Cyrille BORNE et Associés

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2013 mar. 31

L'Éthique des hackers de Steven Levy

Toujours rien écrit, c'est la loose, mais encore heureux que les invités sont là. Un billet de toto.

Un hacker c'est celui qui crée ce dont il rêve, mais L'Étique des hackers de Steven Levy nous en dit plus.

Qu'est-ce qu'on fait avec un ordinateur quand il n'a aucun système d'exploitation ? On y installe une distribution linuxienne … Ça c'est la réponse 2013...

Mais en 1960 on s'écrit ses propres lignes de codes ! Un hacker c'est celui qui crée ce dont il a besoin quand ça n'existe pas.

Les ordinateurs étaient au MIT, les hackers les ont investi, comme on prend une place forte, en imposant leur présence. Leurs créations sont à l'origine de l'univers informatique que nous connaissons de nos jours.

Pas de chef, pas de hiérarchie, pas de diplômes, une communauté de gens intelligents, mais pas seulement. Ils vivaient dans le plaisir infini de la création, en toute liberté. Partager leurs avancées, les améliorer toujours, car le code était accessible à tous. Lutter aussi contre la pensée unique, celle des profs des étages du dessus, dont les cours ne produisaient pas d'applications concrètes.

Ce livre leur rend hommage en citant leurs noms et leurs exploits d'autodidactes de ce nouveau monde, fait de mémoires et de transistors.

Nul besoin d'être féru d'informatique, seule l'aventure intellectuelle compte ici, pour aborder cette histoire. L' intelligence et la créativité de ces créateurs éblouissent l'esprit du lecteur.

La progression est chronologique, pleine d'anecdotes, comme créer les clefs ouvrant les portes du MIT, ce qui était stratégique pour eux, pour avoir accès au coffre contenant les pièces détachées permettant les réparations immédiates de l'ordinateur...

Dans le détail, presque policier, ce livre décrit cet univers où tout était à mettre sur pied, le testament d'une époque qui ne sera révolue que lorsque l'accès libre aux connaissances sera interrompu.

Cet esprit d'aventure sans contraintes, a permis leurs créations de haut niveau, c'est l'éthique des hackers.

Il y sont (presque) tous, c'est une bible, que dis-je : c'est un hymne à leur mémoire ! (Cyrano de Bergerac ?)

toto.

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2012 sept. 8

Le sorceleur quand le jeu vidéo vient au secours du livre

Le sorceleur est une série de fantasy qui met en scène Geralt de Riv, un sorceleur. Sorceleur, une passion, une vocation mais surtout un métier, celui qui consiste à débarrasser les braves gens des monstres, loups garou, succubes, stryges, basilics contre de l'or bien sûr. Comme tous les bons héros qui se respectent, Geralt est un homme qui porte un passé lourd, qui tombe les filles avec une facilité déconcertante et qui poutre avec ses deux épées, en acier pour les gens, en argent pour les monstres, et quand il regarde les gens avec ses yeux jaunes issus de mutations qu'il a dû subir pour décupler ses capacités, il fait peur.

J'ai eu l'occasion de lire le dernier vœu gracieusement offert par mon frère, un premier tome qui si j'ai bien compris a été écrit en 1990 en Pologne par son auteur Andrzej Sapkowski et dont les bouquins ne sont arrivés en France qu'à partir de 2008. La faute à qui ? En fait ce n'est pas la faute à qui, mais plutôt grâce à la société polonaise CD Projekt à qui l'on doit GOG Games mais surtout la série des jeux The Witcher un jeu de rôle que personne n'attendait et qui s'est pourtant vendu à plusieurs millions d'exemplaires. C'est d'ailleurs un concept de mondialisation pour le moins surprenant, ça faisait 20 ans qu'on savait qu'il existait une excellente série de fantasy mais comme elle vient d'un pays non conventionnel (comprendre les états unis), on préfère publier des dizaines de daubes par an plutôt que de sortir un bouquin d'un auteur au nom imprononçable, voilà qui laisse songeur. Ici ou là existent peut être de véritables perles dans des pays plus ou moins obscurs, on en verra jamais la couleur, saluons ensemble les maisons d'éditions, leur flair et leur savoir faire dans la prise de risques, mais c'est une autre histoire.

"Le dernier vœu" c'est un recueil de plusieurs histoires qui permettent de mettre un pied dans l'univers du sorceleur. Geralt de Riv est dans une espèce de monastère, il doit se reposer suite à son dernier contrat, désenchanter une jeune fille issue d'un adultère royal qui chaque pleine lune se transforme en stryge pour bouffer la moitié de la population. Il profite de ce temps de repos pour raconter ses aventures, on découvre ainsi Jaskier le barde personnage drôle et paillard qui revient de façon récurrente puis Yennefer sa petite amie plus ou moins officielle une magicienne particulièrement vénale, méchante et machiavélique.

Le sorceleur fait partie de ces livres qui se lisent avec beaucoup de facilité, j'ai eu l'impression d'avoir entre les mains une espèce de mélange entre Conan et les aventures de Elric, la décontraction en plus. C'est bourrin, c'est drôle, c'est décomplexé, c'est le roman masculin par excellence, pour nous les hommes qui nous parfumons à la poutre.

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2012 sept. 4

LaTeX en sciences humaines

Comme Cyrille m'a laissé les clés de la maison et qu'il est au boulot, je peux me permettre de publier en catimini un billet promotionnel…

— Je viens de recevoir, sur une ancienne version de mon blog, en commentaire sur un article à propos de LaTeX, l'annonce de la parution d'un livre : "(Xe)LaTeX appliqué aux sciences humaines" de Maïeul Rouquette.

Cette publication me ravit pour plusieurs raisons. La première est que je n'ai rien écrit sur LaTeX — et non avec LaTeX — depuis longtemps, LaTeX que j'utilise depuis quelques années maintenant, toujours autant, LaTeX que je ne suis pas prêt remplacer, tout simplement, parce qu'on a rien fait de mieux pour composer un texte ! N'ayons pas peur de le dire, une fois pour toutes.

Parenthèse : j'emploie composer et composition dans le sens qu'on leur donne en typographie et non avec la distinction proposée par Alain Cottrell dans son article "Traitements de Texte : Stupides et Inefficaces" qui confond la syntaxe  et "La composition typographique" ou mise en page(s). Fermons la parenthèse.

Il y a plus de trois ans maintenant, j'écrivais : « Quand on a utilisé quotidiennement, vingt ans durant, un (ou des) logiciel(s) de traitement de textes de type “WYSIWYG” […], quelle que soit sa (leur) valeur, et qu’on passe sous LaTeX, au rythme de la progression, on est peu à peu envahi par un sentiment assez curieux, une espèce d’hébétude qui résulte d’une prise de conscience frappante : comment est-il possible de vivre aussi longtemps dans l’erreur ? » — Je le pense plus que jamais. LaTeX a bouleversé, brutalement, toutes mes habitudes dans la composition de mes documents. — Et ce, définitivement. Après l'installation toute fraîche de quelque distribution Linux*, je m'empresse d'installer LaTeX. Et sous Fedora, l'affaire est assez simple.

Cette publication me ravit parce que, comme le dit Maïeul Rouquette dans son introduction, elle vient combler un vide. Quand on fait ses premiers pas sous LaTeX, que l'on n'est pas un scientifique, au sens "dur" du terme, mais un littéraire ou humaniste, on est rapidement confronté à un manque de documentation adaptée aux sciences humaines. — Et, reconnaissons-le, les littéraires en sont aussi responsables. Parce qu'il faut bien le dire, même si certains se targuent dans les médias de « maîtriser les nouvelles technologies » mieux que des élèves de lycée, ce qui n'est pas bien difficile, au fond, les littéraires méconnaissent l'outil informatique et se montrent bien piètres compositeurs. Ce qui est tout de même un comble pour des professionnels ou des spécialistes de l'écrit !


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