Cyrille BORNE et Associés

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2013 juin 17

OpenSUSE, Debian, Arch, OpenIndiana, Fedora et RedHat

Pour une raison qui m'échappe encore, pour partie au moins, OpenSUSE 12.3 est inutilisable sur mon poste de travail. Impossible d'accéder à mon espace personnel. Comment j'en suis arrivé là ? — Bonne question !

Je crois bien que l'explication est à chercher du côté du "One Click" qui, comme le disait Manifesto, installe des repos dans tous les sens. Résultat, on se noie rapidement avec la profusion de providers pour un même paquet. Je n'y avais pas fait plus attention que ça, malgré sa mise en garde.

De mise-à-jour en mise-à-jour, certaines des applications que j'utilise quotidiennement sont devenues complètement instables au point de crasher dès le démarrage. C'est le cas, sur mon poste, pour Digikam, VLC, Amarok… et YaST2 ! YaST qui est l'outil d'installation et de configuration *SUSE. Le centre de contrôle, en somme.

L'idée m'est venue de dés/réinstaller, coup sur coup, YaST2 en notant scrupuleusement toutes dépendances supprimées. La première fois, j'ai retrouvé, pour un temps, le contrôle de la machine, en réinstallant, une à une, toutes les dépendances. Puis, nouvelles mises-à-jour et rebelote ! C'est là que les choses se compliquent.

Nouvelle désinstallation de YaST2, nettoyage des sources logicielles (désactivation des repositories tiers) puis redémarrage et là… patatras !

Au reboot, ça coince, un truc du genre : impossible de monter la partition dédiée à mon espace personnel. J'ai beau chercher comment rebooter en mode rescue, je n'y arrive pas pour le moment. Il faut dire aussi que la procédure est clairement expliquée ! J'ai beau démarrer sur le CD Rescue (version minimale). Rien. Impossible d'obtenir le prompt. Pas mieux avec la version DVD de la distribution. Je veux dire, je n'arrive à rien. Pourtant je ne suis plus un grand débutant. De ce côté-là, le mode "rescue", sous Debian c'est un modèle.

OpenSUSE 12.3, distribution pour les débutants ? Il faut la fuir ! Ce système "One Click", pour séduisant qu'il paraisse de prime abord et, en réalité, une vraie calamité. Mais ce n'est là, bien entendu, que mon avis après quelques mois d'utilisation. Rien d'autre. À prendre ou à laisser. Après tout vous pouvez bien évidemment penser autrement mais, pour ma part, je n'ai pas de bonne raison de croire le contraire. Il faudra de bons arguments pour me convaincre qu'il en va autrement.

Bref, comme vous le voyez, mon enthousiasme pour OpenSUSE est bel et bien retombé comme un soufflé ! Le bal des distributions a, quant à lui, repris de plus belle. J'ai testé de nouveau Debian Wheezy mais rien n'y fait : ma carte graphique et mon écran sont toujours mal reconnus. Dommage. J'ai voulu installer Arch mais… je n'ai pas pu booter sur le CD d'installation. Et je dois dire que la documentation pour faciliter la prise en main m'a quelque peu refroidi. Pas eu d'allant pour aller au-delà de cet échec pourtant la présentation de la distribution est séduisante. J'ai testé, par ailleurs et très brièvement, OpenIndiana mais le développement semble plutôt stationnaire. J'ai failli retourner voir si l'herbe était plus verte du côté des *BSD.

En désespoir de cause, il faut bien le dire, parce que je ne savais plus trop à quel saint me vouer, j'ai donc réinstallé Fedora dans la version 18 parallèlement à RedHat (RHEL 6.4 dite "Santiago"), une distribution stable, fiable qui m'aura sorti de plusieurs mauvais pas ces derniers mois. Avec une RedHat d'installée en permanence, je sais qu'au pire, quand je suis dans la panade, je me retrouve sur Gnome 2 et plus serein. C'est déjà pas mal.

Après une installation toute fraîche de Fedora 18, je finalise en suivant ce guide de post-install proposé par Simon Richelle sur AbySciences. Petit guide certes mais très bien fait. Si vous connaissez mieux ou si vous y voyez à redire, n'hésitez pas, je suis preneur.

Comme vous pouvez vous en douter, j'ai dû mal à ravaler mon amertume sans grimacer. Dans l'immédiat, passons… Ou plutôt, terminons avec deux trois mots sur RHEL 6.4.

Sur une RedHat toute nue (ou presque), la disponibilité logicielle est un peu sèche. Au quotidien, nombre d'applications font rapidement défaut. À commencer par le nécessaire (codecs) pour l'audio et la vidéo. La solution la plus simple que j'ai trouvée est d'installer le RepoForge (pour RHEL, CentOS et Scientific Linux). En pratique, un clic sur le lien correspondant à la version de la distribution pour l'architecture correspondante. Et l'installation de VLC a entrainé celle de l'essentiel pour la survie en audio et en vidéo. Rien de moins.


À propos de l'auteur : Christophe
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2013 juin 13

Très courte passe sur raspbian

Raspbian est comme son nom l'indique la distribution pour le raspberry pi basée sur debian. L'installation se fait problème en utilisant le imagewriter que j'avais proposé la dernière fois, la configuration en outre, je vous informe tout de suite que je me suis raté et pour la configuration du clavier je l'ai eu en qwerty, et certainement pour le partitionnement derrière, j'ai dû rater un épisode. En effet, il s'agit d'une image toute faite, ce qui signifie qu'on ne peut pas réellement parler d'installation si bien que votre raspbian ne va pas prendre par défaut la totalité de la place disponible sur la carte SD insérée, la moralité on la verra assez rapidement, je n'ai pas pu installer libreoffice faute de place.

Au premier lancement on a ça, je découvre les images en même temps que vous, et il apparaissait effectivement dès la première option la possibilité de faire un expand afin de prendre la totalité de la place sur la carte. On notera plus loin, le changement de clavier et de langue par défaut, le fait de basculer le lancement sur une interface graphique, la possibilité d'activer la caméra. Si on prend le temps de lire (rires dans la salle), on réalise que l'interface même si elle est en texte est particulièrement simple d'accès et ne présente aucune difficulté particulière.

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Et puis on arrive là, le bureau, un bureau que j'avais déjà vu puisqu'il est utilisé par Xibo. Le temps de lancement de Midori c'est quand même plus de 17 secondes, je trouve que ça fait beaucoup.

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La première chose qu'on fait quand on a un nouveau jouet c'est de se lancer dans l'installation de nouvelles applications. Pour faire les drôles on a un même un market comme les grands, ce qui concrètement évite de passer par un apt. Il est à noter à ce propos, qu'on peut lancer des sudo apt-get ou des sudo rm -r * sans avoir la moindre demande de mot de passe, ce qui me laisse penser que dans le cadre d'une utilisation serveur il est nécessaire de bidouiller un minimum pour renforcer la sécurité. Comme on peut le voir dans les écrans suivants, votre serviteur reste toujours joueur, 17 secondes pour un lancement de midori ça doit bien être de l'ordre de 3 minutes pour le lancement de midori. Amusant, on me demande de m'enregistrer pour faire partie de la fête, c'est aussi ça le logiciel libre, forcer les gens à s'inscrire, je passe alors mon tour et lance en console l'installation de libreoffice, vous pouvez voir plus loin l'échec avec à l'appui le DF montrant que c'est plus que plein.

Je ne vous mentirai pas en vous disant que cela me fait énormément de peine de ne pas avoir pu tester la lenteur du raspberry pi dans l'utilisation de libreoffice, je vous mentirai par contre en écrivant que je vais réessayer. D'après ce que je viens de tester, je confirme que le raspberry pi n'est pas fait pour aller avec une interface graphique, ou disons sur du mono tache comme c'est le cas avec Xibo. Remplacer une unité centrale pour en faire un poste école par exemple, je n'y crois pas, les gamins auront déjà jeté toutes les petites boites en poussant des hurlements avant que ne se lance la suite bureautique Libreoffice et ils auront du temps pour le faire, même d'aller à la cantine pour manger et revenir que ça ne sera pas lancé. En ce qui concerne l'utilisation d'un serveur, oui pour de l'auto-hébergement de sites internet avec éventuellement une carte de 16 à 32 gigas mais ça commence déjà à chiffrer et cela proscrit pour ma part l'hébergement de fichiers à moins bien sûr d'y coller un NAS ou un disque dur derrière. Pour ma part, si c'est pour avoir un raspberry sur lequel on a collé 20 périphériques supplémentaires pour qu'il ressemble à un PC je n'en vois absolument pas l'intérêt.

La moralité de l'histoire c'est que j'aurai la plus belle borne d'affichage de Languedoc Roussillon et certainement la moins chère, je suis ravi que ce soit pour mon établissement et pas à titre personnel. Pour ma part, je n'ai à mon niveau aucun intérêt à investir dans un raspberry pi. Je suis ravi d'en avoir manipulé un, de me rendre compte que c'est simple d'accès, si mon serveur venait à lâcher, je remonterai un PC à la place, certainement avec du matériel de récupération. Si je devais vraiment en placer un chez moi ce serait pour du multimédia si la Wii venait à lâcher par exemple, mais je trouve que c'est encore de l'investissement supplémentaire, une télécommande, une clé Wifi et j'en passe alors que pour le même prix je peux obtenir une android box plus concurrentielle.

Le raspberry pi reste pour l'instant à mon sens une solution pour les bricoleurs, mais c'est une vraie réussite quand on sait le nombre d'exemplaires vendus (on a passé le million). Il me semble désormais important pour la Raspberry Pi Foundation de passer à la vitesse supérieure en proposant un ordinateur comme c'était le cas à l'annonce, car ce n'est pas un ordinateur dans le sens où l'on entend, un produit de vulgarisation à petit prix pour une véritable offre alternative.

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2013 juin 11

Upgrades à la mode Mint. Respect de l'utilisateur ? Simplification ?

http://community.linuxmint.com/tutorial/view/2

Un tutoriel sur le site de la Communauté Linux Mint, signé par Clément le leader du projet Mint. Ce tutoriel débute par un conseil plein de bon sens et, en résumé, disant que si vous êtes content de votre système actuel il est alors inutile de faire un upgrade de version. Bref, à moins que ce ne soit absolument nécessaire, ou si vous en avez très envie, dans le cas contraire inutile de s'enquiquiner à changer de version. C'est en effet frappé au coin du bon sens. Sous réserve au minimum que des corrections de bugs et des mises à jour de sécurité soient toujours servies bien sûr, mais est-ce bien le cas ? certainement pas si l'on regarde entre autre certains vieux problèmes de sécurité propres à Mint/LMDE et toujours pas corrigés.

Mais pour qui veut ou doit changer de version, quelle est la méthode conseillée ? Et bien c'est là que les choses se corsent, et la distribution dite User friendly, si l'on suit la procédure conseillée, et si on n'est pas un cador de Linux, prend des chemins curieux et que l'on n'a en général pas l'habitude de voir sur notre système. Et oui, il est conseillé de réinstaller. Comme ils ne manquent pas d'humour chez Mint ils appellent cela une « Fresh Upgrade ».

« In a "fresh" upgrade you use the liveCD of the new release to perform a new installation and to overwrite your existing partitions.»

Ben oui, pas question d'avoir un /home séparé, non, cela n'est pas abordé, et même si vous en avez un on s'en fiche. Non, point de finesses ou autres fioritures, on fait une nouvelle installation et on écrase les partitions existantes. Pas de quartier. Certes, il est mentionné une autre méthode, pour les utilisateurs confirmés. Mais on précise tout de même que la première est Safe, Fast, Reliable, Easy alors que l'autre est Slow, Unreliable, Risky, Complicated, donc à fuir absolument.

Alors, c'est la tendance actuelle et générale ? On considère que le Linuxien maintenant est un incapable, un bon à rien, un assisté permanent et qu'il faut à ce point lui faciliter le travail que l'on conseille la réinstallation ? Il n'est pas question ici de débutants, de Michus, mais d'incapables et dans ce cas aux grands mots les grands remède, la « fresh upgrade ».

Mais est-ce bien là le problème, le manque de confiance dans les capacités des utilisateurs ? Et si, plus simplement, ce conseille était donné non pas pour faciliter le travail des Michus, mais pour s'éviter tous les tests qui doivent prévaloir avant la mise à disposition d'une nouvelle version ? Ce travail Debian par exemple le fait à chaque mise à jour de version (même s'il peut parfois y avoir tout de même des problèmes). Est-ce parce-que Debian s'adresse à des professionnels ou bien tout simplement parce-que Debian respecte ses utilisateurs ? La question ne mérite-t-elle pas d'être posée ?

Et oui, quelle est la procédure la plus simple pour s’exonérer d'éventuels reproches lors d'upgrades foireux de la part d’utilisateurs mécontents ? et bien réinstallez une nouvelle version. Et au diable tout le travail de personnalisation et de réinstallation des programmes que devront se farcir les Michus. Pas grave, ainsi ils apprendront d'avantage.

Enfin, à chacun de faire comme il l'entend, mais avec de tels conseils où sont les promesses de simplification et de satisfaction de l'utilisateur ? De respect aussi.

Dans le tutoriel cité au début de ce billet je note un autre « trait d'humour », ou de mauvaise foi, vous avez le choix du qualificatif. Dans la partie FAQ, chapitre E, on feint de s'interroger sur le pourquoi de la différence de procédure entre une Mint et une Ubuntu :

Question : Pourquoi Mint n'utilise pas la même façon de faire que Ubuntu ?

Réponse (condensée par moi) : Ubuntu fait mal les choses : il ne permet pas de faire des backups, il demande automatiquement de faire les mises à jour sans en expliquer les risques et les inconvénients.

Dénigrement gratuit, non ? À la décharge d'ubuntu, il faut bien le reconnaître, les mises à jour de leurs versions LTS ne sont proposées à l'utilisateur par le gestionnaire de mises à jour que quelques mois après la sortie de la version LTS pour justement minimiser les risques et, en outre, l'utilisateur a toujours le choix de faire les mises à jour ou de passer son tour.

Alors que conclure de tout cela ? Oui une mise à jour vers la version +1 est parfois problématique mais conseiller une nouvelle installation systématiquement c'est non pas rendre les choses plus simples à l'utilisateur mais s'économiser toute une batterie de tests avant upgrades.

Et oui, lorsqu'on a les yeux plus gros que le ventre il faut faire preuve d'inventivité. Le concept de « fresh upgrade » en est un exemple, tout comme le « rolling release » en pack très décalé et incomplet de la LMDE en fut un autre en son temps. Bientôt une distribution « rolling » en réinstallation permanente ? Messieurs de Mint, cessez de prétendre vouloir faire tout mieux que les autres, faites-en moins mais faites-le parfaitement. In mint condition . . .

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