Le retour sur terre je pensais serait plus difficile cette année, nous avons fini l'année précédente de façon apocalyptique pour des raisons que je n'évoquerai pas ici et j'avais envie de rentrer comme de me pendre. Arrivé à peine lundi j'ai réparé du wifi au lycée, dépanné un ordinateur au fin fond de la campagne, imprimé des cours, fait des photocopies, tapé des documents, enfin bref il est amusant de voir que l'alchimie du travail fonctionne, celle qui consiste à glisser le doigt dans le boulot et de se faire avaler tout cru, ma machine personnelle est donc relancée. Pour la petite histoire l'ordinateur de la ferme de ce matin c'est un portable qui n'a jamais quitté son nid, en quatre ans ce pauvre Acer payé 800 € pour une de mes élèves est totalement obsolète et c'est une belle tour performante qui va venir le remplacer, je vous les crèverai tous moi les portables. Enfin tous, façon de parler, j'étais bien content d'avoir mon Ubuntu Netbook Remix pour passer la commande avec la cliente ce matin, l'ordinateur portable est indispensable pour les déplacements en clientèle et j'hésite donc un peu à mettre autre chose de pas nécessairement fiable, d'autant plus que depuis mon retour je m'intéresse à Android sous x86.
Je pense que la rentrée scolaire pour les profs c'est un peu comme les résolutions du nouvel an, enfin pour ma part. Le métier d'enseignant c'est une remise en question permanente qu'il est difficile de ne pas faire quand une armée de boutonneux passe le clair de son temps à pointer du doigts vos défauts, certains pourtant y arrivent. Trois attitudes sont possibles, on change, on ne réalise pas et ça passe au dessus de la tête, on est tellement imbu de sa personne que ça passe aussi au dessus de la tête c'est certainement pour cela qu'on trouve autant de crétins dans l'éducation, le métier n'aide pas vraiment. Je ne serai jamais un grand professeur, je n'ai pas ce quelque chose qui fait qu'on arrive à fasciner un oratoire, peut être que tout simplement je ne suis pas convaincu moi même de ce que je raconte, mais je pense être un bon professeur. Même si je préfère largement dépanner du PC, éduquer les grands mères ou faire des sites internet, je me donne au boulot corps et âme pour la simple et bonne raison que j'ai horreur du travail mal fait, à fortiori quand le travail concerne l'avenir de gamins. J'ai donc repassé le film de l'année précédente dans ma tête, je sais ce qui était bien, ce qui ne l'était pas et je construis donc mon personnage qui sera cette année encore plus inflexible que l'année précédente, mes boyscouts ayant besoin d'un cadre particulièrement rigide, mes collègues aussi.
Je reprendrai les articles de la salle informatique les deux prochains sont :
J'écrivais plus haut que j'avais analysé ce qui était bien, ce qui ne l'était pas, c'est vrai pour ma vie de façon générale et c'est aussi vrai pour ce blog. A l'instar d'un Genma qui s'interroge sur son utilisation de l'informatique mais aussi de son utilisation liée à son âge, la récurrente trentaine que j'aborde ici régulièrement, l'âge de raison en quelque sorte, je sais désormais parfaitement ce que je veux au niveau du blog et je profite de la perche tendue par TimCruz pour apporter quelques éclaircissements. Dans sa malheureuse tentative de justification suite à ma remarque sur la non présence de Steam sur Linux, le pauvre garçon a réussi à se prendre 45 commentaires dans la tête dont ceux de Christophe, un peu comme au scrabble comptent triple ou plus qui vient de passer son blog sous plumxml et qui par ce biais change d'adresse. J'ai vaguement parcouru l'ensemble pour lire les bons gros discours stériles que je connais bien, ceux qui nous font passer au mieux pour des pitres au pire pour une bande de cinglés. Voyant ceci donc je me rappelle sans peine les tartines similaires en commentaires présentes ici même ce qui me conforte dans mon opinion du coupage de sifflet pour ne laisser paraitre que ma pensée unique dans le pur esprit d'un blog qui n'a rien de communautaire. TimCruz fait une erreur dans son billet en disant que j'ai quitté le planet-libre par la faute des intégristes. C'est une erreur, mon malaise est plus profond, je n'ai pas envie d'être associé à, vous rayerez la mention inutile : des blogueurs qui se masturbent sur des concepts philosophiques à deux balles et qui finalement n'apportent rien, à des blogueurs en quête de gloriole qui sont prêts à passer dans 7 planet différents pour passer leur article. Aux blogueurs je rajoute les communautés de forumeurs qui passent le clair de leur temps à se taper dessus ou faire péter le trollomètre, et au final je n'ai pas envie d'être associé à une communauté qui ne me ressemble pas.
Ne voyez pas dans cette fin de paragraphe un mépris communautaire, mais un refus clair d'être associé à ce qui émerge le plus de la communauté Linux à savoir des comportements tordus loin de l'exemplarité que peut donner la communauté Frugalware (pour qui finalement il ne manque qu'une distribution qui marche). Mon attitude pourrait se résumer à mieux vaut être seul que mal accompagné, ce n'est pas le cas, j'ai la chance de compter un certain nombre d'individualités dans mon entourage, une petite communauté en quelques sortes.
Le titre du billet fait référence au film d'Arnold Schwarzenegger, à l'aube du sixième jour.