Cyrille BORNE et Associés

Annuaire Soutien Veille Docs Forum

2013 mai 18

ArteFetcher

Je hais la télévision mais j'aime Arte. Pas tout, bien entendu. Documentaires, émissions, films, séries, courts métrages… il y a toujours sur Arte un peu de tout ça qui me plaît que j'ai envie de voir ou de revoir, à mon gré et non selon une programmation qui ritualiserait mon quotidien. Comme je l'avais dit dans l'article sur Qarte sous Fedora, les rediffusions d'Arte pendant 7 jours c'est trop peu. Je ne suis pas capable d'organiser ma vie en suivant une grille de diffusion sur une semaine.

Qarte n'existe pas sous OpenSUSE. Pas de paquet sinon les sources. Dommage. Enfin, non. Non parce qu'il y a ArteFetcher ! Et ArteFetcher, c'est Qarte… mais en mieux !

— En mieux parce que ArteFetcher est parfaitement adapté à la nouvelle interface web d'Arte. Du coup, les vidéos téléchargées sont d'excellente qualité (HD).

ArteFetcher

ArteFetcher est une toute jeune application, bien pensée, bien conçue. Son développeur est à la recherche d'un espace pour héberger les sources alors si vous avez un peu de place à lui offrir, n'hésitez pas à le contacter.

Installation d'ArteFetcher en 1 clic.


À propos de l'auteur : Christophe
Photographe
Photoblog

OpenSUSE 12.3 : problèmes audio/vidéo

J'ai écrit il y a quelques temps un article sur OpenSUSE 12.3 que je venais d'installer en dur. Je dois bien avouer que, le jour où j'ai décidé cette installation, aux côtés de Fédora 17 et RedHat, j'ai été bien inspiré !

Lundi dernier, j'ai voulu régler mes petits soucis de mises à jour sous Fedora 17 et passer à la version supérieure. Mal m'en prit ! Catastrophique. Fedora est un laboratoire. On expérimente à tout crin. Rien de mal à cela me direz-vous sauf que… pour suivre le rythme des changements opérés, il faut sacrément se tenir informé. Ce qui n'était pas mon cas. Un exemple : j'utilise TeXLive depuis de nombreuses années. Sous Fedora 17, j'avais tout bonnement installé les paquets depuis le dépôt dédié. Or, comme vous pouvez le remarquer un peu plus bas sur cette même page, pour Fedora 18, les choses ont changé. Voilà pourquoi je ne parvenais plus à mettre convenablement à jour Fedora 17. Bien évidemment, je suis revenu sur cette page après avoir tout cassé. Exit donc Fedora 17.

— À toute chose, malheur est bon… dit-on, nest-ce pas ? J'avais installé OpenSUSE 12.3 et n'avais, manifestement, aucun souci particulier sinon ceux que tout le monde avait notés avec la connexion Internet au premier redémarrage après l'installation toute fraiche et la lecture des fichiers audio/vidéo. Il persistait une lenteur de ma connexion Internet, laquelle est aujourd'hui définitivement réglée après mise à jour et en utilisant NetworkManager, beaucoup plus souple au quotidien. L'autre souci, que je pensais avoir réglé, concernait l'audio et la vidéo. Problème récurrent sous GNU/Linux s'il en est. Je pensais l'avoir également résolu en installant les codecs multimédia en un 1 clic. Ben… non.

Curieusement, après installation des codecs en 1 clic, personne ou presque n'a plus aucun problème. Moi, si. J'en avais encore. Bon, je ne suis pas le seul mais tout de même. Sur la liste de diffusion (peu causante), la solution proposée est, globalement, la même que sur Internet (forum et documentation) : installation en 1 clic.

Curieusement encore, après installation des codecs en 1 clic, toutes les "applications KDE" (Amarok, Kaffeine, etc.) fonctionnaient parfaitement.

Comme j'ai eu un peu de mal à trouver la solution pour Totem et VLC, je la donne ici.

C'est grâce à un script bash, mmcheck, quelque peu obsolète malheureusement, que j'ai trouvé la solution. Le script n'installe rien, il vérifie et suggère. Une démarche intéressante.

Au final, en installant les paquets "vlc-codecs", "gstreamer-plugins-libnav" et "gstreamer-fluendo-mp3" tout est rentré dans l'ordre.


À propos de l'auteur : Christophe
Photographe
Photoblog

Manjaro prête pour le débutant ?

Avant tout, pour ceux qui ne le sauraient pas encore, Manjaro Linux est une distribution basée sur Archlinux mais se voulant plus simple à installer et à gérer. Sa version principale est configurée avec l'interface graphique Xfce4, mais contenant aussi très judicieusement certains paquets et utilitaires issus du monde Gnome, comme file-roller, evince, gnome-vfs, et bien d'autres encore pour compléter la palette Xfce4 et en faire une distribution généraliste et plutôt complète.

manjaro_linux.png

Basée sur Archlinux, elle reste donc une distribution simple et légère, et c'est aussi une rolling release, c'est à dire que le développement et les mises à jour se font en continu et non par cycles de versions rendues disponibles à dates fixes ou par périodes. Pour autant il est aussi possible de configurer sa Manjaro en branche stable, testing, ou unstable, donc avec des paquets ayant subi des tests de stabilité plus ou moins longs suivant la version choisie.

Les caractéristiques de cette distribution m'ayant intéressé sur le papier, j'ai décidé d'en installer deux versions, l'une en dur et l'autre en virtualisation, et les ai testées et torturées pendant deux mois. J'ai mis quelques brefs commentaires sur le forum et me suis aussi inscrit sur le forum Manjaro francophone et le forum anglophone pour vérifier si cette distribution bénéficiait d'une communauté suffisante et susceptible d'aider les débutants. Et bien, sans aucun doute c'est le cas et sur le forum francophone on y trouve des gens ouverts, passionnés et très compétents, comme par exemple (par ordre alphabétique) Esclapion, ewolnux, lemust83, Loubrix, et bien d'autres encore et, ce qui n'est pas négligeable, un wiki d'excellente tenue, en formation mais déjà très rempli. Il faut aussi signaler qu'à l'installation sont fournis deux fichiers pdf (en anglais mais une partie est traduite en français sur le wiki justement) reprenant les éléments principaux de l'utilisation de Manjaro, sa gestion, les mises à jour, les installations de programmes et des noyaux, et l'utilisation de Xfce4.

Alors, brièvement, mes opinions et expériences sur Manjaro, version Xfce4. L'installation est facile, avec une interface graphique, en principe le matériel est bien reconnu. Mais concernant l'installation plus précisément je vous invite plutôt à voir ou revoir les deux articles exhaustifs rédigés par Frédéric Bezies :

http://frederic.bezies.free.fr/blog/?p=9374

http://frederic.bezies.free.fr/blog/?p=9429

La gestion des programmes. L'installation de paquets peut se réaliser avec Pacman, en ligne de commande. Même si, à mon goût, il n'égale pas les programmes Debian comme Aptitude ou Apt, qui offrent de multiples possibilités et ont des solveurs très élaborés, pendant ces deux mois de tests je ne l'ai pas pris en défaut et il a rempli ses tâches sans mauvaises surprises. Par contre, et cela m'a été confirmé sur le forum Manjaro-fr, pour l'installation des noyaux il faudra lui préférer le programme mhwd-kernel, utilitaire dédié à cette tâche. On dispose aussi du programme Yaourt, que j'ai testé avec le dépôt AUR, dépôt spécial permettant d'installer des programmes à partir des sources, maintenus par la communauté, et qui sont donc à priori moins conseillés que les dépôts « officiels ».

Il est aussi possible de gérer l'installation de programmes et les mises à jour avec une interface graphique grâce à Pamac, mais avec ce dernier j'ai eu de nombreux plantages qui le rendaient pratiquement inutilisable. Cela aussi m'a été confirmé sur le forum, et Loubrix m'a conseillé de tester en remplacement le programme Octopi, ce que j'ai fait, et même si ce dernier est encore très jeune il semble bien prometteur et m'a donné satisfaction. Pour autant je ne sais pas s'il sera choisi comme gestionnaire principal ou si Pamac sera amélioré.

Les paquets disponibles. Certes, la bibliothèque n'est pas aussi fournie que sur une Debian par exemple, mais les principaux programmes sont présents et dans des versions très récentes, et à ce jour le noyau en service est le 3.9, systemd 204-1.

À l'usage Manjaro est légère, fluide, rapide à démarrer, et Xfce4 a un look plaisant et sobre. Pour autant, avec toutes ces qualités est-elle prête à être mise entre les mains d'un débutant ? Dans un article précédent j'écrivais qu'il fallait distinguer plusieurs types de débutants. Alors, si on a affaire à un débutant curieux, motivé, désireux de lire un minimum de documentation et soucieux d'apprendre la gestion de sa distribution, oui, sans aucun doute dans l'état actuel une Manjaro sera faite pour lui et il pourra avantageusement se diriger vers cette distribution, tout comme une Debian d'ailleurs. Dans le cas contraire, s'il ne veut pas s'impliquer, il aura tout intérêt à choisir une Mint ou une Mageia avec, surtout pour une Mint l'inconnu du suivi des mises à jour, comme ce fut le cas dans un passé proche catastrophique pour les Mint Lmde, et de l'avenir incertain par rapport à Ubuntu pour les Mint basées sur les produits Canonical.

Donc, et ce sera ma conclusion, Manjaro est sans aucun doute une distribution à suivre, plaisante, et un choix tout à fait judicieux pour un débutant qui veut progresser et la distribution qui à l'heure actuelle en est seulement à sa version 0-8.5.2 va encore, sauf grosse surprise, faire de gros progrès dans le sens de la simplification et l'amélioration de quelques défauts de jeunesse.

- page 1 de 621