Cyrille BORNE et Associés

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2013 mai 24

XboX One cette pilule tellement énorme à avaler que pas grand monde ne prendra

Les informations se succèdent sur la XboX One dont on sait tout désormais et ce qu'aucun site n'ose vous le dire, Cyrille BORNE le fait, la XboX One c'est tout ce qu'on n'attend pas d'une console quand on est dans une période de crise, la XboX one sera un véritable bide, préparez vous pour la PS4. La XboX One c'est un rêve d'informaticiens et de financiers, c'est une console créée par des gars qui doivent vivre au pays des bisounours, des types qui doivent se faire tellement de pognon qu'ils ne peuvent comprendre, des gens persuadés que toute la stratégie qu'ils ont élaborée ne peut pas faillir, certainement des gens qui bossent dans le bureau d'à côté des génies qui ont pondu Windows 8.

  • Le disque dur de la console ne peut être retiré de la console, ne peut être être remplacé, parce qu'un disque dur c'est totalement indestructible c'est bien connu.
  • Xbox One pas rétrocompatible avec les jeux Xbox 360, voilà toute ta collection de jeux XboX 360 peut partir au feu, ces jeux que tu as payé tout de même pour la plupart entre 40 et 60 €.
  • Xbox One : rétro-compatibilité Xbox 360, connexion web, jeux d’occasion. La connexion permanente qui faisait peur à tout le monde, et bien soyez soulagés, il faudra bien que la console soit connectée à certains moments mais pas tout le temps sauf si l'éditeur d'un jeu en décide autrement. Plus fort encore, le marché de l'occasion est bel et bien mort, un jeu est associé à une console, Microsoft prévoirait tout de même l'éventualité de faire passer un jeu d'un compte à l'autre sur une place de marché gérée par Microsoft qui prendrait sa commission au passage. Ce qu'il y a de totalement insupportable dans cette idée c'est que vous avez face à vous votre galette, elle est là, elle est bien physique, on peut la toucher, faire du frisbee, mais en fait elle ne vous appartient pas vraiment. Si demain une place du marché se faisait sur Steam avec des jeux Steam, personne n'aurait à y redire car il s'agit d'un jeu dématérialisé et qu'on passe nécessairement par Steam pour y accéder, une contrainte qu'on peut comprendre et que même on attend, j'ai plein de jeux à revendre. De cette manière Microsoft faute d'enterrer le marché de l'occasion en prend le contrôle de la manière la plus laide qu'il soit. Il est à noter qu'avec cette démarche, les vendeurs de priceminister, ebay, le peu de boutiques qui restent peuvent commencer à chercher une reconversion.
  • La XboX One sera vendue à 599 € soit bien trop cher, le prix des jeux sera certainement important aussi, la Ouya malgré ses défauts sera vendue à 99 € pour exemple avec des jeux qui seront certainement de basse qualité mais pas au même prix, c'est la crise quand même.

La XboX One est un PC qui coute 600 €, qui vous empêche de jouer à vos vieux jeux, qui a besoin d'être connectée en permanence et j'en passe. Personnellement à ce prix là j'achète un PC. Les détracteurs pourront me répondre qu'un PC c'est plus cher, que c'est plus difficile, que Steam c'est exactement le principe et j'en passe, je peux répondre tout de même ceci.

  • Certes Steam c'est pareil, à la différence c'est que Steam me vend des jeux à prix tellement fracassés que si je revendais des jeux sur mon compte ce serait pour avoir une meilleure lisibilité, tant j'ai acheté mes jeux à bas prix.
  • Sur mon PC j'ai le choix, je peux payer mes jeux sur Steam, sur Gog sans DRM, sur le humble dumble, je peux même acheter mes jeux sur Origin. Je peux sur PC émuler les consoles qui ne sont plus rétrocompatibles.
  • Avec mon PC je ne fais pas que jouer, je fais ce que je veux, avec mon PC je suis le roi du monde, pas bien difficile qu'on veuille sa peau, le PC c'est le loup blanc, il est trop libre.

Avec une console prévue pour les bourgeois, une console qui se moque du monde, la XboX one se prendra un gros four, j'avais raison pour la Wii U, j'aurai raison pour la console de Microsoft. Et d'ailleurs si la presse ne l'a pas écrit, la bourse le pressent déjà. Quand on voit actuellement ce qui se profile, cette partie de l'iceberg visible déjà si énorme, sans finesse, on a peu de peine à imaginer derrière qu'il y aura pire, Microsoft décidément passe de mauvais moments et ce n'est pas prêt d'être fini, si demain l'entreprise se porte mal, elle ne pourra trouver d'autres coupables qu'elle même.

2013 mai 21

Dragon Age Origins jusqu'à l'overdose de poutre

J'évoquais Dragon Age Origins il y a quelques années, à cette époque je n'avais certainement pas encore goûté les délices de Mass Effect et j'avais trouvé ça horriblement long dès le premier village. Mais vous le savez la tradition du bushido gamer bornien m'impose de finir les jeux, même ceux payés à 3.50 € dans mon intermarché qui bradait des jeux vidéos PC. L'univers de Dragon Age Origins est pour le moins basique, on démarre avec l'un des 6 personnages de base, humain fils de noble, elfe des bas quartiers ou de la forêt, nain riche ou pauvre, magicien et nous voilà dans la grande aventure, lutter contre les engeances qui sont en gros des macchabées démoniaques qui sortent des profondeurs de la terre pour venir tuer tout le monde avec à leur tête l'archi-démon souvent représenté par une mégère avec un rouleau à pâtisserie ou ici comme c'est le cas, un dragon. Un univers qu'on peut donc considérer comme particulièrement classique, à la limite du tolkienien mais qui en fait est un peu plus subtil que cela. Les grands patrons sont indiscutablement les humains, les elfes ont totalement perdu de leur superbe, ils sont soit des larbins et vivent dans les bas quartiers, soit à la vie sauvage. Plus intéressant encore, les magiciens. La magie dans le jeu c'est pas vraiment l'éclate, Mandrake, le lapin qui sort du chapeau, c'est un peu une malédiction, le magicien risque à n'importe quel moment de basculer dans la folie de pouvoir et se transformer en abomination, c'est pour cela qu'ils sont gentiment enfermés dans une tour surveillés par les templiers. La pratique de la magie "libre" n'est donc pas autorisée mais soigneusement encadrée.

Donc l’engeance arrive et c'est pas bien, et vous êtes un garde des ombres c'est à dire que vous avez bu du sang d'engeance, ce qui ne vous confère absolument aucun pouvoir de plus si ce n'est de voir en rêve des démons qui viennent pour anéantir le monde. Le but du jeu étant bien sûr de vaincre l'archidémon, et pour se faire vous devrez réunir les différentes factions qui devront vous venir en aide. Sur le papier plutôt simple, dans les faits c'est plus compliqué, les magiciens sont devenus fous, le seigneur du coin a été empoisonné, les elfes sont victimes de la maladie des loups garous, les nains n'ont plus de roi, autant de problèmes que vous aurez à régler avant de pouvoir poutrer les méchants.

Pas grand chose à dire sur la mécanique du jeu, proche de celle des Kotor, il y a bien évidemment l'aspect jeu de rôle avec la montée en puissance du personnage, les nouveaux sorts etc ... il y a surtout l'aspect décision, vos actes ont des conséquences comme on a pu le voir avec la série des Mass Effect. Pour ainsi dire, on peut faire de nombreuses actions et leur contraire, il faudrait recommencer le jeu pour voir ce qu'auraient donné les autres choix. Cet aspect est devenu pour moi incontournable dans les jeux de rôle, une aventure adulte est une aventure où l'on doit à mon sens assumer les conséquences de ses actes. Personnellement je n'irai pas recommencer le jeu, je l'ai trouvé trop long dans les parties combats, trop difficile aussi. Les donjons sont monumentaux, la première petite quête qui passe vous entraîne dans une bonne heure de jeu, malgré la qualité, la finition, c'est assez rare pour le noter, ce n'est pas une question de répétitivité mais bien de dimension, on aurait aimé quelque chose de plus concentré mais avec plus de rebondissements à l'instar d'un Mass Effect. Cela se ressent d'ailleurs au niveau du comportement des personnages, à aucun moment du jeu l'un de vos compagnons meure ou l'on doit en sacrifier un, on perd une grande partie du suspense pour un jeu trop prévisible. Il est à noter que le niveau de difficulté est pour moi trop relevé, j'ai fini le jeu en mode facile en mourant de façon très régulière, les combats sont tellement nombreux dans le jeu que je ne me sentais pas de passer trente minutes par combat pour essayer de le résoudre au millimètre près. Dragon Age Origins n'en reste pas moins un très grand jeu, avec un fort pouvoir de rejouabilité, je lui préfère tout de même largement le second volume, beaucoup plus intense, avec des personnages qui font plus vrais, plus attachants, plus surprenants.

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2013 mai 13

Trine 2 et I am Alive, la poutre autrement

J'avais déjà évoqué le jeu trine dans mes billets, il s'agit d'un jeu d'action plateforme où l'on a la possibilité d'incarner un magicien qui peut créer des objets, en déplacer, une voleuse qui a son grappin qui lui permet d'atteindre des endroits inaccessibles, enfin le guerrier qui poutre. Le jeu est calé sur l'antique vicking, on va utiliser les compétences du personnage qui va bien au moment où ça va bien. Nos aventuriers avaient été réunis par le trine, un objet magique et extraordinaire qui vous entraine à travers la quête qui va bien et qui à la façon d'un gros panneau vous indique "princesse à libérer par là". Dans ce second épisode la mécanique du jeu est complètement identique au premier, quelques éléments ont été rajoutés comme des plantes gigantesques à faire pousser en amenant l'eau magique par les moyens du bord, c'est là qu'on découvre la qualité du moteur physique dans la gestion des liquides quand on essaie de maintenir l'eau en équilibre sur une planche c'est très réaliste, des tuyaux avec de l'air qui vous permettront de voler quelques courts instants, des portails de téléportation comme dans portal. La comparaison avec portal peut d'ailleurs aller plus loin, puisque dans les deux cas il s'agit de jeux d'action / réflexion, j'écrivais que dans portal c'était lassant, ici ce n'est absolument pas le cas, certainement parce que le jeu est court et que les auteurs ont fait le nécessaire pour que l'expérience de jeu soit mémorable notamment dans la façon de jouer, où chaque difficulté peut être contournée de différentes façons. On se rend compte parfois que dans les combats il est plus judicieux d'utiliser le magicien et avec la télékinésie de déplacer les ennemis sur les pièges, on découvre de nombreuses possibilités particulièrement surprenantes. Le jeu est magnifique, les graphiques sont époustouflants, la narration et l'histoire même si elle peuvent sembler niaises correspondent parfaitement à ce qu'on peut attendre d'un conte de fée illustré par des planches magnifiques. Le combat final avec le dragon c'est encore bluffant de qualité, Trine 2 est l'un des plus beaux jeux du genre, un émerveillement permanent. On notera enfin que le jeu est très bien équilibré entre les trois personnages, aucun n'est laissé sur le carreau, il est de plus nécessaire de récupérer des potions pour avancer dans l'arbre de compétences, certains passages seront impossibles à réaliser si on n'a pas augmenté telle ou telle compétence.

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Dans I am alive on interprète un père de famille qui vient de mettre un an pour arriver chez lui. Tout ce temps car dehors c'est l'apocalypse, on en saura pas plus dans le jeu des causes mais on en connait les conséquences, des nuages de poussières empêchent de respirer, tout est détruit, les survivants se sont organisés parfois en gangs qui font régner la terreur. I am alive est un jeu intéressant car il est peu comptable. Comprenez que même si à la fin on vous affichera votre score pour savoir si vous avez été un bon gars qui a aidé plein de gens, qui n'a dépouillé personne et qui n'a pas tué d'innocent, la dynamique du jeu est basée sur une vraie simplification, une forme de réalisme. N'attendez donc pas dans ce jeu vu à la troisième personne à trouver un arsenal, vous aurez une machette, un pistolet avec quelques balles malheureuses et enfin un arc avec une seule flèche jusqu'à la dernière partie du jeu. Deux jauges sont à surveiller en permanence, votre vie, bien sûr, mais surtout votre endurance. Le jeu est basé sur l'action / plateforme / exploration, on va beaucoup grimper, si votre personnage est pour le moins souple, ce n'est pas le prince de perse, il s'épuise au fur et à mesure qu'il réalise des sauts, il est donc nécessaire de trouver des endroits pour faire une pause. Cette ambiance réaliste est voulue dans les combats, deux types avec un couteau arrivent vers vous et vous n'avez pas de balle, tentative au bluff, les types bien sûr lèvent les mains, au fur et à mesure s'ils voient que vous ne tirez pas, ils vont s'énerver et vous foncer dessus où vous devrez vous en sortir à la machette. Les combats deviennent plus complexes lorsque vous avez des gens avec un pistolet, il est nécessaire de laisser s'approcher, faire une attaque surprise, tirer sur le gars qui a un flingue, menacer les autres. On comprend qu'on se trouve avec un style de jeu pour le moins inédit, que j'ai réellement apprécié malgré sa courte durée, le dépouillement de l'inventaire, la simplicité du gameplay, les innovations dans le comportement de l'IA font de I am alive une expérience de jeu particulière.

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