite du système, dans la recherche des imprimantes par exemple, il apparaît que samba n'est pas installé ce qui va bloquer toute tentative de partage avec une imprimante Windows de façon simple. Le système d'installation est quant à lui très simple, identique à solusos et LMDE.

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  • Opensuse, distribution largement communautaire que j'apprécie peu parce qu'à chaque fois j'ai réussi à la faire planter en moins de deux minutes. La distribution est destinée au grand public et se décline comme toutes les grandes distributions en plein de bureaux différents. Dans les écrans ci-dessous on peut voir que j'ai choisi Xfce qui n'est pas l'environnement par défaut, bien que l'intégration est parfaitement réalisée. J'ai fait le test de l'imprimante par samba ce qui me parait une bonne idée, on voit que l'intégration est faite, on remarquera aussi un panneau de configuration de la distribution pour le moins complet.

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  • Mageia est le fork de Mandriva, un fork contestable d'ailleurs. L'arrivée de Mageia n'est pas un hasard, Mandriva dirigée par une société peu communicante fait trembler sa communauté qui à l'instar d'autres voit dans le fork une échappatoire pour sauver le bébé et l'eau du bain, ce qui explique certainement le logo en pastille effervescente. Contestable car PCLinuxOS est un fork plus ancien de Mandriva qui certes a son propre système de paquets et ne s'appuie plus sur Mandriva et j'ai toujours du mal à comprendre que les gens n'aient pas fait le choix de basculer vers cette communauté qui aurait été certainement ravie d'accueillir tous les débarqués de Mandriva. Mais c'est ainsi, et nous voilà donc avec une distribution qui présente toutes les qualités de Mandriva et notamment son fameux panneau de configuration simplificateur. De la même façon que pour Opensuse, la configuration par défaut va assez loin, même le réseau et l'utilisateur samba sont définis puisque comme vous pouvez le voir il trouve le WORKGROUP et les machines physiques alors qu'il s'agit d'une machine virtuelle. Les logiciels sont adaptés à LXDE donc exit ici les logiciels lourds, on trouve logiquement la suite abiword plutôt que Libreoffice, la présence de Firefox à la place de Chromium par contre est largement discutable. On notera la possibilité très simple de rajouter des dépôts non-free mais aussi les backports, ceux-ci étant pré-listés il n'y a que les checkbox qui vont bien à cocher.

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And The Winner Is ?

Je rappelle que ce billet fait suite à l'appel de Richard Stallman dans lequel il nous ordonnait de ne pas conseiller Ubuntu sans nous conseiller autre chose que des distributions des années 80. Nous répondons ici à la question qui est la suivante, quelle distribution Linux pour les noobs, question à laquelle j'avais répondue en 2009 par Ubuntu. L'exercice consiste ici à considérer qu'Ubuntu est devenu Persona non grata au pays des distributions Linux du fait qu'on introduit de vilains adware et qu'il est donc nécessaire de chercher une distribution plus saine. Vous noterez qu'il s'agit bien d'un exercice purement rhétorique, idéologique, puisque sur des critères purement objectifs, avec sa facilité d'utilisation, sa communauté, sa reconnaissance matérielle, son dynamisme, Ubuntu reste sans l'ombre d'un doute ce qui se fait de mieux en Linux.

On passera rapidement sur Sabayon, SolusOS et Snowlinux me paraissent des passerelles intéressantes pour migrer d'Ubuntu vers Debian sans se faire violence, reste Opensuse et Mageia pour nos amis les noobs. D'un point de vue purement feeling, je dirai que Mageia a l'air de démarrer sur des bases assez puissantes, plus en tout cas qu'Opensuse pourtant plus ancienne. Je me lance donc, en cette belle journée d'hiver, si l'on doit se passer aujourd'hui d'Ubuntu pour les noobs, s'essayer à Mageia n'est peut-être pas une mauvaise idée.

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