Toujours rien écrit, c'est la loose, mais encore heureux que les invités sont là. Un billet de toto.
Un hacker c'est celui qui crée ce dont il rêve, mais L'Étique des hackers de Steven Levy nous en dit plus.
Qu'est-ce qu'on fait avec un ordinateur quand il n'a aucun système d'exploitation ? On y installe une distribution linuxienne … Ça c'est la réponse 2013...
Mais en 1960 on s'écrit ses propres lignes de codes ! Un hacker c'est celui qui crée ce dont il a besoin quand ça n'existe pas.
Les ordinateurs étaient au MIT, les hackers les ont investi, comme on prend une place forte, en imposant leur présence. Leurs créations sont à l'origine de l'univers informatique que nous connaissons de nos jours.
Pas de chef, pas de hiérarchie, pas de diplômes, une communauté de gens intelligents, mais pas seulement. Ils vivaient dans le plaisir infini de la création, en toute liberté. Partager leurs avancées, les améliorer toujours, car le code était accessible à tous. Lutter aussi contre la pensée unique, celle des profs des étages du dessus, dont les cours ne produisaient pas d'applications concrètes.
Ce livre leur rend hommage en citant leurs noms et leurs exploits d'autodidactes de ce nouveau monde, fait de mémoires et de transistors.
Nul besoin d'être féru d'informatique, seule l'aventure intellectuelle compte ici, pour aborder cette histoire. L' intelligence et la créativité de ces créateurs éblouissent l'esprit du lecteur.
La progression est chronologique, pleine d'anecdotes, comme créer les clefs ouvrant les portes du MIT, ce qui était stratégique pour eux, pour avoir accès au coffre contenant les pièces détachées permettant les réparations immédiates de l'ordinateur...
Dans le détail, presque policier, ce livre décrit cet univers où tout était à mettre sur pied, le testament d'une époque qui ne sera révolue que lorsque l'accès libre aux connaissances sera interrompu.
Cet esprit d'aventure sans contraintes, a permis leurs créations de haut niveau, c'est l'éthique des hackers.
Il y sont (presque) tous, c'est une bible, que dis-je : c'est un hymne à leur mémoire ! (Cyrano de Bergerac ?)
toto.

