Cyrille BORNE et Associés

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2013 mai 18

Manjaro prête pour le débutant ?

Avant tout, pour ceux qui ne le sauraient pas encore, Manjaro Linux est une distribution basée sur Archlinux mais se voulant plus simple à installer et à gérer. Sa version principale est configurée avec l'interface graphique Xfce4, mais contenant aussi très judicieusement certains paquets et utilitaires issus du monde Gnome, comme file-roller, evince, gnome-vfs, et bien d'autres encore pour compléter la palette Xfce4 et en faire une distribution généraliste et plutôt complète.

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Basée sur Archlinux, elle reste donc une distribution simple et légère, et c'est aussi une rolling release, c'est à dire que le développement et les mises à jour se font en continu et non par cycles de versions rendues disponibles à dates fixes ou par périodes. Pour autant il est aussi possible de configurer sa Manjaro en branche stable, testing, ou unstable, donc avec des paquets ayant subi des tests de stabilité plus ou moins longs suivant la version choisie.

Les caractéristiques de cette distribution m'ayant intéressé sur le papier, j'ai décidé d'en installer deux versions, l'une en dur et l'autre en virtualisation, et les ai testées et torturées pendant deux mois. J'ai mis quelques brefs commentaires sur le forum et me suis aussi inscrit sur le forum Manjaro francophone et le forum anglophone pour vérifier si cette distribution bénéficiait d'une communauté suffisante et susceptible d'aider les débutants. Et bien, sans aucun doute c'est le cas et sur le forum francophone on y trouve des gens ouverts, passionnés et très compétents, comme par exemple (par ordre alphabétique) Esclapion, ewolnux, lemust83, Loubrix, et bien d'autres encore et, ce qui n'est pas négligeable, un wiki d'excellente tenue, en formation mais déjà très rempli. Il faut aussi signaler qu'à l'installation sont fournis deux fichiers pdf (en anglais mais une partie est traduite en français sur le wiki justement) reprenant les éléments principaux de l'utilisation de Manjaro, sa gestion, les mises à jour, les installations de programmes et des noyaux, et l'utilisation de Xfce4.

Alors, brièvement, mes opinions et expériences sur Manjaro, version Xfce4. L'installation est facile, avec une interface graphique, en principe le matériel est bien reconnu. Mais concernant l'installation plus précisément je vous invite plutôt à voir ou revoir les deux articles exhaustifs rédigés par Frédéric Bezies :

http://frederic.bezies.free.fr/blog/?p=9374

http://frederic.bezies.free.fr/blog/?p=9429

La gestion des programmes. L'installation de paquets peut se réaliser avec Pacman, en ligne de commande. Même si, à mon goût, il n'égale pas les programmes Debian comme Aptitude ou Apt, qui offrent de multiples possibilités et ont des solveurs très élaborés, pendant ces deux mois de tests je ne l'ai pas pris en défaut et il a rempli ses tâches sans mauvaises surprises. Par contre, et cela m'a été confirmé sur le forum Manjaro-fr, pour l'installation des noyaux il faudra lui préférer le programme mhwd-kernel, utilitaire dédié à cette tâche. On dispose aussi du programme Yaourt, que j'ai testé avec le dépôt AUR, dépôt spécial permettant d'installer des programmes à partir des sources, maintenus par la communauté, et qui sont donc à priori moins conseillés que les dépôts « officiels ».

Il est aussi possible de gérer l'installation de programmes et les mises à jour avec une interface graphique grâce à Pamac, mais avec ce dernier j'ai eu de nombreux plantages qui le rendaient pratiquement inutilisable. Cela aussi m'a été confirmé sur le forum, et Loubrix m'a conseillé de tester en remplacement le programme Octopi, ce que j'ai fait, et même si ce dernier est encore très jeune il semble bien prometteur et m'a donné satisfaction. Pour autant je ne sais pas s'il sera choisi comme gestionnaire principal ou si Pamac sera amélioré.

Les paquets disponibles. Certes, la bibliothèque n'est pas aussi fournie que sur une Debian par exemple, mais les principaux programmes sont présents et dans des versions très récentes, et à ce jour le noyau en service est le 3.9, systemd 204-1.

À l'usage Manjaro est légère, fluide, rapide à démarrer, et Xfce4 a un look plaisant et sobre. Pour autant, avec toutes ces qualités est-elle prête à être mise entre les mains d'un débutant ? Dans un article précédent j'écrivais qu'il fallait distinguer plusieurs types de débutants. Alors, si on a affaire à un débutant curieux, motivé, désireux de lire un minimum de documentation et soucieux d'apprendre la gestion de sa distribution, oui, sans aucun doute dans l'état actuel une Manjaro sera faite pour lui et il pourra avantageusement se diriger vers cette distribution, tout comme une Debian d'ailleurs. Dans le cas contraire, s'il ne veut pas s'impliquer, il aura tout intérêt à choisir une Mint ou une Mageia avec, surtout pour une Mint l'inconnu du suivi des mises à jour, comme ce fut le cas dans un passé proche catastrophique pour les Mint Lmde, et de l'avenir incertain par rapport à Ubuntu pour les Mint basées sur les produits Canonical.

Donc, et ce sera ma conclusion, Manjaro est sans aucun doute une distribution à suivre, plaisante, et un choix tout à fait judicieux pour un débutant qui veut progresser et la distribution qui à l'heure actuelle en est seulement à sa version 0-8.5.2 va encore, sauf grosse surprise, faire de gros progrès dans le sens de la simplification et l'amélioration de quelques défauts de jeunesse.

2013 mai 17

Les logiciels de la gamme Xn*, intéressantes alternatives discutables

A l'époque où j'étais utilisateur de Windows pour ce genre de choses, il y a prescription, je piratais Acdsee, là aussi il y a prescription. Dans ma quête du passage au gratuit, pas du libre, vous noterez, XnView a fait partie des premiers logiciels gratuits que j'ai utilisé, le logiciel avait non seulement la force de la visionneuse mais permettait par exemple de faire des opérations basiques, le redimensionnement par exemple. Il a été particulièrement difficile pour moi lors du passage à Linux de remplacer ce logiciel, à noter d'ailleurs que je n'ai jamais trouvé de remplaçant puisque j'utilise deux logiciels, la visionneuse Ristretto et le logiciel de retouche mtpaint. Donc XnView existe désormais sur Linux avec le nom XnViewMP, mais pas seulement, XnRetro qui vous permet de transformer vos photos à la façon d'Instagram.

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Je viens d'utiliser XnConvert, un programme de conversion d'images par lot, très intuitif, ou disons beaucoup plus intuitif que phatch. Le principal reproche que je fais à phatch c'est qu'il faut commencer par choisir l'action avant de choisir les images, ce qui est contraire aux interfaces traditionnelles. On a donc ici un logiciel classique, on charge les images, on choisit le ou les filtres à imposer, on applique et ça convertit. Dans mon titre, je note que c'est discutable, car il ne s'agit pas d'un logiciel libre mais d'un logiciel gratuit, ce qui concrètement veut dire qu'on récupère un exécutable (deb, rpm etc ...) mais que le code source n'est pas disponible. C'est donc discutable car on est face à une situation assez rare sur Linux, la très grande majorité des logiciels étant libres. Faut-il se réjouir ? Faut-il voir une dégradation de notre univers ? Est-il temps de sortir nos longues barbes et de partir à l'attaque ? Pour ma part, je trouve que c'est une bonne chose qu'un développeur d'un logiciel aussi connu, solide, renommé, s’intéresse à nous, il aurait pu passer son chemin. Je vous donne donc la permission de taper dans les mains et d'utiliser ces logiciels. Pour les plus intégristes d'entre nous, il est même possible de l'utiliser en ligne de commande.

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2013 mai 16

CINEMA CINEMA...TCHI TCHA ...4 films

Ça va pas fort pour Clovis Cornillac, sa société d'ambulance se porte mal, il travaille comme un fou pour que ça fonctionne, et pendant ce temps là sa femme s'éloigne. Il est appelé un soir par la police pour récupérer sa mère Josiane Balasko une femme atypique qui s'est mis en tête d'héberger chez elle un petit sans papier contre l'avis de Gérard Jugnot son mari. Clovis Cornillac profite d'une pause dans sa vie pour rester chez ses parents, ses héros et se reconstruire au milieu des engueulades et des coups de folie, de ses racines. Mes héros est certainement un hommage aux parents du réalisateur, un coup de Allocine me confirme que c'est bien le cas. Quelle chance d'avoir des parents si formidables, ça fera les pieds à toutes les personnes en conflit avec les leurs, qui pourront éviter ce trop plein de bonheur.

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Jose Mota est un publicitaire qui a connu son heure de gloire il y a de nombreuses années. Aujourd'hui chômeur, il bénéficie du soutien de son épouse Salma Hayek dont l'amour est indéfectible. Alors que ses anciens collègues qui ont fait fortune grâce à lui lui refusent un poste, il se retrouve sur le lieu de sa nuit de noce, un hôtel qui a été transformé en musée. Par un mauvais concours de circonstance, il fait une chute et se retrouve avec la tête plantée dans une barre de fer. Il est immobilisé le jour de l'inauguration dans une pierre que l'on ne peut retirer car elle est classée monument historique, et les médias commencent à se préoccuper de son cas. En bon publicitaire qu'il est, il sent le filon et commence à se mettre en valeur pour faire monter les enchères, émissions de télévision, publicités etc ... Un Jour de Chance est une critique sévère du monde des médias et de la société de façon générale, car d'un côté on montre les chaines de télévision qui essaient de s'arracher l'exclusivité, le suspense, va-t-il mourir ou non, de l'autre les responsables du musée, les anciens collaborateurs qui cherchent absolument à éviter la culpabilité, enfin de notre monde où un homme acculé par le chômage se voit dans l'obligation de se vendre alors qu'il risque de mourir. Pas mal, mais la caricature est trop grosse et sans aucune subtilité.

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Déborah François est une jeune fille qui dans les années 60 vit seule avec son père au fin fond de la campagne. Elle en a marre de cette vie et cherche à s'en échapper, elle arrive à devenir la secrétaire de Romain Duris patron d'un cabinet d'assurance. Romain Duris l'embauche pour une caractéristique assez surprenante, il découvre qu'elle tape à la machine à une très grande vitesse et décide alors de l'inscrire aux championnats du monde de saisie à la machine à écrire. Original ce populaire, avec son contexte des années 60, les voitures, les costumes, les coiffures, la reconstitution est plutôt bien faite et le sujet original. Amusant, bien joué, à voir.

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Heath Ledger est le simple écuyer d'un seigneur qui a la mauvaise idée de mourir avant une joute. Lui et ses acolytes ont besoin d'argent et il décide d'usurper le rôle de son défunt maitre. Au lieu d'en rester là et de trouver un nouveau seigneur, les hommes décident d'inventer un noble fictif et de se lancer dans la chevalerie de compétition pour gagner de l'argent ce qu'ils vont réussir jusqu'au championnat du monde. Malheureusement il n'est pas simple d'être un simple homme du peuple et de se faire passer pour un noble, surtout quand on est fou amoureux d'une princesse. Chevaliers est un excellent film qui dépoussière le genre, comprenez que par exemple dès le début du film alors que commence la joute, on attend la musique We Will Rock you et les gens tapent en rythme. On a plein de détails anachroniques de ce genre mais qui passent particulièrement dans le film, de l'humour, de l'action, de l'amour, alors que le film a 12 ans, il n'a pas pris une ride.

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